Un kimono pour deux

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Tissu: Mondial Tissus ■ Bordure de franges: Mercerie Saint Pierre ■ Modèle: très fortement inspiré du dernier Burda Couture Facile

Je sais ce que vous vous dites en voyant cette photo. Vous vous dites que j’ai trop regardé « Cousu main », mais que tout le monde n’est pas Cristina Cordula, et que le kimono à motifs et à franges, eh bien, hum, comment te dire, Mathilde… c’est pas forcément portable par quelqu’un d’autre qu’une présentatrice brésilienne sur M6 (même si, après vérification, je fais seulement 2cm de moins qu’elle, donc, en terme de « morphologie », je me sens autorisée!).

Je crois bien que vous avez raison. Le kimono fleuri à franges, c’était peut-être pas l’idée du siècle, mais tant pis, j’assume!

En même temps, si j’osais les talons de 12, peut-être que ça rendrait mieux?…

Ah ouais mais là, dans ce cas, je rends mon tablier, euh, pardon, mon kimono!

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Pourtant, je ne vous prend pas en traître, hein, vous aviez noté précédemment mes envies de bohème, de motifs fleuris, de couleurs et de franges. J’avais aussi évoqué les formes amples, droites, larges, enveloppantes, dont j’avais envie de me vêtir en ce moment.

Bon, sur ce dernier point, j’avoue, j’ai fait ma cachottière : je n’ai pas plus envie de me vêtir de formes amples que Cristina n’en a de porter des ballerines. Il ne s’agit pas d’envie, juste d’un réel… besoin.

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Eeeh oui! Sous mon kimono se cache un petit bébé d’automne! Ceci explique mon titre absolument pas fin, qui a dû soulager celles qui n’avaient pas laissé passer ma petite allusion perdue dans cet article: tant de suspense, ce n’était décidément plus tenable, hein?! (d’ailleurs, cette robe est encore largement mettable, comme quoi c’était un super choix de patron!)(faut bien s’auto-congratuler de temps en temps dans la vie, surtout lorsqu’on présente à ses lecrtices un nouveau truc improbable du même acabit que celui-ci…)

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Nous sommes donc deux à loger dans ce kimono, qui est le deuxième d’une série – que j’espère longue – de tentatives de coutures « normales » adaptées à la grossesse. Au programme, donc : du jersey, du jersey et du jersey (ça tombe bien, je ne suis pas très à l’aise avec cette matière, ça va me pousser un peu hors de ma zone de confort), mais aussi des vestes, des robes et tuniques droites et amples, et des accessoires. Tout ça avec l’objectif de pouvoir reporter au maximum mes futures cousettes lorsque le divin enfant aura fait son apparition, plutôt que de les remiser à la cave dans un carton, en vue d’une hypothétique troisième grossesse.

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Parce que, forte de ma première expérience, j’ai pu constater que les patrons spécialement conçus pour cette période sont rarement folichons. On a du mal à choisir la taille, les modèles sont restreints et pas forcément flatteurs, et, comble de la frustration, on ne peut évidemment pas les porter de nouveau après. C’est donc beaucoup d’énergie et de temps perdu, selon moi – même si je conçois tout à fait qu’on ait envie de se coudre des vêtements spécifiques, notamment pour la première grossesse.

J’ai fait le tour de mes patrons, et, dans mes burda, j’ai repéré nombre de tuniques et robes estivales très amples, qui me semblent tout à fait envisageables pour les mois d’été avec un petit ventre rebondi. A condition de prendre une matière suffisamment souple ou élastique, je nourris donc l’espoir de reporter ces vêtements par la suite. Et en septembre-octobre, lorsque j’aurais atteint ce stade (que j’ai l’impression d’avoir déjà atteint, comme quoi l’idée populaire qu’on est visiblement enceinte plus vite la seconde fois se vérifie absolument chez moi), il sera bien temps de renouer avec les vêtements déjà portés en attendant le marmot (grossesse d’automne-hiver, je précise, ce qui fait que je n’ai pas grand’chose à me mettre pour les mois d’été).

