Layette et bouts de ficelle

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Pour ce deuxième petit loulou, j’avoue, je n’ai pas beaucoup tricoté. Lorsque j’ai remonté les cartons de petits vêtements de la cave, j’ai constaté qu’entre les tricots que j’avais faits, ceux qu’on m’avait offerts, et ceux dont j’avais hérité, mon petit poussin d’automne aurait largement de quoi se vêtir les premiers mois, presque sans que j’ai besoin de faire de lessive! (j’ai dit « presque, hein!)

De façon générale, il s’avère qu’avoir un deuxième enfant, qui plus est du même sexe, demande beaucoup, beaucoup moins de préparation que pour le premier, que ce soit sur le plan matériel que sur le plan psychologique.

Sur le plan matériel: nous avons déjà tout l’indispensable de puériculture (écharpe, porte-bébé, transat, tire-lait, bâillon, tapis d’éveil, etc) (barrez la mention inutile). J’ai juste rénové et adapté une petite table pour en faire une table à langer d’appoint dans la salle de bain: la commode à langer que nous possédons est trop grande pour entrer dans cette pièce et va donc rester dans la chambre « des enfants » (on enlève les guillemets dans quelques semaines, youhouuuu!!), et je voudrais éviter de réveiller notre grand lorsque j’aurais besoin de changer le petiot en plein milieu de la nuit. Je vous montrerai cette petite transformation lorsqu’elle sera terminée (vous avez déjà aperçu la table sur instagram lors de sa phase de ponçage balconnesque). Je suis aussi en pleine réfection du couffin familial de Monsieur : je suis donc en train d’aménager un petit coin couffin tout douillet pour le poussin, juste à côté de moi dans notre chambre. Pour le reste, son petit coin dans la chambre « des enfants » est déjà délimité (le fameux lit à roulettes familial l’attend!), et je l’arrangerai au fur et à mesure jusqu’à ce que le poussin l’intègre réellement (à 3 mois? à 6 mois? bref, pas demain!): je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus!

Sur le plan psychologique: je sais à peu près à quoi m’attendre, et je sais surtout que je dois faire attention à moi maintenant, si je ne veux pas, de nouveau, connaître les joies de la dépression post-partum (ou baby blues de 6 mois, si on veut dédramatiser…). Pour notre premier enfant, nous avions eu la lumineuse idée de déménager durant ma grossesse. J’avais donc passé les premiers mois de mon bébé, épuisée et déprimée, chez moi, à avoir sous le nez tout le b*rdel que nous n’avions pas eu le temps/l’énergie d’arranger avant son arrivée (et croyez-moi, il y en avait). Pour quelqu’un de casanier, qui aime par-dessus tout cocoonner à la maison, passer ses journées dans un cadre apocalyptique et pas du tout douillet, couplé à la chute hormonale et au manque de sommeil, peut être une rude, très rude épreuve. Forte de cette expérience, j’ai donc mis cette fois toute mon énergie du début de congé mat’ à fignoler l’aménagement de notre appartement, afin qu’il corresponde à peu près à mes voeux esthétiques, et surtout, soit fonctionnel pour l’arrivée du bébé. J’ai fait de gros tris (je bénis l’Emmaüs au coin de la rue et le diable prêté par mon père!), posé des étagères dans différents placards, réorganisé plusieurs zones de l’appartement, et le résultat est celui sur lequel je comptais – même si, évidemment, il reste encore des choses à faire. J’ai donc désormais l’esprit tranquille concernant ce sujet: je vais pouvoir passer l’automne et l’hiver sur mon canapé ou dans mon lit, à allaiter mon bébé et à cajoler mon grand, en me sentant bien dans mon petit chez-moi. J’avais aussi eu beaucoup d’insomnies lors de ma première grossesse : pour celle-ci, mis à part quelques épisodes isolés, aucun souci. D’une part parce que s’occuper d’un enfant la journée constitue une activité aussi épuisante qu’un marathon, et donc que le sommeil n’est pas difficile à trouver le soir, et d’autre part parce que mon premier accouchement s’est passé comme dans un rêve, et que je n’angoisse donc absolument pas à ce sujet. De plus, le poussinet a la gentillesse de gigoter en journée et de se tenir plutôt tranquille la nuit : je croise les doigts pour qu’il garde ce rythme idéal une fois qu’il sera né!!! (Quoi? On peut rêver, non?) Bon, malgré tout, j’ai quand même un traitement homéo sous le coude pour les premiers mois, et j’ai sérieusement investi les domaines de la méditation et du yoga, en espérant y trouver l’apaisement qui me sera tout de même sans doute nécessaire durant cette période tourbillonnesque…

