1 avr

quatre ans!


Eh oui, aujourd’hui, mon petit blog chéri fête ses quatre ans!

Quatre ans et toujours autant de plaisir à écrire ici, quatre ans et toujours autant d’envies de couture, de tricot, de brocantes et de bricolages, quatre ans à lire vos petits mots, vos encouragements, vos idées, vos suggestions, vos critiques, vos conseils, bref, quatre ans à papoter plus ou moins directement avec vous.

Quatre ans… j’espère qu’il y en aura encore au moins autant à venir! Car même si, depuis un peu plus d’un mois, le petit ouragan qui a débarqué dans ma vie m’empêche pour le moment de m’approcher de mon clavier et de ma machine à coudre, même si le blog risque d’être en pointillés encore un petit moment, ma motivation à créer et écrire ici est plus que jamais présente!

Heureusement, entre deux câlins avec le loulou, je trouve tout de même le temps de faire cliqueter les aiguilles à tricoter! (leur grand avantage est qu’on peut les emmener au square pour profiter des bances ensoleillés, tout en poussant régulièrement le landau d’un mouvement du pied bien régulier dès les premiers petits couinements…) J’espère donc vous montrer très vite un petit pull d’été, héhé!

Bon, j’en profite aussi pour vous remercier de la foultitude de commentaires et mails que j’ai reçus suite à la naissance de mon Petit Monsieur… Encore une fois, vous lire si nombreuses et sensibles m’a vraiment émue…

Pour ne rien vous cacher, les débuts ont été un peu difficiles (Mmmh, le baby blues! Mmmmh, les joies de l’allaitement! Mmmmh, les séquelles d’un séjour à la maternité plus que décevant! Mmmmh, le résultat de beaucoup trop de fatigue accumulée!),  et ce n’est que maintenant que je commence à profiter vraiment à fond de mon petit loulou, en réussissant enfin à juste suivre mon coeur (et encore, hein, j’ai régulièrement de bons coups de cafards et de grosses crises de doutes…). J’ai vraiment conscience de traverser les moments les plus intenses de ma vie, et même si c’est absolument magique, c’est aussi extrêmement déroutant et inattendu… Et je dois plus que jamais apprendre à lâcher prise et accepter que tout ne soit pas sous contrôle, et ça, ça a vraiment été difficile pour moi les premières semaines! Bon, maintenant, ça y est, les douches express à 17h, le déjeuner réchauffé 4 fois et composé d’un sachet tout fait de céréales et légumineuses Björg, la queue de cheval ou le chignon vite fait systématiques en lieu et place de la couronne de tresses sophistiquée, tout ça, je l’ai accepté, et je commence presque à y prendre goût!! Et puis, bon, j’ai eu droit au premier sourire de mon bébé, ses yeux plantés dans les miens, et ça, ça a tout d’un coup totalement effacé les nuits entrecoupées et tous les questionnements anxieux qui étaient encore dans mon esprit!

Ce dernier paragraphe est un peu plus personnel que ce que je peux écrire habituellement, mais je ne sais pas, je voulais l’écrire, peut-être simplement parce que j’avais besoin de vous dire que derrière les jolies images lisses et douces de ce blog, il y a aussi, souvent, de la fragilité et des doutes.

A très vite, et bonne semaine à toutes!

(et pour celles qui se préoccupent de l’adaptation de Félicie à notre nouvelle cellule familiale, sachez qu’elle m’a boudée durant trois semaines, avant de daigner enfin renouer avec nos câlins matinaux!)

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7 mar

C’est . . . un garçon !


Eh oui, vous l’aviez toutes deviné, depuis quelques temps, par ici, on n’entend plus ni la machine à coudre ni le cliquetis des aiguilles à tricoter, mais les petits bruits d’un adorable bébé (le plus beau et le plus doux du monde, évidemment!), et les soupirs d’émerveillement de ses parents…

Notre Petit Monsieur est né le 20 février, tout simplement et facilement. Nous profitons à fond de ces premiers jours à quatre (on n’oublie pas Félicie!) pour câliner notre trésor, nous reposer (enfin, essayer…!), trouver nos marques, bref, apprivoiser notre nouvelle vie.

