La lumière au bout du tunnel!

Ouh là… Il commence à prendre la poussière, ce blog! A sentir le renfermé! Allez, en ce début de printemps, on ouvre grand les fenêtres, on aère, on renouvelle, on s’y remet gaiment!

J’ai de bonnes excuses pour avoir été absente si longtemps : quelques mois un peu compliqués à gérer avec mon tout-petit, le quotidien intense d’une maman au foyer avec deux enfants en bas âge (toute mon admiration à celles qui en ont davantage… A celles qui ont repris le boulot direct après le congé mat’… A celles dont les petits sont malades… Je sais ma chance, et je sais à quel point ce qui me paraît parfois compliqué est finalement très simple), le manque cruel de temps pour moi, et puis, aussi, très prosaïquement, le renouvellement de tout le système de notre ordinateur familial, qui m’a fait perdre tous mes repères! J’ai essayé plusieurs fois de publier des articles, mais l’application que j’utilisais jadis pour les photos a été remplacée par quelque chose de soi-disant plus performant et intuitif (dixit Monsieur, qui surestime mes capacités en matière d’informatique), et j’ai perdu chaque fois tout le temps passé sur l’ordinateur à essayer de m’y retrouver. Et juste au moment où enfin j’allais pouvoir écrire, le poussin se mettait à chouiner ou le marmot à réclamer qu’on l’aide pour construire un aéroport en duplo (avec tour de contrôle, s’il vous plaît!).

Mais depuis quelques temps, j’ai envie de sortir de ce « 100% maman », et de m’en donner les moyens. La fusion avec mon tout-petit, c’était fantastique, mais je le vois doucement grandir et je sais que, pour nous deux, il est nécessaire que je trouve mon épanouissement en partie ailleurs que dans le maternage – enfin, pour être franche, c’est surtout de mon côté à moi que souffle ce petit vent d’indépendance! Mon petit de 5 mois, lui, fait un peu de résistance! (« Les biberons? Est-ce bien indispensable, maman, franchement? Dormir toute la nuit? Ailleurs que dans tes bras? je n’en vois pas du tout l’intérêt! ») Et puis, comme à chaque printemps, je suis pleine d’allant, j’ai mille envie de couture, mille idées d’articles (pas forcément orientés couture, d’ailleurs), et comme mon poussin commence, malgré tout, à avoir un rythme un peu régulier en journée, j’ai bon espoir de trouver de temps en temps des moments pour mener à bien mes modestes projets personnels. J’espère ne pas me tromper…

Alors, les articles seront peut-être encore assez irréguliers, les photos plutôt moches et les fautes de frappe nombreuses (bicoze le manque de sommeil et la difficulté à avoir 10 minutes d’affilée pour moi) mais voilà, j’ai envie de revenir ici, et de renouer avec celles qui passent encore de temps en temps par là! Et l’envie, c’est le plus puissant des moteurs! J’espère que vous allez bien, vous qui me lisez, peut-être avec un bébé dans les bras ou un enfant de trois ans qui boude sa sieste dans les pattes, et que le printemps, à vous aussi, donne des envies d’épanouissement personnel et d’indépendance manuelle!

A très vite!

 

(La photo date de cet automne, juste après la naissance du poussin. C’est quasiment la seule que j’ai pour l’instant de moi avec mes deux enfants! Même si on ne voit guère le poussinet, que mon grand ne voulait pas rester sur la photo, et qu’elle n’est pas du tout de saison, je l’aime énormément. C’était une de mes premières sorties avec tous les deux, c’est ma maman qui nous accompagnait, et je me souviendrai toujours du sentiment que j’éprouvais : j’étais fatiguée, encore submergée par les émotions intenses de l’accouchement et du séjour à la mat’, pleine d’interrogations quant à cette nouvelle vie à quatre, et en même temps, j’avais l’impression d’être enfin vraiment à ma place.)