Alors maintenant, pour les 2-3 semaines qui me restent, je m’oblige à faire la sieste l’après-midi, et à ralentir le rythme – mon « grand » étant plutôt casanier, nous passons souvent les fins d’après-midi sur « le lit des parents », à lire des histoires, ou dans le salon à faire de la peinture ou autre activité calme, ou dans sa chambre à jouer à des jeux de société (« mon premier verger« , de Haba, remporte actuellement tous nos suffrages! Si vous avez d’autres références de jeux de ce type pour des enfants de 2 ans 1/2, je vous écoute!), ce qui est juste idéal pour moi. Certes, je pourrais coudre, tricoter, bricoler encore des tonnes de choses, j’ai mille envies et mille projets en tête, mais je me raisonne en me disant que plus rien n’est indispensable mis à part ma forme physique et mentale. Monsieur se moque de moi lorsque je lui dis que je me repose, car cette notion est tout de même assez relative chez moi… Mais globalement, je me sens plutôt en forme et sereine.

Bon, comme d’habitude je n’avais absolument pas prévu de vous raconter tout ça, je n’ai tout de même que quatre mini-tricots à vous montrer, ce qui devrait tenir en une dizaine de ligne chez toute personne normale tenant un blog… Je ne dois donc pas être tout à fait normale!

***

Bien. Venons-en tout de même à notre sujet principal.

J’ai intitulé cet article « layette et bouts de ficelle », car lors de mes fameux grands tris, j’ai constaté que mon stock de pelotes en réserve et fins de pelotes était plus important que ce que j’avais estimé (tiens donc…). J’ai donc pris la résolution de l’écouler au maximum avant d’acheter  de nouveau de la laine. Je me suis donc retrouvée à tricoter avec le suspense intenable de ne pas savoir si j’allais avoir assez de laine ou pas… Finalement, à chaque fois, j’ai eu de la chance, mais ça s’est joué à un fil! (oui, bon, ça va, quand on (re)devient femme au foyer, il faut bien se trouver de grandes émotions dans le quotidien, hein!)

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Béguin: modèle Phildar, catalogue 122 – laine: Fonty

Gilet: modèle Pingouin, catalogue layette 2015-2016 offert lors de la présentation presse – laine: BDF (restes du gilet Harriet) – bouton: acheté lors du salon CSF* l’an dernier

Chaussons: modèle Pingouin, catalogue layette 2015-2016 – laine: BDF

Franchement, qui n’aime pas les béguins? Quelle futur maman tricoteuse n’a pas bavé devant les innombrables modèles de béguins disponibles? (comment ça, y’a que moi qui bave devant les modèles de tricot??) (Sluuurp) (Beuuurk! Mathiiiilde!! Tu as une réputation de blogueuse délicate à défendre, voyons!!) Celui-ci, ça a été mon coup de coeur absolu du catalogue en question. Sauf que, lorsqu’il est sorti, mon fils avait déjà bien grandi, et j’avais peur que lui mettre un béguin fasse un peu trop fillette. Avec le recul, je me dis que j’ai eu tort, et je ne m’arrêterai pas à ce genre de considération pour mon deuxième loulou. Je me suis régalée à le coudre, le modèle est super joli et sympa à faire, et la laine Fonty est d’une grande qualité (et ce coloris est tout doux…). J’ai vraiment hâte de voir la frimousse de mon bébé dedans!

