Repose-toi sur moi, Serge Joncour

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« En traçant le long des grands axes, il se cale sur cette sensation dont il se gonflait avant les matchs. Quand on marche avec des crampons dans les couloirs d’un vestiaire, on fait un bruit de métal, on se sent blindé, intouchable, pleinement concentré sur soi. Mais rien n’y fait, il y a toujours un regard qui le rattrape, une sensation de détresse exotique chez une femme en boubou, un vendeur de cours des halles qui lui lance une offre, une humanité tellement perdue dans ces villes sans contour qu’un simple sourire le désole ou le bouleverse. Paris est une des plus petites capitales du monde, encerclée et ronde, quasi parfaite, mais dès lors qu’on l’agglomère avec toutes les banlieues qui la contiennent, elle devient infinie, un océan de communes à perte de vue… C’est alors qu’après une heure de marche il monte dans un des bus qui le doublaient depuis le début, là-dedans ça joue bruyamment, ça s’invective, il y a une violence dans la façon qu’ont ces mômes de se chahuter, une agressivité même pas préméditée, une envie de déflagrer que lui-même ressentait à leur âge, seulement il avait des endroits pour absorber les chocs, des sentiers de VTT, des routes désertes, des vallées à perte de vue, l’environnement ne souffrait pas de leurs crises d’adolescent. Tandis qu’ici on n’en finit pas de se gêner, les chocs on n’en finit pas de les répercuter. Debout dans ce bus il a du mal avec cette bande de scolaires qui foutent le bordel, c’est que l’espace les comprime, personne ne dit rien, y aurait que l’humour pour les désamorcer, la discussion, mais aujourd’hui il n’en a pas envie, même pas de les engueuler, pour qu’ils le prennent comme une provocation et que le ton monte, pourtant il le sait, il suffirait d’en choper un, de l’isoler du groupe, par exemple ce petit con devant lui qui fait de la barre fixe, qui se suspend et qui fout des coups de pied aux autres, sans que personne ne réagisse, ils lui tapent tous sur le système…
– T’arrête!
Ils le regardent comme s’il était fou, comme un vieux con qui joue les cow-boys, il sent que ça oscille, ils soutiennent son regard, ça en reste là.
A partir de maintenant il se raccroche à un objectif, retourner vers le fleuve, parce qu’il est complètement paumé dans cette métropole à laquelle il ne comprend rien, la Seine c’est son seul repère, l’unique faisceau de nature libre, et elle-même n’en finit pas de quitter Paris. »

Le chauffe-cerveau

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Laine : Lima, Bergère de France

Ca m’avait déjà fait ça les mois suivants la naissance de mon premier : avec la fatigue, le manque de sommeil et des stimulations intellectuelles dont la plus complexe consiste à me souvenir de quel côté mon bébé a tété la dernière fois, je finis par avoir l’impression de perdre mes neurones à vitesse grand V. C’est pathétique. Lorsque je me trouve « en société », je ne parviens plus à finir mes phrases, je n’ai aucun sujet de conversation intéressant à soumettre à mon auditoire, et au bout de trente minutes je commence à dodeliner de la tête comme une petite mamie (déjà qu’en temps habituel, entre mes aiguilles à tricoter, mes éternelles tisanes et mon côté casanier, j’ai le profil d’une grand’mère…). Etant donné que, cette fois encore, j’ai choisi d’enchaîner congé mat’ avec congé parental, et que la situation risque donc de ne pas s’arranger de sitôt, mais que je n’ai pas, pour autant, envie de finir totalement débile, j’ai trouvé deux parades :

1 – poursuivre la tenue de ce blog autant que faire se peut : créer quelque chose du début à la fin, tenter de prendre de jolies photos, écrire des articles un minimum construits, bref, me fixer des objectifs autres que prévoir le dîner et arpenter le square.

2 – éviter la liquéfaction de mon cerveau en l’enserrant par un headband douillet fait maison et un minimum gracieux.