Je profite, je prends mon temps, je savoure, je tâtonne, et je me familiarise doucement avec mon nouveau rôle de maman… Ne soyez donc pas étonnées que le blog tourne au ralenti dans les mois qui viennent!

A très bientôt!

(et merci à toutes pour les gentils petits mots que vous avez laissé ces derniers jours à la suite de mon dernier article… J’ai pris mon temps pour revenir écrire ici, je sais bien, mais j’avais besoin de cette parenthèse juste pour nous!)

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16 fév

la vraie vie #8


Moi qui avais bon espoir de ne pas être là ce dimanche à vous écrire, force est de constater que mon petit locataire n’a pas l’air spécialement pressé d’aller voir ce qu’il se passe à l’extérieur… Tu m’étonnes, il est bien au chaud, bien protégé et couvé par môman, aucune raison de raccourcir cette période unique, autant en profiter jusqu’au bout!! (bon, je râle un peu et commence à m’impatienter, mais, en même temps, c’est tellement délicieux et unique de le sentir danser dans mon ventre, que j’en profite vraiment à mille pour cent… Je n’aurais pas voulu que ce soit plus court!)

Encore une semaine un peu particulière, donc, avec des hauts, des bas, des coups de pompes, des coups de speed, de l’excitation, de l’impatience, un peu d’inquiétude et beaucoup de douceur… Ces neufs mois sont longs, mais qu’est-ce qu’ils sont doux!

Lundi : effectuer les dernières analyses, le dernier petit pipi dans un bocal (moi qui pensais en être débarrassée le mois dernier, eh beh non, on remet ça!), et me récompenser en m’offrant le pain au chocolat que je me refusais depuis huit mois et demi. Et toc! ■ Mardi : faire un petit tour à la PMI, histoire de repérer les lieux et prendre contact, et rallonger la ballade par une visite chez le petit fleuriste. Repartir avec un Rhipsalidopsis (mmh, ça ferait un beau logatome, ça!). ■ Mardi bis : Ah, oui, et une azalée, aussi. Mais que voulez-vous, c’est tellement joli… Pas pu résister… ■ Mercredi : aller à pied acheter du bourrage pour les petits bricolages du marmot/de la marmotte, et être encore et toujours sous le charme de mon nouvel arrondissement. ■ Jeudi : « Oh, tiens! Mais que fais-tu là, perché sur une poubelle, joli fauteuil en rotin? Qui donc a bien pu te dire que, justement, j’avais besoin de quelqu’un comme toi pour la chambre de mon bébé? » Passer l’après-midi à réparer, laver, puis nourrir mon nouveau copain à l’huile de lin. Plus qu’à lui faire un joli coussin, et il sera prêt pour sa nouvelle vie! ■ Vendredi : mais pourquoi le Monoprix juste à côté de la maternité compte-t’il toujours une foultitude de jolies petites choses pour les bébés?? Tant de tentations, c’est vraiment mesquin! ■ Samedi : prendre un peu de temps pour bricoler tranquillement à la maison l’après-midi, juste quand le soleil donne sur ma table de couture… ■ Dimanche : profiter du soleil pour aller encore me balader, monter des escaliers, descendre des escaliers, prendre les rues en pente, rallonger mon trajet, et admirer le square ensoleillé. ■ Dimanche bis : Bébounet, si tu ne viens pas la semaine prochaine, je risque de ne plus voir mes pieds!

Très bonne fin de week-end à vous!