Repose-toi sur moi, Serge Joncour

reposetoisurmoi

« En traçant le long des grands axes, il se cale sur cette sensation dont il se gonflait avant les matchs. Quand on marche avec des crampons dans les couloirs d’un vestiaire, on fait un bruit de métal, on se sent blindé, intouchable, pleinement concentré sur soi. Mais rien n’y fait, il y a toujours un regard qui le rattrape, une sensation de détresse exotique chez une femme en boubou, un vendeur de cours des halles qui lui lance une offre, une humanité tellement perdue dans ces villes sans contour qu’un simple sourire le désole ou le bouleverse. Paris est une des plus petites capitales du monde, encerclée et ronde, quasi parfaite, mais dès lors qu’on l’agglomère avec toutes les banlieues qui la contiennent, elle devient infinie, un océan de communes à perte de vue… C’est alors qu’après une heure de marche il monte dans un des bus qui le doublaient depuis le début, là-dedans ça joue bruyamment, ça s’invective, il y a une violence dans la façon qu’ont ces mômes de se chahuter, une agressivité même pas préméditée, une envie de déflagrer que lui-même ressentait à leur âge, seulement il avait des endroits pour absorber les chocs, des sentiers de VTT, des routes désertes, des vallées à perte de vue, l’environnement ne souffrait pas de leurs crises d’adolescent. Tandis qu’ici on n’en finit pas de se gêner, les chocs on n’en finit pas de les répercuter. Debout dans ce bus il a du mal avec cette bande de scolaires qui foutent le bordel, c’est que l’espace les comprime, personne ne dit rien, y aurait que l’humour pour les désamorcer, la discussion, mais aujourd’hui il n’en a pas envie, même pas de les engueuler, pour qu’ils le prennent comme une provocation et que le ton monte, pourtant il le sait, il suffirait d’en choper un, de l’isoler du groupe, par exemple ce petit con devant lui qui fait de la barre fixe, qui se suspend et qui fout des coups de pied aux autres, sans que personne ne réagisse, ils lui tapent tous sur le système…
– T’arrête!
Ils le regardent comme s’il était fou, comme un vieux con qui joue les cow-boys, il sent que ça oscille, ils soutiennent son regard, ça en reste là.
A partir de maintenant il se raccroche à un objectif, retourner vers le fleuve, parce qu’il est complètement paumé dans cette métropole à laquelle il ne comprend rien, la Seine c’est son seul repère, l’unique faisceau de nature libre, et elle-même n’en finit pas de quitter Paris. »

Le chauffe-cerveau

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Laine : Lima, Bergère de France

Ca m’avait déjà fait ça les mois suivants la naissance de mon premier : avec la fatigue, le manque de sommeil et des stimulations intellectuelles dont la plus complexe consiste à me souvenir de quel côté mon bébé a tété la dernière fois, je finis par avoir l’impression de perdre mes neurones à vitesse grand V. C’est pathétique. Lorsque je me trouve « en société », je ne parviens plus à finir mes phrases, je n’ai aucun sujet de conversation intéressant à soumettre à mon auditoire, et au bout de trente minutes je commence à dodeliner de la tête comme une petite mamie (déjà qu’en temps habituel, entre mes aiguilles à tricoter, mes éternelles tisanes et mon côté casanier, j’ai le profil d’une grand’mère…). Etant donné que, cette fois encore, j’ai choisi d’enchaîner congé mat’ avec congé parental, et que la situation risque donc de ne pas s’arranger de sitôt, mais que je n’ai pas, pour autant, envie de finir totalement débile, j’ai trouvé deux parades :

1 – poursuivre la tenue de ce blog autant que faire se peut : créer quelque chose du début à la fin, tenter de prendre de jolies photos, écrire des articles un minimum construits, bref, me fixer des objectifs autres que prévoir le dîner et arpenter le square.

2 – éviter la liquéfaction de mon cerveau en l’enserrant par un headband douillet fait maison et un minimum gracieux.