C’est donc le point numéro 2 qui est à l’origine de cette modeste production tricotesque. C’est même tellement ridicule que j’ai hésité à publier un article à ce propos, mais, le point n°1 me revenant alors à l’esprit, j’ai jeté mes hésitations aux orties et me suis attablée devant mon ordinateur, à la faveur d’un nouveau livre de gommettes (pour le marmot) et d’une micro-sieste dans le transat (pour le poussin).

De même pour les photos : je les ai prises rapidement, avec mon téléphone, et même si elles sont nulles (je déteste mon nez et encore plus depuis que je suis tombée dessus, je ne vois que ma cicatrice…), j’ai décidé de les publier tout de même. Je ne sais pas quand j’aurais le temps de faire de jolies photos, et si je suis trop exgeante avec moi-même, je ne réussirai jamais à revenir ici.

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Nous avons donc ici un petit machin-chose d’une simplicité désarmante. Au départ, j’étais partie sur un modèle de bonnet, sur lequel je fais une fixette depuis des années. Il s’agit d’un modèle phildar, en angora. Préférant éviter l’angora, je me suis rabattue sur ma laine préférée, la Lima de BDF (déjà utilisée ici et ). Hélas, l’effet rendu n’est évidemment pas du tout le même que celui d’origine, et, neurones en chutes libre obligent, je ne m’en suis avisée que le bonnet quasiment fini. J’ai donc tout détricoté, et je suis repartie sur un autre modèle de bonnet, comportant cette fois un très joli point reliéfé. Au bout de plusieurs rangs, j’ai laissé tomber de nouveau, car mon fil légèrement chiné, poilu et foncé, ne mettait pas du tout en évidence le point. De guerre lasse, j’ai donc opté pour quelque chose de totalement enfantin, que vous avez sous les yeux.

Pour celles que ça intéresserait, il s’agit simplement d’une bande de côte anglaise de 28 mailles aux aiguilles 2,5. J’ai décidé de la longueur de la bande en la plaçant sur ma tête au fur et à mesure. Puis je l’ai fermée en rond, et j’ai créé des plis en les fixant par des points tout bêtes à la main. Et voilà.

Petit rappel, les côtes anglaises, c’est :

rg 1 : tout à l’endroit.

rg 2 : 1m lisière, *1m endr, 1m double (on pique l’aiguille dans la maille sous la maille qui se présente et on la tricote à l’endroit)*, répéter de * à * puis 1m lisière.

rg 3 : 1 m. lisière, *1 m. double, 1 m. endroit*, répétez de * à *, puis 1 m. lisière.

Et on recommence rangs 2/3/2/3, etc.

C’est le point que j’avais utilisé pour ce pull, pull que je rêve de refaire car j’ai fini par le balancer pour cause de laine m*rdique – une de mes plus grosses déceptions tricotesques, car j’adorais ce modèle et cette couleur…

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Et si vous vous posez la question, oui, je suis une fille normale, donc oui, si je ne remets pas ce truc en place toutes les 5 minutes, je ressemble moi aussi à un champignon atomique. Je suis certaine que vous voyez de quoi je parle!

ps : soyez indulgentes, si des fautes d’orthographe ou des tournures de phrases bizarroïdes se sont glissées dans cet articles, rappelez-vous qu’il a été écrit dans des conditions peu propices à l’épanouissement intellectuel!

Tout est calme…

H

Chuuut… Tout est calme ici. Le petit poussin est né samedi dernier, très gentiment, et depuis, il est tranquille, si tranquille, que l’on croise fort les doigts pour que ça dure.

Tout doucement, nous allons nous habituer à cette vie à 4 toute neuve. Nous allons prendre le temps, trouver de nouveaux repères, expérimenter de nouvelles organisations, et progressivement, le fil de cette nouvelle vie se nouera à celui de l’ancienne.

Je vous retrouve bientôt, ou dans un peu de temps, je ne sais pas, je n’ai pas trop envie de savoir, je me laisse porter, je profite de ce calme autour de moi et surtout en moi, je donne tout mon temps et toute mon énergie à ces deux petites merveilles qui vont grandir tellement vite que j’en ai souvent les larmes aux yeux.