Pour les chaussons et le gilet, je voulais des modèles simples, sans trop de coutures, car il me restait vraiment très peu de laine (Lima pour le gilet, une de mes laines favorites, et Pur cachemire pour les chaussons, une unique pelote que j’avais reçue. Si ce n’était le prix, je ne tricoterais plus que ça!!). Donc gilet sans manches, et chaussons tricotés en une seule pièce!

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Modèle: mini-catalogue Phildar n°579 – laine et boutons: BDF (On ne voit pas bien, mais il y a des petits poussins dessinés sur les boutons…!)

J’adore les capuchons, je trouve ça super mignon, et très pratique lors des intersaisons où on ne sait pas si on doit mettre un bonnet aux bébés ou non… Un coup de vent, hop, on capuchonne, un brin de soleil, hop, on décapuchonne! J’ai dû racheter une pelote de cette laine, car les mites en avaient fait leur dîner, et l’une des pelotes que j’avais en stock était en charpie. En même temps, je les comprends, car ce fil est juste extra: il s’agit de la Pure Mérinos de BDF, dont la couleur est sublime, et qui se tricote avec délice tellement elle est ronde et douce. Ca m’a donné envie de me faire un pull avec (quand je serai riche). J’ai un peu hésité car, sachant que j’attends un garçon, cette couleur brique me faisait (encore une fois) davantage penser à un tricot pour fille. Et puis, de nouveau, je me suis lâchée. J’avais envie de brique pour mon garçonnet? Eh bien, zou, du brique, et basta! A mon grand étonnement, Monsieur lui-même m’a ri au nez, me disant « Un bébé, avant d’être un garçon ou une fille, c’est un bébé! ». OK. On verra s’il me répond la même chose lorsque je l’affublerai d’une barboteuse rose bonbon.

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Etonnement, alors que je n’avais pas du tout anticipé, et que j’ai tricoté au coup par coup, selon mes envies, le tout donne un petit trousseau tout à fait cohérent, que ce soit en terme de couleur comme en terme de style. Des coloris d’automne, que j’aime énormément, des matières naturelles et toutes douces, dans lesquelles mon bébé sera douillettement enveloppé durant les mois de la saison froide, et des points simples et un peu rustiques.

***

Bon, par contre, maintenant, j’ai furieusement envie de tricoter des trucs pour MOI!! Mais ces petits ouvrages en belles matières m’ont vraiment donné envie de travailler de belles laines, ce qui fait que je réfléchis dur à un modèle qui me plairait vraiment avant de casser ma tirelire… Je suis assez déçue par les catalogues femme sortis récemment chez Phildar (à part celui des accessoires, pour lequel j’ai toujours un faible… même si je me suis un peu étouffée devant le prix cette année), et leurs laines ne me satisfont plus du tout sur la durée (j’ai bazardé plusieurs pulls lors de mon grand tri: coloris qui n’ont pas tenu, bouloches, etc – pourtant j’en prend soin. Vu le temps passé sur certains modèles, ça me fait vraiment rager). Alors je vais sans doute me tourner vers des fils BDF (Lorraine forever!) (oui, bon, surtout, facilité forever, vu qu’il y a un magasin tout près de chez moi, contrairement à Phildar, et que j’ai BESOIN de toucher pour me décider), et piocher dans mes anciens catalogues pour trouver mon bonheur. A moins que je ne me lance dans un modèle maison?… Mais j’ai bien peur que mes neurones de maman épuisée ne soient pas à la hauteur ces prochains mois!

C’est donc sur cette petite note pleine de suspense que je vous laisse pour aujourd’hui… Passez un bon, doux, long, tendre dimanche! (moi c’est brocaaaaaante!!!)

***

*Tiens, mais c’est bientôt, le salon CSF! Qui donc a des places à vous faire gagner?… Je réfléchis actuellement à un moyen sadique de vous faire concourir, comme à mon habitude, et dès que j’ai trouvé, je vous en reparle! Gnak gnak!

