Burda avril 2018

Je ne sais pas pourquoi je continue à me faire du mal, alors que ça fait presque un an que je n’ai pas réussi à m’asseoir devant ma machine à coudre, pour coudre autre chose qu’un coussin ou un déguisement de bambin. Mais je ne perds pas espoir! Oui! Ce printemps va sonner le retour de la couture dans ma vie, et donc sur ce blog! En tout cas, je vais tenter de tout faire pour.

En attendant de m’y remettre sérieusement (j’ai recopié un patron, le tissu attend sagement sur mon bureau, un petit truc facile et très simple pour me remettre le pied à l’étrier), je persiste à fantasmer en feuilletant les Burda, et le dernier fait pour moi partie des bons numéros.

Voilà les jolies petites choses que j’ai repérées :

Comme souvent, ce sont les blouses et les robes qui m’attirent, et encore une fois, ce numéro ne manque pas de jolis modèles.

1 – Le coup de coeur du mois : les manches ballon, réminiscences de mon enfance… Dès que j’en vois, je fonds. A défaut d’avoir une fillette à qui en faire porter, je suis donc obligée de jouer à la poupée avec moi-même! Mais j’aime aussi la ligne toute simple, et le petite goutte à l’encolure.

2 – la mignonnerie du mois : il s’agit d’un patron vintage que je trouve vraiment adorable. Ma version serait cousue dans un joli imprimé, avec des boutons en nacre, et je la porterais sur un jean slim un peu retroussé, avec des sandales à talon et un chignon coiffé-décoiffé…

3 – le piège du mois : oui, c’est un piège parce que, vu comme ça, ça a l’air absolument charmant, mais en réalité, j’ai un peu peur que coupe large + manches larges + volants aux épaules + volants en bas des manches soit une addition un peu chargée! Mais malgré tout, je tenterai bien. Dans un tissu très sobre, et plutôt foncé pour ne pas en rajouter.

4 – le basique du mois : c’est un petit t-shirt faussement basique, en fait. Dans le dos se cachent deux petites ouvertures au niveau des omoplates. Sur le mannequin, c’est assez joli, mais j’aimerai voir ce que ça donne « en vrai » avant de me lancer.

5 – le moit’-moit’ du mois : j’adore la jupe, le placement des plis, la forme des poches, la longueur. J’aime beaucoup le haut, avec ce volant en V. Mais si je devais coudre ce patron, je pense que je dissocierai les deux, et même, probablement, ne garderai-je que la jupe.

6 – le questionnement du mois : j’aime beaucoup cette robe-chemise, mais quelque chose me chiffonne sans que je mette le doigt sur le truc en question. Sans doute est-ce la ceinture nouée et l’asymétrie du bas. Dans sa plus simple expression, il me semble qu’elle serait plus jolie, et que le col serait davantage mis en valeur.

7 – l’uniforme du mois : une robe droite toute simple, en jersey. Confortable, seyante, à porter sous un pull, un gilet ou une veste, pour tous les jours. Il s’agit du même patron que celui du t-shirt n°4, elle comporte donc la même petite originalité au niveau du dos.

8 – l’espoir du mois : l’espoir du mois, c’est la grosse pièce avec des détails qui prennent du temps, que j’espère avoir l’occasion de coudre un jour… Ce manteau léger me plaît beaucoup, même si, encore une fois, le côté asymétrique n’est vraiment pas ma tasse de thé. Mais ce détail corrigé, je pense qu’il a un beau potentiel de manteau de mi-saison, son col en fait toute l’originalité.

L’oubli du mois : oui, je finis par cette robe que j’adore, mais que j’ai oublié de caser dans le montage! C’est un comble, car c’est l’un des patrons que j’ai préféré dans le magazine, ex-aequo avec la petite blouse n°1. Je ne m’en suis rendu compte qu’hier, j’étais déjà en Lorraine, sans le logiciel que j’utilise pour les montages photos. Bref, cette petite robe, longue comme il faut, pas trop décolletée, sans doute bien confortable avec sa taille élastiquée, je la vois dans quasiment tous mes tissus, et je l’imagine portable en toute circonstance.

Pas mal de fanfreluches et de volants, encore une fois, dans ce numéro! Mais sur des formes simples, j’aime assez. Y a t’il des écoeurées du froufrou dans l’assistance?… Je pourrais le comprendre!!

Beau dimanche de Pâques à toutes!