Je n’ai pas franchement envie d’investir beaucoup dans l’habillement « future maman ». Ni en temps de couture, ni en achats dans le commerce. Et je ne parle même pas de patrons adaptés à l’allaitement: si je me lance de nouveau dans cette grande aventure (ne jamais dire jamais, notamment en ce qui concerne le domaine de « l’éducation » et du « maternage », que je mets entre guillemets car je déteste ces deux mots), je sais d’expérience que je préfèrerais jouer des superpositions en enfilant une tunique ample sur un petit top basique, pour allaiter pudiquement « par en-dessous », plutôt que de déboutonner ou dénouer un pan de ma robe, sabotant au passage un pauvre patron de couture qui n’avait rien demandé.

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Revenons à notre kimono.

J’ai eu un énorme coup de cœur pour ce tissu, croisé lors d’une virée chez Mondial Tissu. Le motif fleuri, teinté de folklore russe, les couleurs, la matière (une viscose toute douce): tout m’a plu. Je l’ai au départ imaginé en tunique, mais, sans doute sous l’influence cristinastique, j’ai finalement opté pour le kimono. Il faut dire que je fais une fixette sur les kimonos depuis un long moment (deux ou trois étés), sans oser franchir le cap, et que j’avais envie de pouvoir porter ce tissu maintenant et dans douze mois, quel que soit mon périmètre ventral. Ayant eu la faiblesse d’acheter le Burda Couture facile sorti ce printemps, qui comportait justement un modèle simplissime de kimono, je me devais d’aller de l’avant, et de l’entreprendre enfin, ce fichu kimono qui me titillait depuis si longtemps!

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Comme vous le voyez sur cette photo, la coupe n’a rien de subtil : il s’agit juste d’un grand rectangle (le mien fait quasiment la taille de mon coupon, je devais avoir quelque chose comme 1,70m), coupé au milieu pour former une encolure légèrement en V (terminée par des parementures que je n’ai pas pu faire en tissu fleuri, et pour lesquelles j’ai donc utilisé un voile de coton bleu), et cousu sur les côtés. Deux emmanchures sont dégagées, avec des petits ourlets, et les épaules sont froncées sur des élastiques. J’ai eu juste ce qu’il fallait pour pouvoir réaliser une ceinture assortie, mais, vu ma silhouette actuelle, je ne trouve pas que porter le kimono fermé soit très flatteur : la frise du motif et les franges ajoutent du volume au niveau des hanches, et je n’en ai pas franchement besoin en ce moment. Mais je n’exclue pas totalement de le porter fermer dans ma prochaine vie (celle qui comportera deux marmots!).

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Même si mon kimono me plaît énormément sur cintre, et que je suis quasi certaine que j’aurais eu très envie de l’acheter si je l’avais vu dans un magasin, je ne suis pas certaine à 100% de mon coup. Je ne sais pas si c’est l’ajout de franges, qui donnent un beau tombé mais alourdissent et folklorisent peut-être un peu trop la pièce, ou si c’est le placement de la frise, que j’aurais peut-être dû mettre sur les côtés et non pas en bas, ou si c’est juste le concept même du kimono qui finalement ne me convient pas… Pour éclaircir ce dernier point, j’ai prévu de coudre un deuxième exemplaire de ce type de vêtement, peut-être un peu plus sobre, pour me familiariser avec l’idée.

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Pour tout vous dire, je suis un peu intimidée par cette grande pièce peu discrète… D’ailleurs, je n’ai pas encore osé la montrer à Monsieur, et encore moins à ma soeur, car c’est typiquement le genre de truc qui va me valoir une remarque aux références douteuses venant du premier, et teintée d’ironie sarcastique venant de la deuxième – je ne manquerai cependant pas d’ajouter leurs saillies en fin d’article une fois que je les aurais récoltées, mais je préfère les prendre en traître en portant mon kimono de façon tout à fait innocente, un jour qui n’a l’air de rien, pour avoir leur avis « brut » et sans filtre, plutôt que de l’exhiber en demandant : « Qu’est-ce que tu en penses?… »

Du coup, à vous, je l’exhibe, un peu intimidée et pleine de trac, et vous demande, comme à une bonne copine : « Qu’est-ce que vous en pensez?… »

Et si vous voulez voir une utilisation moins risquée de ce tissu, mais que je trouve absolument adorable, allez jetez un coup d’oeil à la petite jupe russe de Cé!