La saga du tout petit lit – Coudre avec le marmot #2

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Tissus : offert par Verdoliva – Couverture cerise : la fée Déborah

Ce petit lit, je l’ai chiné il y a deux ans, lors d’une brocante d’automne, alors que mon fiston avait 7-8 mois. C’est une des dernières brocantes que j’ai faites, et je m’étais un peu lâchée! Je m’en souviens, je portais mon fiston en écharpe, et j’avais déjà les bras chargés de jeux Djeco quasi neufs et de robes seconde main lorsque j’étais passée devant le stand de ce couple. Là, j’étais tombée en pâmoison devant ce petit lit, si semblable à celui qui abritait alors encore les nuits du marmot (et va bientôt retrouver cet usage pour un deuxième descendant, après un an et demi de service en tant que bibliothèque) (super pratique, d’ailleurs, pour les enfant, la bibliothèque format « bac » plutôt qu’étagère) (même si, d’un point de vue encombrement, c’est autre chose, on est d’accord…).

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Tel que je l’ai acheté, « dans son jus ».

Chargée comme un baudet, et visualisant d’avance les yeux furibonds de Monsieur, j’avais alors fait preuve d’une fermeté envers moi-même qui n’avait d’égal que l’intensité de mon coup de coeur. Non, je ne cèderai pas. J’avais donc passé mon chemin, la tête haute, le regard fier et le coeur tordu de douleur (seules celles qui font les brocantes peuvent comprendre ce sentiment, et savent que je n’exagère (presque)pas) et continué mes pérégrinations au travers des allées de cette brocante.

Sauf qu’au retour (oui, je fais le côté droit de la rue, puis le côté gauche, donc, fatalement, ce que je laisse durant mon passage côté droit, j’ai tendance à le regarder de nouveau lorsque je fais le côté gauche…) (et évidemment, le tout petit lit était côté droit!!), je l’ai revu. Et là, j’ai réalisé que si j’avais eu droit à un seul achat ce jour-là, ça aurait été lui. Subitement, toutes les babioles que j’avais dans mes sacs n’avaient plus aucune valeur et j’aurai tout donné pour repartir avec ce trésor.

Arrivée à ce stade de réflexion, toutes mes bonnes résolutions sont tombées à l’eau, et je suis allée demander le prix.

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Cet hiver, étape ponçage sur le balcon avec le marmotton (qui me paraît si petit sur cette photo…).

Evidemment, il n’était pas cher (je ne sais plus combien, mais entre 5 et 10€). Evidemment, le couple qui le vendait était adorable, le monsieur m’expliquant qu’il était dans sa famille depuis deux générations, qu’il avait hésité, mais que, ses petits-enfants étant grands, il s’était décidé à s’en séparer. Evidemment, à ce moment, il s’est mis à pleuvoir, j’avais plein de sacs dans les bras, un enfant en porte-bébé, il a donc fallu que je me décide en deux minutes chrono.

Evidemment, je l’ai donc pris.

En rentrant à la maison, un monsieur qui allait faire son marché m’a prise en pitié, et a porté le petit lit d’une main en nous abritant tous les trois sous son parapluie. Et dans ma tête, je me disais, « Ouh là là qu’est-ce que Monsieur va encore dire… »

Monsieur a été effaré, mais il n’a presque rien dit – il faut dire que j’ai déjà fait bien pire en matière de ramenage de vieilleries, mais qu’au final, il reconnaît toujours que mes initiatives sont plutôt judicieuses!

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Récemment, étape peinture, toujours sur le balcon! (entre-temps on a changé les fenêtres et troqué le gros grillage pour du plus discret)

Le tout petit lit a ensuite traîné à la cave (à 8 mois, ce n’était pas le genre de jouet qui intéressait mon petit), puis dans le camion de déménagement, puis dans le salon en attendant d’être repeint, puis de nouveau à la cave, puis sur le balcon en instance de ponçage, puis de nouveau dans le salon en attendant d’être repeint, puis de nouveau à la cave (suite à une énième remarque de Monsieur concernant « les vieux trucs qui traînent dans ce salon en attendant que Quelqu’un s’occupe d’eux »). Et puis, il y a quelques semaines, mon fils a commencé à me le réclamer. Il faut dire que je lui avais vendu qu’on le peindrait ensemble et qu’on coudrait ensemble la literie. « Avec ta machine à coudre? » « Oui, avec ma machine à coudre. » Le genre de phrase à ne JAMAIS dire sans avoir bien pesé ses mots auparavant. Mon fils adooooore bricoler avec moi (et papoter avec son papa, oui, chez nous on aime bien bousculer les clichés!), ce qui est très agréable, mais parfois aussi un peu contraignant!