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14 fév

layette ♥ 3


Vous en avez vu de petits morceaux par-ci par-là : voilà la dernière petite brassière en date, celle qui a fait battre mon coeur dès que je l’ai aperçue dans ce catalogue

Modèle Phildar, n°9 catalogue n°99
Fil : Phildar, « Laine Coton », coloris « Vert de gris »
( + fins de pelotes pour les noppes)

C’est sensé être un modèle pour petite fille, mais je le trouve personnellement totalement unisexe, à moins, évidemment, de le tricoter en rose bonbon ou bleu ciel! J’aime vraiment la petite fantaisie du col, et surtout, les noppes, que je trouve ultra mignonnes placées en grappe à l’encolure…

J’ai opté pour une taille un peu au-dessus de ce que j’ai tricoté jusque maintenant pour le/la petiot/te: il s’agit là d’un 6 mois. Lorsque mon bébé portera du six mois, ce sera l’été ou le printemps : du coup, je voulais de la couleur, un peu de gaîté, pour changer des tons très neutres que j’avais utilisées jusque là! Et lorsque je suis tombée sur ces pelotes dont la couleur correspond tout à fait à mon obsession du moment, je n’ai pas pu résister…

J’ai apporté quelques modifications au modèle, mais uniquement au niveau des finitions. Il s’agit d’une brassière extrêmement simple à réaliser, tout à fait à la portée des débutantes, puisqu’elle se fait en trois morceaux tricotés en jersey (le devant et les deux dos), et que le col se compose juste de deux bandes de point mousse.

Les noppes étaient normalement de petits carrés tricotés et froncés, mais j’ai préféré utiliser la méthode traditionnelle (comme celles de mon gilet irlandais), pour qu’elles soient bien rondes et dodues! J’ai pioché dans mes restes de pelotes pour tenter de trouver quelque chose de gai et de contrastant. Je ne vous cache pas que j’ai dû chercher tout au fond de la corbeille pour trouver de quoi faire autre chose qu’un camaïeu de rose-violet-mauve, hum! Bon, par contre, étant donné les épaisseurs différentes des laines utilisées pour les noppes, elles ne sont pas exactement de la même taille, même si j’ai essayé de jouer avec les numéros d’aiguilles et le fil en simple ou double. Difficile d’arriver à quelque chose de parfaitement équivalent…

(je sais, le col rebique un peu, bon, personne n’est parfait, hein!)

Toujours concernant les modifs, j’ai rabattu les épaules avec trois aiguilles plutôt que de les coudre : la forme totalement rectiligne des épaules et manches se prêtait bien à cela, et la finition est comme ça bien plus nickel que tout ce que j’aurais pu réaliser en cousant à la main.

Et enfin, j’ai fait un petit ajout au niveau du dos : les deux pans avaient tendance à roulotter vers l’intérieur, et j’avais peur que cela fasse des « bourrelets » entre les pressions, qui, d’une part, n’auraient pas été très esthétiques, mais, d’autre part, auraient pu gêner le bébounet. J’ai donc utilisé des chutes du tour de lit pour réaliser deux petites bandes, que j’ai cousues proprement à la machine, de chaque côté, avant de mettre les pressions. C’est une des premières fois que je mélange tissu et maille, aiguilles à tricoter et machine à coudre, et je suis assez séduite par le résultat! Je pense que je réitèrerai, ça permet de faire de petits détails soignés et originaux, avec des mélanges de matières, de textures et d’imprimés.

Bon, la dernière modification, totalement anecdotique, concerne le fil : j’ai utilisé la qualité « Laine Coton » (déjà testée ici - tiens, d’ailleurs, c’était aussi un mélange maille+liberty!) que j’aime beaucoup de par sa composition tout à fait adaptée au printemps, mais aussi pour son choix de coloris. La partner 3,5 utilisée dans le catalogue, est aussi top avec un large choix de couleurs, mais bon, yavait pas de turquoiiiise…

Et toutes ces photos sont en plus prises en situation, sur la belle table à langer installée dans la chambre du marmot/de la marmotte (l’un des rares craquages que nous nous sommes autorisés, le reste étant majoritairement du bricolage ou de l’occasion)! Peut-être avez-vous même reconnu la petite valisette chinée il y a plusieurs mois chez Emmaüs?…

Monsieur (qui a son mot à dire sur la layette, évidemment!) pense que ce petit col claudine fera de notre bébé un enfant très sage… On croise les doigts pour que ce soit le cas!