Prenez bien soin de vous, en attendant!

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(Je prendrai le temps malgré tout en début de semaine prochaine de faire le tirage au sort du concours CSF, pas d’inquiétude!)

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L’adorable béguin a été tricoté par les doigts de fée de Déborah, une des très jolies rencontres faites grâce à ce blog. Encore merci!!

Salon Créations et Savoir-Faire 2016 : c’est parti!

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Eeeeh oui! Il est venu le temps où vous ne voyez plus que lui, n’entendez parlez plus que de lui, ne rêvez plus que de lui… J’ai nommé: le salon Création et Savoir-Faire! Le rendez-vous devenu incontournable de toute blogueuse déco-tricot-couture-etc qui se respecte, de toute amatrice de jolie laine, beau tissu et adorable bouton, le piège juste avant Noël, la tentation ultime tapie au coin des allées, le diable en personne quoi!

Et moi, vile tentatrice, je vous propose cette année encore d’aller dépenser vos sous-sous dans ce lieu de perdition… Et cette année, attention, j’ai 8 invitations à vous faire gagner! Oui oui mesdames, pas 2, pas 4, mais bien 8!

Pour participer au tirage au sort qui départagera les 8 gagnantes, je vous demande simplement de commenter sous cet article. Mais attention, comme vous commencez à le savoir, j’aime que ces concours soient pour moi l’occasion de vous lire à mon tour (héhé, pour une fois que c’est dans ce sens-là!), donc un simple « je participe » ne me suffira pas, nononon!

Dans votre commentaire, j’aimerais que vous me racontiez un peu quel est votre hobby créatif favori (celui pour lequel vous avez envie de vous déplacer au salon), mais surtout, dans quelles conditions vous aimez le pratiquer et à quel moment de la journée ou de la semaine (avec quelle musique, ou dans le silence total, avec une tisane fumante à côté ou plutôt un paquet de bonbons, chaque soir après le boulot ou seulement un week-end de temps en temps, dans votre chambre ou au milieu du salon, etc, etc). Bref, j’ai envie de vous imaginer en train de faire vos petites bricoles, comme si j’étais à côté de vous!

Pas d’inquiétude, il ne s’agit pas de faire le commentaire le mieux écrit du monde, ou le plus original : je ferai bel et bien un simple tirage au sort à la fin, c’est juste pour que, à mon tour, je puisse entrer un peu dans votre intimité, vous qui me lisez régulièrement et savez tant de choses sur moi!

CSF16 + dates - NB-csf

N’oubliez pas de noter une adresse mail valide dans votre commentaire, et de vérifier que vous seriez dispo dans la période du 16 au 20 novembre!

Le concours prendra fin dimanche prochain, soit le 9 octobre 2016, à 23h. (Le délai est court, mais les semaines suivantes, je ne suis pas sure d’être très présente sur la blogosphère, humhum!) (et on croise les doigts pour que ce ne soit pas avant!)

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EDIT : LES RESULTATS!

Bon, j’ai pris mon temps, bébé oblige, mais je vous livre enfin les résultats!

Comme chaque fois, j’ai été ravie de voir que vous vous prêtiez au jeu avec plaisir, notamment en lisant les commentaires de celles qui ont écrit juste pour le plaisir, sans même vouloir participer au tirage au sort. J’ai été transportée à chaque commentaire dans vos univers personnels, j’ai beaucoup, beaucoup aimé vous lire et vous imaginer…

Les heureuses gagnantes des invitations sont donc :

Juliette 

Kette

Aurélie (lescarnetsdaurelie)

Pimsdodu

Marie Paillette

Leaureine

Solene21

Kiki34

Bravo à toutes les 8! Je vous contacte par mail de ce pas!