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La prise de mesures effectuée avec beaucoup de sérieux, avant l’étape cruciale de la fabrication de la literie!

Nous sommes donc descendus à la cave et, cette fois, on s’y est mis pour de vrai! Choix de la peinture (il a bon goût, le fiston, hein?), peinture, choix du tissu, bourrage, et hop, c’était fini! Concernant l’étape « couture avec le marmot », il s’est tout simplement agit de coudre le matelas et l’oreiller (deux rectangles, quoi), de nouveau avec le bouton marche-arrêt de la machine – et maintenant il maîtrise aussi le bouton pour lever et baisser le pied de biche, et celui pour le point d’arrêt. Par contre, il faut que je sois vigilante avec l’enfile-aiguille, ça le passionne, mais comme la douceur n’est pas toujours ce qui caractérise ses gestes et que je tiens à ma machine, j’ai dû un peu lever la voix!! En gros, la règle absolue, c’est qu’il n’a pas le droit de toucher à la partie vers l’aiguille (non seulement pour des raison de survie de Pfaffounette, mais surtout parce que je tiens aux dix doigts de mon fils), sinon on arrête tout et c’est fini pour de bon (l’argument qui le calme à tous les coups).

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La couture du matelas et de l’oreiller, en duo mère-fils! (moment privilégié pour suiffer le petit cou…)

J’ai donc mis deux ans à m’occuper de ce pauvre petit lit, alors qu’en trois jours j’avais tout réglé. Procrastination, quand tu nous tiens…

Je n’avais pas prévu que ce petit lit aurait tant de succès auprès de mon fils. En toute honnêteté, je pensais m’être fait un petit cadeau déco-vintage égoïste, et je culpabilisais un peu de l’avoir acheté, malgré l’intensité de mon coup de coeur. Finalement, il s’avère que le marmot l’ADORE. Il y couche avec soin son doudou et son nounours adorés, joue la cérémonie du coucher, les borde, leur raconte des histoires alors qu’ils sont installés dedans, les dispute s’ils ne veulent pas y rester alors que c’est l’heure de la sieste (!!), etc.

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Petit aperçu de la chambre du, enfin, des loulous, qui reste encore à fignoler… Belle collection de lits, hein?!

Depuis, nous sommes donc réveillés tous les matins (préférentiellement entre 6h20 et 7h10, sinon c’est pas drôle) par le doux couinement des roues du tout petit lit, que le marmot pousse tout le long du trèèèèès loooong couloir qui sépare sa chambre de la nôtre (« Gniiii… gniii… gniiii… »). Mais il est tellement mignon, lorsqu’il arrive tout ébouriffé au pied de notre lit, avec nounours et doudou soigneusement installés sous leur petite couverture, que même Monsieur a fini par trouver le couinement agréable et le lit joli!

Bon, et sinon, la petite table récupérée chez ma grand-mère il y a trois ans, qui attend d’être poncée et peinte, et a récemment fait son come-back sur mon balcon avec un morceau de papier de verre scotché dessus, vous lui donnez combien de temps?…

*

ps : ça y est, j’ai craqué, j’ai désormais un compte instagram actif… Vous n’y verrez pas grand-chose de plus concernant ma vie personnelle (ça vous étonne?!), mais des aperçus de travaux en cours, des vêtements fait-main dans un contexte plus spontané, ou des petits riens du quotidien. J’étais très méfiante au départ, mais j’avoue prendre goût avec plaisir aux échanges spontanés qui se font sur ce réseau! Merci à toutes celles qui m’ont « accueillies » avec tant d’enthousiasme! (le lien est dans la colonne de droite)

Un peu de crochet pour changer!