Bon, j’ai encore une petite écharpe à vous montrer, mais pour la suite de la layette, j’attends de pouvoir me lâcher sur les jacquards petites voitures ou les robettes de princesse! Mais j’ai aussi tout plein d’envies de petites bricoles à faire pour la chambre, de petits jeux d’éveils, etc.

Enfin, on verra ça au fur et à mesure, car je ne suis pas certaine d’avoir le temps de terminer quelque chose de neuf avant la naissance, et, une fois que le baby sera là, je pense ne pas me précipiter tout de suite sur mes aiguilles et mon clavier : je compte bien profiter à fond des premières semaines, vous êtes prévenues!

Juste un petit mot en passant, pour vous remercier, vous toutes qui m’envoyez quasi quotidiennement d’adorables petits (ou grands!) mails de félicitations, d’encouragements, de conseils… Je désespère réussir un jour répondre à chacune (allez, j’avoue, j’ai carrément abandonné l’idée…), mais sachez que chaque mot est lu avec beaucoup d’attention et un immense plaisir! Ne pensez pas que je néglige de vous répondre par manque d’intérêt, c’est juste que, vraiment, j’ai reçu ces derniers mois énormément de mails, et j’avoue tout de même privilégier « la vraie vie » aux écrans, surtout en ce moment… Donc ne m’en voulez pas trop de laisser souvent vos mails sans réponses… J’espère que vous comprenez!

 

28 commentaires Rangé dans : layette, Pour les marmots, Tricot
10 fév

Le bel irlandais


Modèle : Phildar, n°12 catalogue 63 ■ Fil : Phildar, Taïga coloris Beige

Je m’étais toujours dit que, le jour où je saurais que j’étais enceinte, je commencerais illico une petite couverture en crochet. Un petit carré par jour, patiemment, pour faire de cette couverture une sorte de chemin qui m’amènerait, carré après carré, vers la rencontre avec mon enfant (c’est beauuuuu…).

Hum.

En réalité, lorsque j’ai su que j’étais enceinte, je me suis dit que j’avais bien assez de neuf mois pour faire une couverture, que ça pouvait attendre le congé mat’, et qu’auparavant, j’avais bien le temps de me faire un p’tit gilet irlandais pour moi toute seule, héhé! (et en plus dans les bouquins ils déconseillent de couvrir les bébés avec une couverture, oh, la parfaite excuse pour différer ce projet!!)

Sauf que le p’tit gilet en question, il m’a pris tellement de temps que je l’ai seulement terminé la semaine dernière, et que, du coup, bah, zut alors, je n’ai plus du tout le temps pour la couverture (tu comprends Déborah à quel point j’ai été ravie de recevoir la tienne, ça a un peu racheté mon égoïsme…!).

Si vous suivez un peu mes élucubrations scripturales, vous n’avez cependant pas manqué de voir que, entre-temps, j’ai tout de même tricoté des trucs pour mon marmot/ma marmotte, hein, je n’ai tout de même pas pensé qu’à moi! (et il y en a encore à venir, il faut que je prenne les photos!) D’ailleurs, ça m’a un peu sauvée, car je pense que, sans pauses, j’aurais fini par laisser ce tricot de côté pour le reprendre un peu plus tard, tellement il m’a paru interminable.

Je bavais sur le modèle depuis un long moment, sans oser me lancer, et dès que je l’ai commencé, j’ai compris pourquoi j’avais mis tant de temps avant de m’y mettre.