Je marche à petits pas… Sans me presser cahin-caha…

Modèle : Phildar, catalogue 108 printemps/été 2014

Laine et boutons : Bergère de France

Le titre de l’article est extrait d’une chanson d’Alain Schneider, qui figure sur son disque « Midi à 14 heures ». C’est mon amie Annabelle (encore elle!!) qui l’avait offert à mon aîné il y a un an ou deux, et il tourne en boucle à la maison et dans la voiture (en alternance avec ce cher Henri) (Dès, bien sûr!). Cette chanson est ma préférée, j’adore le rythme, la mélodie, et surtout les paroles, qui énumèrent de façon poétique des expressions imagées sur la marche. Moi qui suis une grande marcheuse, ça me parle! Et cette chanson me fait aussi penser à mon fils, qui marche « à petits pas de plume »…

Concernant ce tricot, le premier couplet correspond tout à fait à la façon dont s’est déroulé sa réalisation :

« Je marche à petits pas
Sans me presser cahin-caha
A pas de loup, pas de velours
Et même à pas perdus
J’arrive quand même au bout de ma rue. »

Je l’ai vraiment tricoté par petits morceaux, sur plus d’un an, je crois. Et quand j’ai commencé à coudre les parties ensemble l’hiver dernier, je me suis rendu compte qu’il allait être beaucoup trop grand pour mon fiston, donc je l’ai laissé de côté jusqu’à l’hiver suivant.


Je l’ai donc repris il y a quelques mois, et j’ai bien fait, car cette laine est tellement chaude qu’il est parfait pour ces derniers mois très froids, et qu’il sera encore tout à fait portable en veste au printemps.

J’avais tout de suite flashé sur ce modèle dans le catalogue, je trouve le motif de losanges très fin et vraiment joli pour un petit garçon. La capuche me plaît bien aussi, je trouve ça pratique et ça donne un petit style sport assez sympa. Le format gilet est ce que mon fils préfère en ce moment, « parce que je peux l’enlever et le remettre tout seul si j’ai trop chaud ou trop froid! » Bref, ce modèle avait tout pour nous plaire!

Et les petits boutons chats ajoutent la touche finale pour être certaine qu’il le mette avec plaisir!

Je l’ai tricoté avec des pelotes de Lima qui me restaient de ce long gilet (j’en avais acheté une vingtaine à la braderie BDF, j’avais aussi tricoté un petit gilet sans manche pour le poussin avec, maintenant je crois que j’ai épuisé tout mon stock!), mon échantillon ne correspondait pas du tout avec celui de la laine initiale, mais le résultat est impeccable : ça me donne une taille 4 ans, alors que la plus grande taille du catalogue est un 18/24 mois… c’est ce que je cherchais, je ne souhaitais pas faire une petite taille car je voulais qu’il puisse le porter un certain temps.

Je n’exclue absolument pas de refaire ce modèle une seconde fois, avec la même laine, pour le poussinet, en plus petite taille, cette fois. C’est un modèle qui prend du temps, mais le résultat est à la hauteur des efforts!

Allez, cette fois, j’en ai fini avec mes vieux tricots du fond du placard! J’espère vraiment réussir à coudre de nouveau bientôt, mais je suis incapable de trouver du temps, de l’énergie et de la concentration pour m’y mettre… Ca me frustre terriblement, l’arrivée du printemps me donne toujours des tas d’envies à coudre…

Bon dimanche!

Et pour finir en musique sur le thème de la marche, dans mon esprit, cette chanson d’Alain Schneider est associée à celle-ci, d’un tout autre genre, que j’aime beaucoup aussi…

Le gilet de la réalité

Modèle et fil: Bergère de France (modèle gratuit)

C’est drôle, comme parfois, les situations se répètent sans qu’on en ait pleinement conscience. Lorsque j’ai commencé à réfléchir à ce que j’allais écrire sur ce gilet, je me suis rendu compte des nombreux points communs existant entre ce gilet et ma veste Michelle.

En effet, ce tricot, c’est celui que j’ai choisi peu après la naissance de mon deuxième petiot (oui oui, vous calculez bien, j’ai mis deux hivers à le tricoter…). Un modèle simple, rapide, qui monte vite, exactement comme ma veste écru, que j’avais commencé à tricoter après la naissance de mon aîné. Le même genre de coupe : carrée, ample et droite, pour être à l’aise dedans, allaiter, et me laisser retrouver mon corps tranquillement. Et pendant toute la réalisation, le même gros doute quant à la portabilité du vêtement ne m’a pas quittée.

Tout ça pour dire que j’ai trouvé assez drôle de constater que j’étais exactement dans les mêmes dispositions tricotesques à ces deux périodes clés de ma vie, alors que j’avais l’impression de les avoir vécues très différemment! Continue reading →

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Blogueuse en vacances!

Hé oui, ça y est, les vacances scolaires parisiennes sont là! Ce qui signifie que, pour les deux semaines à venir, mon temps sera consacré à 100% à ma marmaille – contre 95% le reste du temps, certes, mais ce sont justement les 5% qui me permettent d’habitude de bloguer!

J’espère réussir tout de même à profiter des trajets en train et en voiture, ainsi que des siestes, pour tricoter un peu et coudre autre chose que des bavoirs en éponge élastiqués ou des capes de super-héros à appliqués éclairs de feu. Mais rien n’est moins sûr!