IMG_9153  Modèle et fil: Phildar, catalogue 647

Cet été, vous avez eu droit à de la couture, du tricot, des brocantes, de la lecture… et pour varier encore un peu plus, c’est aujourd’hui avec du crochet que je vous reviens!

Cette veste est le fruit d’un partenariat avec Phildar, qui m’a proposé de choisir un modèle à réaliser parmi les nouveaux catalogues sortis pour cette saison. Je trouve le crochet présenté par Phildar toujours très moderne et joli, mais je sais par expérience que certaines pièces, adorables sur un mannequin à peine sorti de l’adolescence et vêtu avec professionnalisme par une super styliste, ne donneront pas du tout la même chose sur moi (comprenez : le crochet a tout de même un potentiel mamie-isant assez impressionnant). J’ai donc scruté avec attention tous les catalogues de la marque, hésité avec de nombreux accessoires (au moins, avec un coussin posé sur le canapé, on risque moins de donner l’impression de porter un napperon géant sur soi…), mais c’est finalement en voyant cette veste que j’ai SU que ce serait ELLE.

Bon, évidemment, j’aurais eu une petite fille, je pense que j’aurais craqué sur l’un de ces deux modèles…

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Vous connaissez mon amour des formes parfois un peu… bizarres, ma passion des franges, et mon attirance pour les couleurs douces et relativement neutres (du moins pour ce qui est des fringues maison : vu le temps que ça me prend de les faire, j’essaie de faire en sorte de m’en lasser le moins vite possible et de pouvoir les associer avec le plus de choses possible!): cette veste regroupant toutes ces caractéristiques, je ne pouvais décemment pas passer à côté! Le fait qu’elle soit ouverte et donc grossesse-compatible a fini de me convaincre.

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J’ai commencé à la réaliser dans l’avion pour Lisbonne, et je l’ai poursuivie durant tout le mois de juillet. J’ai recommencé plusieurs fois, car, comme je crochète assez peu, je commence toujours par tâtonner et, disons-le franchement, à faire n’importe quoi. J’ai donc refait le dos deux fois, les petits mancherons aussi, et une fois seulement ce point de base acquis, je me suis attaquée à la partie fantaisie des devants.

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Malgré ces essais-erreurs, j’ai adoré réaliser cette veste. Le crochet a quelque chose de très ludique et facile que ne possède pas le tricot. Ça monte plus vite, c’est plus facile à transporter, plus simple à défaire et refaire (!!), et les motifs paraissent infinis. Et puis, tout simplement, je crois que ça m’a plu d’apprendre (ou réapprendre…) un nouvel art du fil. En la terminant, j’ai eu envie de crocheter toutes mes fins de pelotes en stock tellement le crochet peut être addictif!

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Le fil utilisé est une sorte de fil ruban : j’avais déjà utilisé ce genre de fil à plusieurs reprises, et je sais que c’est une matière que j’apprécie particulièrement l’été. C’est léger, frais, ça ne pèse rien sur les épaules, et le rendu un peu irrégulier me plaît beaucoup. J’avais notamment réalisé ce petit haut il y a fort longtemps : figurez-vous qu’il est dans mon dressing chaque été, que je le porte chaque fois avec beaucoup de plaisir, et que cet été, même avec ma silhouette bubble-gum, il est régulièrement arboré avec fierté!

Je pense qu’il s’agit de ma dernière « grosse pièce » en crochet/tricot pour moi avant un certain temps (suivez mon regard, qui louche vers mon nombril proéminent…). Le fait qu’elle ait été tricotée en partie durant notre superbe voyage en amoureux lisboète, et surtout durant cette deuxième grossesse, lui confère un statut assez spécial dans mon coeur. Un peu comme mon gilet irlandais, vous vous souvenez?

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Alors, même si je conçois sans problème qu’elle ne fasse pas forcément l’unanimité (les franges + la forme asymétrique + les devants un peu « dégoulinants »), moi, je l’aime d’amour!