Déjà, sachez que je tricote toujours avec des aiguilles plus fines que préconisé. C’est extrêmement rare que mon échantillon tombe juste. Donc, lorsque je vois « aiguilles 3,5 « , je sais d’emblée que je vais me taper un tricot en 3, voir en 2,5. A moins d’être totalement inconsciente, je suis sûre qu’aucune de vous ne se lance dans un tricot avec d’aussi fines aiguilles sans avoir auparavant longuement médité sur l’implication temporelle que ça entraînera. Surtout pour une psychorigide telle que moi, qui ne PEUT RIEN COMMENCER avant d’avoir terminé son ouvrage précédent. Heureusement que j’ai réussi à convaincre mon petit cerveau que la layette n’avait riiiien à voir avec le tricot pour adulte, sinon je n’aurais jamais pu m’autoriser de telles déviations! (oui oui, lorsque je parle de rigidité, je pèse mes mots!)

(cette photo, c’est juste pour que vous admiriez le motif de la manche, hein, d’ailleurs, je suis certaine que c’est la seule chose qui a attiré votre attention… Non?!)

Ensuite, commencer un gilet Phildar signifie aussi systématiquement pour moi que je vais devoir le rallonger, autant au niveau des manches qu’au niveau du corps. Rallonger = passer encoooore plus de temps dessus.

Et enfin, opter pour un gilet à manches longues, torsades, point de blé, noppes à rajouter une par une à la fin et bandes de côtes en finition, c’est juste signer son arrêt de mort tricotesque pour les cinq mois à venir (j’exagère à peine).

En gros, on peut donc conclure que me lancer dans ce gilet était une preuve de plus que la grossesse m’avait rééllement déconnecté les quelques neurones que je possédais jusqu’alors.

(et là, hop, discrétos, on passe à une deuxième série de photo… Quoââââ? Il m’a pris tellement de temps, celui-ci, que j’ai bien le droit de le regarder sous tous les angles et de le porter avec toutes les fringues de ma garde-robe, non?!)

Evidemment, comme pour tout tricot, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir des doutes durant tout le temps passé à le faire… Et s’il était trop petit? Et si la couleur ne m’allait pas? (bah oui, du beige, c’est une grande première pour moi!) Et si la coupe ne donnait rien? Etc, etc.

Vous imaginez bien que, lorsque j’ai enfin terminé les cinq parties qui composent ce gilet, lorsque j’ai enfin fini de coudre les jenesaiscombiendenoppes qui l’ornent, et que je suis enfin passée au montage final, le stress était à son comble!

HEUREUSEMENT… tout va bien!!

Il me plaît, il me va, il est suffisamment basique pour aller avec la totalité de ma garde-robe, et j’adore sa couleur! OUF!!

Bon, euh, la seule inconnue est : mais que donne donc ce gilet fermé?? Etant donné mon diamètre nombrilesque qui dépasse actuellement le mètre, je ne saurais vous donner la réponse avant la fin du mois… (bon, après, j’avoue que je m’en fiche un peu, je porte généralement mes gilets ouverts, j’ai du mal avec le côté Marie-Chantal que me donnent les gilets boutonnés…)

Pour la petite fiche technique, vous saurez donc que ce mââââgnifique gilet est tricoté dans un fil nommé « Taïga » (qui a été entièrement soldé et liquidé ces dernières semaines, il me semble), à l’aspect un peu rêche et irrégulier, qui colle parfaitement bien avec le côté rustique du gilet.

Il se compose de trois points différents : torsades, losanges au point de blé, et losanges au point de blé entourés de corde (vous pouvez bien voir tous les points sur les photos du dos, tout en bas de l’article).

J’ai fait le dos en 36, et le reste en 38, un peu affolée de voir l’étroitesse du dos – pourtant, j’avais les bonnes dimensions, mais je voulais quelque chose d’un peu ample qui fasse davantage veste que petit gilet. Pour la même raison, j’ai tout rallongé.