C’est donc le point numéro 2 qui est à l’origine de cette modeste production tricotesque. C’est même tellement ridicule que j’ai hésité à publier un article à ce propos, mais, le point n°1 me revenant alors à l’esprit, j’ai jeté mes hésitations aux orties et me suis attablée devant mon ordinateur, à la faveur d’un nouveau livre de gommettes (pour le marmot) et d’une micro-sieste dans le transat (pour le poussin).

De même pour les photos : je les ai prises rapidement, avec mon téléphone, et même si elles sont nulles (je déteste mon nez et encore plus depuis que je suis tombée dessus, je ne vois que ma cicatrice…), j’ai décidé de les publier tout de même. Je ne sais pas quand j’aurais le temps de faire de jolies photos, et si je suis trop exgeante avec moi-même, je ne réussirai jamais à revenir ici.

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Nous avons donc ici un petit machin-chose d’une simplicité désarmante. Au départ, j’étais partie sur un modèle de bonnet, sur lequel je fais une fixette depuis des années. Il s’agit d’un modèle phildar, en angora. Préférant éviter l’angora, je me suis rabattue sur ma laine préférée, la Lima de BDF (déjà utilisée ici et ). Hélas, l’effet rendu n’est évidemment pas du tout le même que celui d’origine, et, neurones en chutes libre obligent, je ne m’en suis avisée que le bonnet quasiment fini. J’ai donc tout détricoté, et je suis repartie sur un autre modèle de bonnet, comportant cette fois un très joli point reliéfé. Au bout de plusieurs rangs, j’ai laissé tomber de nouveau, car mon fil légèrement chiné, poilu et foncé, ne mettait pas du tout en évidence le point. De guerre lasse, j’ai donc opté pour quelque chose de totalement enfantin, que vous avez sous les yeux.

Pour celles que ça intéresserait, il s’agit simplement d’une bande de côte anglaise de 28 mailles aux aiguilles 2,5. J’ai décidé de la longueur de la bande en la plaçant sur ma tête au fur et à mesure. Puis je l’ai fermée en rond, et j’ai créé des plis en les fixant par des points tout bêtes à la main. Et voilà.

Petit rappel, les côtes anglaises, c’est :

rg 1 : tout à l’endroit.

rg 2 : 1m lisière, *1m endr, 1m double (on pique l’aiguille dans la maille sous la maille qui se présente et on la tricote à l’endroit)*, répéter de * à * puis 1m lisière.

rg 3 : 1 m. lisière, *1 m. double, 1 m. endroit*, répétez de * à *, puis 1 m. lisière.

Et on recommence rangs 2/3/2/3, etc.

C’est le point que j’avais utilisé pour ce pull, pull que je rêve de refaire car j’ai fini par le balancer pour cause de laine m*rdique – une de mes plus grosses déceptions tricotesques, car j’adorais ce modèle et cette couleur…

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Et si vous vous posez la question, oui, je suis une fille normale, donc oui, si je ne remets pas ce truc en place toutes les 5 minutes, je ressemble moi aussi à un champignon atomique. Je suis certaine que vous voyez de quoi je parle!

ps : soyez indulgentes, si des fautes d’orthographe ou des tournures de phrases bizarroïdes se sont glissées dans cet articles, rappelez-vous qu’il a été écrit dans des conditions peu propices à l’épanouissement intellectuel!

Tout est calme…

H

Chuuut… Tout est calme ici. Le petit poussin est né samedi dernier, très gentiment, et depuis, il est tranquille, si tranquille, que l’on croise fort les doigts pour que ça dure.

Tout doucement, nous allons nous habituer à cette vie à 4 toute neuve. Nous allons prendre le temps, trouver de nouveaux repères, expérimenter de nouvelles organisations, et progressivement, le fil de cette nouvelle vie se nouera à celui de l’ancienne.