Layette et bouts de ficelle

layettedautomne

Pour ce deuxième petit loulou, j’avoue, je n’ai pas beaucoup tricoté. Lorsque j’ai remonté les cartons de petits vêtements de la cave, j’ai constaté qu’entre les tricots que j’avais faits, ceux qu’on m’avait offerts, et ceux dont j’avais hérité, mon petit poussin d’automne aurait largement de quoi se vêtir les premiers mois, presque sans que j’ai besoin de faire de lessive! (j’ai dit « presque, hein!)

De façon générale, il s’avère qu’avoir un deuxième enfant, qui plus est du même sexe, demande beaucoup, beaucoup moins de préparation que pour le premier, que ce soit sur le plan matériel que sur le plan psychologique.

Sur le plan matériel: nous avons déjà tout l’indispensable de puériculture (écharpe, porte-bébé, transat, tire-lait, bâillon, tapis d’éveil, etc) (barrez la mention inutile). J’ai juste rénové et adapté une petite table pour en faire une table à langer d’appoint dans la salle de bain: la commode à langer que nous possédons est trop grande pour entrer dans cette pièce et va donc rester dans la chambre « des enfants » (on enlève les guillemets dans quelques semaines, youhouuuu!!), et je voudrais éviter de réveiller notre grand lorsque j’aurais besoin de changer le petiot en plein milieu de la nuit. Je vous montrerai cette petite transformation lorsqu’elle sera terminée (vous avez déjà aperçu la table sur instagram lors de sa phase de ponçage balconnesque). Je suis aussi en pleine réfection du couffin familial de Monsieur : je suis donc en train d’aménager un petit coin couffin tout douillet pour le poussin, juste à côté de moi dans notre chambre. Pour le reste, son petit coin dans la chambre « des enfants » est déjà délimité (le fameux lit à roulettes familial l’attend!), et je l’arrangerai au fur et à mesure jusqu’à ce que le poussin l’intègre réellement (à 3 mois? à 6 mois? bref, pas demain!): je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus!

Sur le plan psychologique: je sais à peu près à quoi m’attendre, et je sais surtout que je dois faire attention à moi maintenant, si je ne veux pas, de nouveau, connaître les joies de la dépression post-partum (ou baby blues de 6 mois, si on veut dédramatiser…). Pour notre premier enfant, nous avions eu la lumineuse idée de déménager durant ma grossesse. J’avais donc passé les premiers mois de mon bébé, épuisée et déprimée, chez moi, à avoir sous le nez tout le b*rdel que nous n’avions pas eu le temps/l’énergie d’arranger avant son arrivée (et croyez-moi, il y en avait). Pour quelqu’un de casanier, qui aime par-dessus tout cocoonner à la maison, passer ses journées dans un cadre apocalyptique et pas du tout douillet, couplé à la chute hormonale et au manque de sommeil, peut être une rude, très rude épreuve. Forte de cette expérience, j’ai donc mis cette fois toute mon énergie du début de congé mat’ à fignoler l’aménagement de notre appartement, afin qu’il corresponde à peu près à mes voeux esthétiques, et surtout, soit fonctionnel pour l’arrivée du bébé. J’ai fait de gros tris (je bénis l’Emmaüs au coin de la rue et le diable prêté par mon père!), posé des étagères dans différents placards, réorganisé plusieurs zones de l’appartement, et le résultat est celui sur lequel je comptais – même si, évidemment, il reste encore des choses à faire. J’ai donc désormais l’esprit tranquille concernant ce sujet: je vais pouvoir passer l’automne et l’hiver sur mon canapé ou dans mon lit, à allaiter mon bébé et à cajoler mon grand, en me sentant bien dans mon petit chez-moi. J’avais aussi eu beaucoup d’insomnies lors de ma première grossesse : pour celle-ci, mis à part quelques épisodes isolés, aucun souci. D’une part parce que s’occuper d’un enfant la journée constitue une activité aussi épuisante qu’un marathon, et donc que le sommeil n’est pas difficile à trouver le soir, et d’autre part parce que mon premier accouchement s’est passé comme dans un rêve, et que je n’angoisse donc absolument pas à ce sujet. De plus, le poussinet a la gentillesse de gigoter en journée et de se tenir plutôt tranquille la nuit : je croise les doigts pour qu’il garde ce rythme idéal une fois qu’il sera né!!! (Quoi? On peut rêver, non?) Bon, malgré tout, j’ai quand même un traitement homéo sous le coude pour les premiers mois, et j’ai sérieusement investi les domaines de la méditation et du yoga, en espérant y trouver l’apaisement qui me sera tout de même sans doute nécessaire durant cette période tourbillonnesque…