Et pour finir, parce que je sais que vous allez me poser la question, « c’est » pour la première quinzaine du mois d’octobre, et ouioui, on aura l’occasion d’en reparler! ♥

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La vraie vie #12

Ah, le joli mois de mai… Ici, on profite des longs week-ends pour s’évader (pas trop loin, mais suffisamment pour avoir l’impression d’être parti dix jours!), pour ranger, jardiner, créer, se reposer…

Quelques images de la semaine écoulée, pour tenter de capturer un peu plus longtemps tous ces bons moments… jusqu’aux prochains!

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Lundi: rentrer d’un week-end bien rempli, entre Bourgogne et Isère, tôt le matin, et savourer l’apaisement du train avant d’enchaîner le retour en bus à la maison, puis la crèche et le boulot l’après-midi… Les retours à Paris me paraissent parfois tellement violents… ■ Mardi: prendre le contrepied, et décider de regarder le quotidien parisien avec les yeux d’un enfant: prétexter une visite chez Tissu Reine pour prendre le Montmartrobus, admirer le Sacré-Coeur, descendre par le funiculaire, faire une glissade sur le toboggan en bas, et monter dans l’ascenseur du magasin qui comporte un petit banc. Bref, plein de choses absolument fantastiques!! ■ (Mercredi: pas de photo de cette journée, seule que je passe entièrement au boulot… Juste acheter une jolie plante grasse en rentrant le soir à la maison, pour mettre de la couleur et de la verdure dans la salle de bain!) ■ Jeudi: aller à une réunion le matin dans un quartier que je ne connais pas, découvrir de belles façades et pique-niquer dans un square, au soleil, en solo… ■ … et acheter le dernier Camille Jourdy (que j’ai découverte suite au film Rosalie Blum) en passant devant une librairie, le commencer dans le métro et ne pas réussir à décrocher avant la fin! (vous voyez sur la photo que je ne suis pas seule à être accro!) ■ Vendredi: NOTRE journée! Installer le petit jardin d’aromates sur le balcon, et voir les yeux fiers et ravis de mon petiot… ■ … et prendre un peu de temps pour coudre pour moi pendant la sieste. ■ Samedi: ranger, trier, faire un peu de vide, réorganiser, et essayer d’optimiser encore mon espace couture en rangeant mes coupons ■ Dimanche: rejoindre des gens aimés à Giverny, visiter le jardin de Monet, s’extasier devant les harmonies de couleurs, et se promettre de revenir un jour, en semaine, lorsqu’il n’y aura « personne » (parce qu’un dimanche de long week-end de printemps, heu, comment dire… c’était comparable à la ligne 13 aux heures de pointe, alors, pour profiter pleinement d’un beau jardin, c’est compliqué!)

Allez, on repart demain pour une nouvelle semaine, en se disant déjà : « Vivement le week-end prochain! » (et cette fois le nôtre sera Normand!)

Et de vôtre côté, qu’avez-vous aimé de votre semaine?

Burda mai 2016

Aaah, Burda… Je n’avais pas évoqué ce magazine depuis un moment, mais le dernier sorti m’a emballée! J’essaie de ne pas les acheter systématiquement, et de ne craquer que si je vois un patron vraiment intéressant que je ne trouverai nulle part ailleurs, ou au contraire si de nombreux basiques rapides à coudre et facilement déclinables sont proposé. Dans ce numéro, j’ai trouvé un peu des deux, il m’aurait donc été impossible de passer à côté! J’ai particulièrement aimé la série « Freestyle », où se côtoient dentelles, denim et jersey, avec des coupes féminines mais pas trop ajustées, comme j’aime…

Plus en détail, voilà ce que ça donne (j’ai eu du mal à choisir parmi les dessins techniques, vous allez en voir certains en doublons avec juste une adaptation différente, mais j’avais trop de mal à en éliminer… Je n’ai d’ailleurs pas su hiérarchiser mes coups de coeur!) :

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1- le combishort des vacances: j’adore les combinaisons et les combishorts, malgré les contraintes pratiques que ça implique lorsqu’on va aux toilettes… Celui-ci me plaît car il est en jersey, et que, couplé à l’élastique à la taille, ce soit être très confortable… Sans parler du détail des bretelles dans le dos! Le patron est présenté aussi sous forme de haut (no6 ici) et de robe drapée sur la hanche, et chaque version me plaît également!

2- le doute du mois: j’ai toujours eu un intérêt pour ce genre de haut, tout en étant très sceptique : qu’est-ce que ça donne, toute cette matière sous les bras?