Je vous retrouve bientôt, ou dans un peu de temps, je ne sais pas, je n’ai pas trop envie de savoir, je me laisse porter, je profite de ce calme autour de moi et surtout en moi, je donne tout mon temps et toute mon énergie à ces deux petites merveilles qui vont grandir tellement vite que j’en ai souvent les larmes aux yeux.

Prenez bien soin de vous, en attendant!

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(Je prendrai le temps malgré tout en début de semaine prochaine de faire le tirage au sort du concours CSF, pas d’inquiétude!)

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L’adorable béguin a été tricoté par les doigts de fée de Déborah, une des très jolies rencontres faites grâce à ce blog. Encore merci!!

Salon Créations et Savoir-Faire 2016 : c’est parti!

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Eeeeh oui! Il est venu le temps où vous ne voyez plus que lui, n’entendez parlez plus que de lui, ne rêvez plus que de lui… J’ai nommé: le salon Création et Savoir-Faire! Le rendez-vous devenu incontournable de toute blogueuse déco-tricot-couture-etc qui se respecte, de toute amatrice de jolie laine, beau tissu et adorable bouton, le piège juste avant Noël, la tentation ultime tapie au coin des allées, le diable en personne quoi!

Et moi, vile tentatrice, je vous propose cette année encore d’aller dépenser vos sous-sous dans ce lieu de perdition… Et cette année, attention, j’ai 8 invitations à vous faire gagner! Oui oui mesdames, pas 2, pas 4, mais bien 8!

Pour participer au tirage au sort qui départagera les 8 gagnantes, je vous demande simplement de commenter sous cet article. Mais attention, comme vous commencez à le savoir, j’aime que ces concours soient pour moi l’occasion de vous lire à mon tour (héhé, pour une fois que c’est dans ce sens-là!), donc un simple « je participe » ne me suffira pas, nononon!

Dans votre commentaire, j’aimerais que vous me racontiez un peu quel est votre hobby créatif favori (celui pour lequel vous avez envie de vous déplacer au salon), mais surtout, dans quelles conditions vous aimez le pratiquer et à quel moment de la journée ou de la semaine (avec quelle musique, ou dans le silence total, avec une tisane fumante à côté ou plutôt un paquet de bonbons, chaque soir après le boulot ou seulement un week-end de temps en temps, dans votre chambre ou au milieu du salon, etc, etc). Bref, j’ai envie de vous imaginer en train de faire vos petites bricoles, comme si j’étais à côté de vous!

Pas d’inquiétude, il ne s’agit pas de faire le commentaire le mieux écrit du monde, ou le plus original : je ferai bel et bien un simple tirage au sort à la fin, c’est juste pour que, à mon tour, je puisse entrer un peu dans votre intimité, vous qui me lisez régulièrement et savez tant de choses sur moi!

CSF16 + dates - NB-csf

N’oubliez pas de noter une adresse mail valide dans votre commentaire, et de vérifier que vous seriez dispo dans la période du 16 au 20 novembre!

Le concours prendra fin dimanche prochain, soit le 9 octobre 2016, à 23h. (Le délai est court, mais les semaines suivantes, je ne suis pas sure d’être très présente sur la blogosphère, humhum!) (et on croise les doigts pour que ce ne soit pas avant!)

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EDIT : LES RESULTATS!

Bon, j’ai pris mon temps, bébé oblige, mais je vous livre enfin les résultats!

Comme chaque fois, j’ai été ravie de voir que vous vous prêtiez au jeu avec plaisir, notamment en lisant les commentaires de celles qui ont écrit juste pour le plaisir, sans même vouloir participer au tirage au sort. J’ai été transportée à chaque commentaire dans vos univers personnels, j’ai beaucoup, beaucoup aimé vous lire et vous imaginer…

Les heureuses gagnantes des invitations sont donc :

Juliette 

Kette

Aurélie (lescarnetsdaurelie)

Pimsdodu

Marie Paillette

Leaureine

Solene21

Kiki34

Bravo à toutes les 8! Je vous contacte par mail de ce pas!