Alors maintenant, pour les 2-3 semaines qui me restent, je m’oblige à faire la sieste l’après-midi, et à ralentir le rythme – mon « grand » étant plutôt casanier, nous passons souvent les fins d’après-midi sur « le lit des parents », à lire des histoires, ou dans le salon à faire de la peinture ou autre activité calme, ou dans sa chambre à jouer à des jeux de société (« mon premier verger« , de Haba, remporte actuellement tous nos suffrages! Si vous avez d’autres références de jeux de ce type pour des enfants de 2 ans 1/2, je vous écoute!), ce qui est juste idéal pour moi. Certes, je pourrais coudre, tricoter, bricoler encore des tonnes de choses, j’ai mille envies et mille projets en tête, mais je me raisonne en me disant que plus rien n’est indispensable mis à part ma forme physique et mentale. Monsieur se moque de moi lorsque je lui dis que je me repose, car cette notion est tout de même assez relative chez moi… Mais globalement, je me sens plutôt en forme et sereine.

Bon, comme d’habitude je n’avais absolument pas prévu de vous raconter tout ça, je n’ai tout de même que quatre mini-tricots à vous montrer, ce qui devrait tenir en une dizaine de ligne chez toute personne normale tenant un blog… Je ne dois donc pas être tout à fait normale!

***

Bien. Venons-en tout de même à notre sujet principal.

J’ai intitulé cet article « layette et bouts de ficelle », car lors de mes fameux grands tris, j’ai constaté que mon stock de pelotes en réserve et fins de pelotes était plus important que ce que j’avais estimé (tiens donc…). J’ai donc pris la résolution de l’écouler au maximum avant d’acheter  de nouveau de la laine. Je me suis donc retrouvée à tricoter avec le suspense intenable de ne pas savoir si j’allais avoir assez de laine ou pas… Finalement, à chaque fois, j’ai eu de la chance, mais ça s’est joué à un fil! (oui, bon, ça va, quand on (re)devient femme au foyer, il faut bien se trouver de grandes émotions dans le quotidien, hein!)

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Béguin: modèle Phildar, catalogue 122 – laine: Fonty

Gilet: modèle Pingouin, catalogue layette 2015-2016 offert lors de la présentation presse – laine: BDF (restes du gilet Harriet) – bouton: acheté lors du salon CSF* l’an dernier

Chaussons: modèle Pingouin, catalogue layette 2015-2016 – laine: BDF

Franchement, qui n’aime pas les béguins? Quelle futur maman tricoteuse n’a pas bavé devant les innombrables modèles de béguins disponibles? (comment ça, y’a que moi qui bave devant les modèles de tricot??) (Sluuurp) (Beuuurk! Mathiiiilde!! Tu as une réputation de blogueuse délicate à défendre, voyons!!) Celui-ci, ça a été mon coup de coeur absolu du catalogue en question. Sauf que, lorsqu’il est sorti, mon fils avait déjà bien grandi, et j’avais peur que lui mettre un béguin fasse un peu trop fillette. Avec le recul, je me dis que j’ai eu tort, et je ne m’arrêterai pas à ce genre de considération pour mon deuxième loulou. Je me suis régalée à le coudre, le modèle est super joli et sympa à faire, et la laine Fonty est d’une grande qualité (et ce coloris est tout doux…). J’ai vraiment hâte de voir la frimousse de mon bébé dedans!