3- le faux basique du mois: j’aime la coupe faussement simple, avec le drapé qui donne un côté original et inattendu à tout ça. Je ne suis pas certaine de réussir à porter ce genre de chose, mais je trouve l’idée originale!

4- le coup de cœur du mois: aaaah, cette petite tunique, je l’aime beaucoup! Je vous ai déjà parlé de mon uniforme préféré depuis la naissance de mon fils (slim ou jupe serrée en bas, joli haut ample et féminin), et ce patron me semble être un très bon candidat dans la catégorie des hauts. Portable au boulot comme à la maison, au printemps ou en automne, une bonne valeur sûre à tester dès que possible.

5- la surprise du mois: je n’aurais jamais pensé un jour aimer un modèle de jupe-culotte, mais force est de constater que c’est le cas! J’ai dû m’habituer à en voir ici et là, et l’empiècement festonné des hanches de celui-ci me plaît beaucoup. De plus, j’imagine très bien ce genre de bas pour l’été, porté avec des sandales et un marcel coloré (comme le no6, par exemple), pour une journée touristique à Lisbonne (ouiouioui, viré en amoureux prévue pour le mois de juin!!! Youpiiii!!) ou un après-midi bac à sable avec mon fils (oui, bon, j’avoue, ça m’enthousiasme un peu moins!). Qu’est-ce qu’on disait juste avant? Confortable et féminin? Bah voilà, on y est!

6 et 7- les vrais basiques du mois: En été, j’aime les jeux de bretelles (même si trouver le soutien-gorge adapté n’est pas toujours évident), j’aime les coutures rapides et faciles, et j’aime les petits hauts à porter sur un short (comme le no10) : ces deux hauts répondent à mes critères favoris, et j’aime particulièrement le pli creux du no7, qui est d’ailleurs aussi présenté sous forme de robe (tout aussi jolie).

8- la bizarrerie du mois: oui, je sais, c’est LE patron improbable du mois. Mais en l’imaginant fermé par une couture au milieu, et porté sur un short, je pense que ça peut être joli. Et surtout, ça laissera l’air passer les jours de grosses chaleur.

9- la moutonnerie du mois: eh oui, à force de voir une certaine veste au col dégoulinant et à la taille élastiquée partout sur les blogs hypes, j’avoue que mon oeil s’est arrêté sur ce modèle présentant quelques similitudes… Je le trouve plus facilement portable que la veste Lupin, car moins téméraire stylistiquement parlant, et tout aussi joli (voir plus, au risque de me faire lyncher par les addicts…).

10- le chouchou de l’été : après les combishorts, c’est les shorts que je préfère, l’été. Et celui-ci, avec ses plis, sa ceinture et son revers, me plaît beaucoup beaucoup beaucoup!

Allez, c’est pas fini, on continue!

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11- l’accessoire du mois: je couds rarement d’accessoires, mais en voyant ce sac frangé, je suis prise d’une envie de coudre du daim à franges et d’orner mes sacs de grigris perlés…

12- le classique du mois: une jupe présentée de façon originale, avec un mix de dentelles et denim, que je trouve assez réussi. Au-delà de ça, la coupe droite et simple de la jupe en fait un incontournable toujours bon à avoir dans ses archives (même si j’en compte déjà une dizaine de ce genre…).

13- la robe que je pourrais porter: drapée, portefeuille, pas trop ajustée, avec des poches et des manches kimono : beaucoup de détails qui m’attirent plus les uns que les autres… Est-ce que tous réunis dans un même modèle ça fait trop?..

14- la robe que je ne pourrais pas porter: je la trouve adorable, elle a ce côté jeune fille sage des années 60 que j’évoquais à propos de ma robe Bleue, mais il faut être objective : une robe ajustée, quand on a un enfant en bas âge, c’est juste la torture assurée toute la journée. A réserver donc pour les sorties en amoureux (mais dans ce cas, qui se présente trop rarement, j’avoue préférer les robes moins sages!!).

15- la fausse modeste du mois: elle paraît toute simple, mais elle cache un joli décolleté arrondi dans le dos, et, réalisée en dentelle comme le propose Bubu, je la trouve vraiment charmante.