Quoi qu’il en soit, je reviendrai à priori dans trois dimanches, normalement avec du tricot (en espérant que le résultat soit davantage concluant que la dernière fois!).

J’en profite pour vous remercier d’être là à me lire régulièrement et à prendre le temps de commenter, souvent de façon très personnelle. Je suis vraiment heureuse d’avoir réussi à retrouver un rythme de « publication » régulier et fréquent (croisons les doigts pour que ce regain d’énergie bloguesque persiste durant toute l’année!), et je suis évidemment ravie de constater que mes fidèles lectrices sont toujours attentives à mes baragouinages..

Très belles vacances à vous, et bon courage à celles qui travaillent!

La petite commode bleue

La nouvelle version de la commode bleue!

J’ai acheté cette commode il y a, je pense, une douzaine d’années. Je crois que c’est un des premiers meubles que j’ai acheté, dans une brocante, dans un petit village en Lorraine. J’y étais allée avec des copains, et j’avais marchandé le prix assez durement (enfin, avec force sourires, hein, je ne suis pas une sauvage, mais bon, j’avais vraiment été pugnace). J’avais flashé sur sa taille haute et son format facile à caser partout, même dans une petite pièce. Et oui, j’allais m’installer avec mon copain, c’était mon premier appart’, et vraiment, elle me plaisait beaucoup. Cet achat m’avait valu par la suite une réputation de marchandeuse sans pitié auprès du groupe de copains, et j’avais été envoyée plusieurs fois au front par la suite, pour tenter de baisser le prix de telle ou telle babiole convoitée par l’un d’entre eux. « T’y vas pour moi, tu fais comme pour ta commode! »

A l’origine, elle était blanche. Influencée par une image d’un Marie-Claire Idées, j’avais eu envie de la repeindre en bleu, pour la mettre dans la salle de bains. La commode du magazine était même ornée de bulles blanches et bleu, c’était très joli, mais dans un élan de minimalisme soudain, j’avais suspendu mon geste au moment de dessiner les bulles.

La version bleue!

Je m’en suis réjouis maintes et maintes fois, car avec les bulles, elle aurait été encore beaucoup plus compliquée à caser!

Car cette commode a été quasiment dans toutes les pièces de mes différents appartements depuis : salle de bains, salon, entrée, de nouveau salle de bain, notre chambre, la chambre des enfants, et enfin, de nouveau, au salon.

Et, il faut bien le dire, le bleu porcelaine, ce n’est pas le plus simple à caser, surtout que, comme vous l’avez déjà remarqué, malgré mes tentatives, mon intérieur est loin de respirer la sobriété suédoise… Chez moi, il y a plein de couleurs (ça ne se voit pas sur ces photos car j’ai tenté de mettre en valeur la commode…), pas mal de motifs, des bois d’essences différentes qui ne se marient pas toujours bien, des meubles de famille trop beaux pour être abandonnés mais tout de même un peu subis, des « coins » pour les enfants qui même s’ils sont majoritairement peuplés de jolis jouets en bois, sont tout de même très… colorés et bordéliques, etc, etc.

Donc, cette commode bleue, sortie de son contexte de salle de bain, me chiffonnait depuis des années. Simplement, je la trouvais très jolie en bleu. Mais où que je la mette, j’avais l’impression de rajouter une couche au capharnaüm.

J’ai mis beaucoup de temps à enfin la poncer et la repeindre, pas seulement par manque de temps, mais surtout parce que je ne savais pas quelle couleur adopter. Je voulais la mettre en valeur, car j’aime la finesse et la simplicité des moulures des portes, les tiroirs un peu courbes, et les jolies poignées (astiquées à l’époque avec amour par mon père) – mais aussi, la rendre un peu plus neutre, plus facile à vivre. J’ai finalement opté pour le même marron glacé que le chiffonnier,  en me disant qu’elle serait plus discrète, donc plus facile à placer et déplacer (je suis du genre à faire danser les meubles tous les trimestres).

Finalement, je crois que j’ai un peu outrepassé mon objectif… Certes, elle est maintenant beaucoup plus harmonieuse avec le reste de mon ameublement et de ma « déco », et, avec la serre arrondie, je trouve l’association très réussie et pleine de douceur (en même temps, cette serre… On peut la poser n’importe où que tout devient beau, non?… J’en suis gaga!) (même si je dois l’arranger un peu mieux car la terre s’est tassée et quelques plantes n’ont pas aimé être mises sous globe). Mais je la trouve désormais un peu trop fade, plus passe-partout, voir un peu tristounette.

Du coup, j’hésite. Je la laisse comme ça, ou je la re-ponce, et je lui donne un peu plus de caractère avec un ton plus soutenu, comme celui du meuble que vous pouvez apercevoir ici? (la deuxième photo est celle qui montre le plus fidèlement le coloris)

Bon dimanche à toutes!