L’avis de Monsieur : « C’est un peu bizarre… On dirait que tu portes une écharpe… Et les épaules, ça fait un peu Goldorak, non?… »

ps : mes photos ne sont pas formidables, en ce moment je vais vers la facilité, qui me pousse à utiliser mon téléphone… En revoyant les photos prises avec mon ancien appareil (articles que j’ai mis en lien plus haut, par exemple), je vois qu’il faut vraiment que je renoue avec! En plus, le short sur une femme enceinte aux jambes toutes blanches et aux genoux qui rentrent, c’est pas le plus photogénique! Mais tant pis, j’assume, je n’aime pas retoucher mes photos alors j’espère que ce n’est tout de même pas trop désagréable à regarder pour vous. Mais au moins, si vous me croisez dans la rue, vous ne serez pas déçues : j’ai les yeux cernés, les jambes toutes blanches et les genoux cagneux, exactement comme sur les photos! C’est la vraie vie, quoi!

Ohé Matelot!

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Modèle, fil et bouton : Phildar (modèle 26, catalogue 131)

Oui, je sais, encore des rayures! Non contente de les arborer sur moi, j’en bariole aussi le marmot! Il faut dire que c’est un motif assez courant dans le vestiaire des petits garçons (qui n’est pas très varié, nous en avions déjà parlé ici), et j’avoue avoir un gros faible pour toutes les tenues qui rappellent, de près ou de loin, les costumes marins un peu rétro (même si, là, il s’agit plutôt d’une forme très actuelle!). Je trouve que ça va très bien à mon blondinet, alors, pour le printemps-été, je ne vois pas pourquoi je m’en priverai!

J’avais d’ailleurs remarqué il y a plusieurs semaines, lors d’un pique-nique, que de nombreux spécimens masculins, de tous âges, étaient vêtus de rayures: je ne suis donc pas la seule à trouver ce motif adorable sur les mecs et mini mecs (je trouve Monsieur particulièrement séduisant en marinière, lui aussi, par ailleurs!).

Concernant ce petit gilet, je n’ai pas grand’chose à en dire, si ce n’est que j’ai mis un temps fou à le tricoter, et plus encore à le finir. Il est simple, mais se tricote en 3 et 3,5, et se compose tout de même de plusieurs parties (dos, devants, poches, capuches, bandes de côtes): l’assemblage et le rentrage des fils m’a donc pris un certain temps! J’ai utilisé le fil du modèle, composé à 50% de coton, 50% d’acrylique, et je le trouve très agréable à tricoter, et sans doute à porter. Il est frais, souple et ne se dédouble pas. Le gilet est donc impeccable pour cet été un peu frisquet, et sera encore porté avec plaisir cet automne sur un t-shirt à manches longues.

J’ai hésité pour la taille: mon fils a 2 ans et demi, porte du 3 ans du commerce, et les catalogues Phildar Enfant proposent souvent des tailles 2 ans et 4 ans… Rien entre les deux. Sachant que mon blondinet est plutôt grand mais très fin, j’ai donc opté pour la taille 2 ans, en rallongeant légèrement le corps et les manches. Le résultat est parfait! Sur les photos qui suivent, il paraît un peu court, mais c’est parce que le short a tendance à descendre, ce qui donne cette impression…

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Évidemment, je manque totalement d’objectivité, mais je trouve mon fils absolument craquant avec ce petit gilet! Lui-même semble être très à l’aise dedans, et il a adoré me voir le tricoter et le coudre, et prendre forme sous ses yeux (je rentabilise l’heure du bain, souvenez-vous! Ça va d’ailleurs me faire bizarre de ne plus pouvoir profiter de cette parenthèse pour tricoter ou crocheter lorsque j’aurais de nouveau un nourrisson à savonner au creux du bras…).

Allez, maintenant, je tricote « pour le bébé », comme il le dit lui-même!

Trouvailles Emmaüs: juillet 2016

Ahah, cette rubrique-là, vous l’aviez presque oubliée, hein? Il faut dire que la dernière remonte à janvier 2014, comme par hasard juste avant l’arrivée d’un certain Petit Monsieur… Faut croire que ça chamboule les habitudes, ces petites bêtes, hein! Enfin, on aime ça puisqu’on recommence!!