16- la master piece du mois: à rallonger, pour ma part, car proposée en taille courte. J’adore les cabans, et celui-ci, court et estival, me seduit beaucoup!

17- la blagounette du mois: le poncho consisistant en un rectangle avec une fente pour l’encolure, hyper court de surcroît, nous rappelle que, malgré cette pléthore de jolis modèles, ouiouioui, on est bien chez Burda! Ce patron marque aussi pour moi l’entrée du magazine dans l’ère de l’été : généralement, les numéros de juin et juillet regorgent de fausses bonnes idées comme celle-ci, je suis d’ailleurs impatiente de découvrir les prochaines trouvailles de Mme Burda! (Enfin, je ne jetterai pas la pierre à celle qui se coudra un spécimen de ce genre… Suivez mon regard…!)

Je n’ai pas évoqué les grandes tailles, mais pour celles qui sont concernées, ça vaut le coup de jeter un coup d’oeil, j’ai trouvé les patrons proposés super intéressants, et les photos de présentation carrément alléchantes…

Je passe aussi la page concernant les headbands, qui résonne en moi comme l’appel de la forêt sur le loup domestiqué… Avec mes cheveux qui atteignent une longueur de nouveau « travaillable », combiné à l’arrivée des beaux jours, me (re-)viennent des envies de foulards dans les cheveux, de bandeaux tressés et autres babioles textilo-capillaire! Oui, cet été, vous allez me vêtue de daim frangé et coiffée de foulards hippisants : c’est la bohème qui me gagne!

Si ma présentation vous a donné envie de posséder cette pépite, n’attendez pas trop longtemps car le prochain sort jeudi. Et, si j’en juge par les aperçus entrevus ici et là, ce n’est encore pas en juin que j’économiserai 6€50… Ou, au contraire, peut-être trouvez-vous que je m’enthousiasme bien facilement et qu’il n’y a rien de très intéressant là-dedans : je le conçois sans problème, je pense que mon enthousiasme est aussi en partie provoqué par l’envie de m’habiller de façon ESTIVALE!! (oui, moi qui adore l’automne-hiver, ses fringues sombres et ses multicouches, j’arrive au moment charnière ou, au contraire, j’ai envie de rejeter tout ça en bloc pour sortir nu-pieds avec un bout de tissu tout léger comme seule fringue sur mon dos bronzé!!) (généralement ça dure trois semaines, et dès que la température dépasse 23 degrés, je me languis de nouveau de l’automne…)

Bonne semaine à toutes!

Petits outils de couture : les résultats du concours

Vous avez été très nombreuses à commenter l’article concernant mes outils de couture facilitateurs, je ne m’y attendais pas du tout! J’avais hésité à publier cet article, en me disant que j’aurais sans doute l’air d’avoir inventé l’eau chaude, mais visiblement il vous a beaucoup intéressées: tant mieux!! J’aime l’idée que vous trouviez ici non seulement des exemples de réalisations, mais aussi des articles plus pratiques et utiles. Si vous avez d’autres idées d’articles de ce genre, n’hésitez pas à me le dire!

Certes, il y a eu beaucoup de commentaires pour participer au concours, mais plusieurs d’entre vous m’ont aussi confié, à leur tour, leurs petits outils favoris, parfois issus de rayons bien éloignés de ceux des merceries. Alors, plutôt que de laisser ces bonnes idées perdues dans les commentaires, j’ai relevé vos trucs et astuces, et je vous les liste ici : peut-être y trouverez vous l’outil qui rendra vos prochaines sessions coutures encore plus faciles et agréables!