Pour les chaussons et le gilet, je voulais des modèles simples, sans trop de coutures, car il me restait vraiment très peu de laine (Lima pour le gilet, une de mes laines favorites, et Pur cachemire pour les chaussons, une unique pelote que j’avais reçue. Si ce n’était le prix, je ne tricoterais plus que ça!!). Donc gilet sans manches, et chaussons tricotés en une seule pièce!

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Modèle: mini-catalogue Phildar n°579 – laine et boutons: BDF (On ne voit pas bien, mais il y a des petits poussins dessinés sur les boutons…!)

J’adore les capuchons, je trouve ça super mignon, et très pratique lors des intersaisons où on ne sait pas si on doit mettre un bonnet aux bébés ou non… Un coup de vent, hop, on capuchonne, un brin de soleil, hop, on décapuchonne! J’ai dû racheter une pelote de cette laine, car les mites en avaient fait leur dîner, et l’une des pelotes que j’avais en stock était en charpie. En même temps, je les comprends, car ce fil est juste extra: il s’agit de la Pure Mérinos de BDF, dont la couleur est sublime, et qui se tricote avec délice tellement elle est ronde et douce. Ca m’a donné envie de me faire un pull avec (quand je serai riche). J’ai un peu hésité car, sachant que j’attends un garçon, cette couleur brique me faisait (encore une fois) davantage penser à un tricot pour fille. Et puis, de nouveau, je me suis lâchée. J’avais envie de brique pour mon garçonnet? Eh bien, zou, du brique, et basta! A mon grand étonnement, Monsieur lui-même m’a ri au nez, me disant « Un bébé, avant d’être un garçon ou une fille, c’est un bébé! ». OK. On verra s’il me répond la même chose lorsque je l’affublerai d’une barboteuse rose bonbon.

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Etonnement, alors que je n’avais pas du tout anticipé, et que j’ai tricoté au coup par coup, selon mes envies, le tout donne un petit trousseau tout à fait cohérent, que ce soit en terme de couleur comme en terme de style. Des coloris d’automne, que j’aime énormément, des matières naturelles et toutes douces, dans lesquelles mon bébé sera douillettement enveloppé durant les mois de la saison froide, et des points simples et un peu rustiques.

***

Bon, par contre, maintenant, j’ai furieusement envie de tricoter des trucs pour MOI!! Mais ces petits ouvrages en belles matières m’ont vraiment donné envie de travailler de belles laines, ce qui fait que je réfléchis dur à un modèle qui me plairait vraiment avant de casser ma tirelire… Je suis assez déçue par les catalogues femme sortis récemment chez Phildar (à part celui des accessoires, pour lequel j’ai toujours un faible… même si je me suis un peu étouffée devant le prix cette année), et leurs laines ne me satisfont plus du tout sur la durée (j’ai bazardé plusieurs pulls lors de mon grand tri: coloris qui n’ont pas tenu, bouloches, etc – pourtant j’en prend soin. Vu le temps passé sur certains modèles, ça me fait vraiment rager). Alors je vais sans doute me tourner vers des fils BDF (Lorraine forever!) (oui, bon, surtout, facilité forever, vu qu’il y a un magasin tout près de chez moi, contrairement à Phildar, et que j’ai BESOIN de toucher pour me décider), et piocher dans mes anciens catalogues pour trouver mon bonheur. A moins que je ne me lance dans un modèle maison?… Mais j’ai bien peur que mes neurones de maman épuisée ne soient pas à la hauteur ces prochains mois!

C’est donc sur cette petite note pleine de suspense que je vous laisse pour aujourd’hui… Passez un bon, doux, long, tendre dimanche! (moi c’est brocaaaaaante!!!)

***

*Tiens, mais c’est bientôt, le salon CSF! Qui donc a des places à vous faire gagner?… Je réfléchis actuellement à un moyen sadique de vous faire concourir, comme à mon habitude, et dès que j’ai trouvé, je vous en reparle! Gnak gnak!