Les noppes ont été tricotées séparément et cousues à la fin : j’aurais pu les faire en même temps que le reste, en les intégrant dans le tricot, mais je trouve que cette technique leur donne une plus jolie forme, davantage de relief et de rondeur. Donc j’ai préféré m’en rajouter encore un peu, mais être totalement satisfaite de mon travail.

Alors, finalement, je n’ai pas fait de couverture pour le petiot/la petiote, certes, mais je sais que je garderai ce gilet très, très longtemps, et que chaque fois que je le porterai, je me souviendrai l’avoir tricoté durant les mois où je sentais les petits pieds de mon bébé gigoter dans mon ventre, sous mes aiguilles à tricoter. Et finalement, l’idée me plaît autant!

(bon, et si j’accouche demain d’un petit rouquin ou d’une petite rouquine à taches de rousseur, j’aurais la preuve scientifique que les tricots réalisés durant une grossesse influencent les gènes transmis au foetus!!)

Et j’ai réussi mon challenge : promis-juré, j’aurai ce gilet sur le dos lorsque je partirai pour la maternité! D’ailleurs, j’ai déjà glissé les pelotes du prochain tricot dans la fameuse valise : un gilet SANS AUCUNE finition, en aiguilles 4,5-5! Yihaaaa!

Voilà… Comme d’habitude, j’ai réussi à écrire une tartine pas possible à propos d’un simple gilet qui n’avait rien demandé, et, en plus, je crois bien que c’est l’article le plus fourni en photos que j’aie jamais écrit… Mais bon, tout ça est proportionnel au temps passé dessus! Et, puis, ce sont a priori les dernières photos sur lesquelles j’arbore un bidon tout rond, alors j’en profite! (enfin, il y en aura probablement d’autres un jour, mais pas tout de suite, hein!)

Bon, vous en pensez quoi, alors? Je vous en ai tellement rebattu les oreilles, de ce tricot, que j’espère ne pas vous avoir déçues!!

L’avis de Monsieur (attention, lui aussi a été en verve!) :

« Ohoh, mais, c’est très en relief, tout ça, dis-moi! » ( remarque accompagnée d’un palpage énergique de ma pauvre omoplate)

puis :

« On t’a connue plus originale au niveau des couleurs… » (aaah oui, c’est sûr, pour une fois, ce n’est ni violet, ni mauve, ni rose, ni parme, ni bordeaux : Monsieur est tout dépaysé : est-ce bien sa chérie qui se cache sous cette couleur si neutre?!)

et enfin :

« Mais! Tu as volé le tricot du chat!! » (il faut savoir que, durant toute la confection du pull, si j’avais le malheur de laisser un morceau traîner hors de mon sac à tricot, je retrouvais systématiquement Félicie installée dessus… Monsieur en avait donc déduit qu’il était impensable que ce tricot devienne autre chose qu’une couverture pour chat! Enfin, ne vous inquiétez pas, la tigrette sait toujours se trouver de bonnes places, ce n’est pas la perte de mon tricot qui va l’empêcher de ronfler! )

(oui, je sais, c’est pathologique, même mes taies d’oreiller sont rose, mauve et/ou fleuries!)

Edit suite à vos questions dans les commentaires :

- les bottes des premières photos sont de très vieilles Kickers (au moins 4 ans)

- les bottines de la deuxième série étaient soldées chez Somewhere le mois dernier

- les boutons du gilet sont ceux du modèle : il en restait un kit perdu au fond d’un tiroir dans la boutique, et l’adorable dame de chez Phildar me les a très gentiment offerts – ils étaient trop larges (Phildar avait sorti deux tailles de ces boutons, et ce n’était pas la bonne), j’ai donc profité de mes vacances à Nancy en décembre pour embaucher mon père et sa scie sauteuse! Un ptit coup de ponçage et de vernis par-dessus, et hop, les petits étaient parés pour leur nouvelle vie!

Voili voilou, vous savez tout!


92 commentaires Rangé dans : 9 jolis mois, Phildar, Tricot
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