Plus sérieusement, même avant la naissance du marmot, j’avais sévèrement ralenti mes achats de brocante. Nos déménagements successifs m’avaient à chaque fois amenée à faire des tris, l’envie de vivre dans un univers un peu plus épuré m’a aussi poussée à réfléchir davantage avant d’acheter, et la naissance de mon fils n’a fait que renforcer la rareté de mes virées brocantes et emmaüs.

Depuis que nous sommes vraiment chez nous, je vois revenir l’envie de faire les brocantes et vide-grenier, car, au fur et à mesure de notre installation, je vois davantage ce dont j’ai envie en matière de déco, d’ameublement et d’équipement. Malheureusement, comme j’aime chiner seule (Monsieur ne partage absolument pas mon amour des vieilleries, même s’il le supporte stoïquement, et mon fils n’a pas la patience de m’accompagner durant des heures dans les brocantes…), les occasions se font très rares: généralement je n’y vais que lorsque je suis chez mes parents. Et là, à chaque fois je vois des meubles magnifiques qui conviendraient parfaitement à notre appartement, mais je suis freinée par le transport, et souvent par le ponçage et la rénovation desdits meubles (même si on a beaucoup d’espace dans notre appart’, je ne sais pas comment gérer le problème de la poussière qui se pose forcément quand on ponce…). Comment faites-vous, vous autres parisiennes ou citadines passionnées de broc’?

La dernière fois, par exemple, j’ai vu l’armoire PARFAITE pour la chambre des enfants. 80€, en super état, le format idéal, juste besoin d’un petit coup de papier de verre et de pinceau. Mais voilà: comment la transporter jusque Paris (j’aime particulièrement les meubles qui ne se démontent pas, évidemment), et ensuite, où la poncer?? Allez, je vous la montre, histoire de retourner le couteau dans la plaie:

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Voilà. J’espère que cette beauté file des jours heureux chez ses nouveaux propriétaires. Snif.

Ce que j’ai acheté est donc beaucoup, beaucoup plus modeste. Ça tient dans une valise, ça peut prendre le train, ça pèse moins de 1kg.

Une robe Cacharel vintage, 5€.

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Elle est en coton créponné blanc cassé, toute légère et toute fraîche, idéale pour l’été. J’ai juste à décaller les bretelles, et je devrais même pouvoir la porter maintenant avec mon gros bidon. On ne voit pas bien sur la photo, mais il y a un très joli jeu de panneaux froncés, ce n’est pas un simple jupon avec des volants superposés…

Deux livres pour cultiver ma verte menotte, 3€.

Livresemmaus

Ils sont à destination des enfants, mais contiennent plein d’infos et d’idées que je n’avais jamais eues, et sont dans mes thèmes de prédilection! Je vais donc d’abord les utiliser pour mon propre chef, et lorsque le marmot sera grand (et le petit poussin sorti de son oeuf…), je les lui donnerai.

Une belle nappe carrée Comptoir de Famille, et une petite taie d’oreiller, 2€.

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La nappe est rebrodée et frangée, elle est impeccable pour les petits déjeuners et goûters sur notre mini balcon. La dame d’Emmaüs m’a en fait donné la petite taie d’oreiller: j’ai craqué pour le colori un peu vieillot et le motif, je ne sais pas si je vais l’utiliser telle quelle ou la remanier pour en faire autre chose.

Et voilà, c’est tout! Ça a du bon, économiquement et encombresquement parlant, de chiner loin de chez soi et sans véhicule personnel, hein!!

Et vous, des brocantes cet été? Des trouvailles intéressantes? Des bons plans pour rénover des armoires proprement dans un appartement?… (Au cas où je retrouve une beauté pareille…)

Je m’excuse de mes photos et de ma mise en page un peu maladroite: notre appartement est en travaux, j’ai donc eu du mal à trouver des endroits non bâchés pour les photos, et notre ordinateur étant calfeutré j’ai tout fait de mon téléphone. D’ailleurs, je retourne de ce pas à ma serpillère… Ça en fait, de la poussière, les changements de fenêtres!! (Mais au moins on aura enfin chaud cet hiver!)