  • un marteau pour aplatir les coutures trop épaisses : je n’en ressens personnellement pas vraiment le besoin, car ma machine à coudre supporte sans aucun mal les grosses épaisseurs, mais ça peut être une idée pour celles qui ont des machines plus sensibles.
  • coller un ruban magnétique sur le devant de la mac pr y mettre les épingles en cours de couture : vous savez, je vous disais que j’aimerais m’offrir un petit bracelet-coussin pour y piquer les épingles au fur et à mesure. Cette solution me paraît encore plus simple : c’est Watougou qui donne ce bon truc, et elle a eu la gentillesse de mettre une photo illustrant cet article dans le dernier article de son blog. On peut trouver ce genre d’article dans les magasins de bricolage, ou magasins « à tout faire » (Watougou me cite Giga, ça tombe bien, il y en a un à côté de chez moi!).
  • positionner un aimant avec butée pr coudre bien droit, au niveau de la plaque métallique près du pied de biche : l’astuce vient aussi de Watougou, vous trouverez une photo de cet accessoire dans le même article de son blog que celui cité précédemment. Même si les repères gravés sur la plaque de ma mac me suffisent généralement, je pense regarder ça de près lors de ma prochaine virée en mercerie!
  • un somomètre, petite règle bizarroïde dont les découpes correspondent à des mesures universelles (ourlets, surplus, etc) : encore mieux que ma réglette à onglet, je le note aussi sur ma liste de fournitures à acquérir!
  • un perroquet, vous savez, ces grandes règles en plastique transparent, courbes. J’en possède un, mais je m’en sers très rarement : il s’agit avant tout d’un outil pour dessiner les patrons, ou les modifier. Etant donné que je ne crée jamais mes patrons (d’autres le font fort bien pour moi!) et que j’ai rarement besoin de les modifier (si ce n’est pour les rallonger), cet outil reste bien souvent dans mon armoire. Mais si vous avez une morphologie qui sort des normes strictes des modèles de patrons, ou que vous avez envie de créer vos modèles, c’est à avoir!
  • un pince Kocher pr attrapper les tissus qu’on veut retourner : il s’agit visiblement d’un outil médical (je n’en avais jamais entendu parler, excusez mon ignorance…), j’ai donc dû regarder sur internet. C’est une pince à embouts très fins, et en voyant la photo j’ai réalisé que j’en avais une relativement semblable dans ma boîte à outils « spécial bijoux »…
  • un stylo « Frixion » Pilot, qu’on trouve au rayon des fournitures scolaires, et qui s’efface au contact de la chaleur (fer à repasser). Ce stylo est revenu de nombreuses fois dans les commentaires, j’ai bien envie de tester aussi! Ce doit être encore plus précis que la craie, et ça dure un peu plus longtemps que le feutre-fantôme. Je pense que ça doit être très utile notamment pour reprendre un motif à broder.
  • pour remplacer l’appareil à biais, un gabarit cartonné. Comme me l’a signalé l’une d’entre vous, la marque Deer&Doe propose aussi un gabarit de ce style dans ses patrons.
  • un guide aimanté à fixer sur les ciseaux pour couper les marges de coutures, avec la petite vidéo de démo qui va bien (merci Audrey!), à commander sur des sites tels que rasol.
  • une tasse pour y poser les grosses bobines, derrière la mac, afin que le fil se déroule bien.

J’ai vraiment beaucoup aimé vous lire, merci à toutes d’avoir enrichi cet article par vos commentaires, qui donnent plein de nouvelles pistes pour s’outiller! Que vous ayez pris la peine de me citer à votre tour vos astuces et petits outils indispensables a fait de cet article un vrai échange, c’est très agréable… Moi qui évoquais justement il y a peu le  sens unique du blog parfois un peu désarmant, vous m’avez montré que ce n’était pas tout à fait vrai, et tant mieux!!

Bon, et maintenant, voici les résultats du concours, dont le lot a gentiment été offert par tissus.net :

L’heureuse gagnante est Christelle, qui est une débutante, ça tombe impec! Je t’envoie un mail dans la foulée pour te demander ton adresse postale.

J’espère pouvoir bientôt vous proposer un autre concours… A très vite, belle semaine à vous toutes!

Coudre avec le marmot #1 La nihoteuse de Dédé*

*la gigoteuse de Bébé

Parmi les chouchous de mon fiston, il y a Doudou, Nounou, Petit Mouton, Hipo, Madame Girafe, et… Dédé. Bon, j’avoue, ça fait beau temps qu’il sait dire « Bébé », mais je trouvais tellement drôle lorsqu’il réclamait « Dédé » que je ne peux m’empêcher de continuer à appeler son poupon ainsi.

Dédé, donc, accompagne souvent le marmot à la crèche. Il a sa propre mini-poussette, que le marmot pousse avec grande fierté dans les rues parisiennes, sous le regard attendri des mamies du quartier. Jusqu’à il y a peu, Dédé sortait tirbouchonné dans un lange, qui lui servait de couverture. J’avais plusieurs fois évoqué devant le marmot la possibilité de lui faire une vraie couverture, mais chaque fois, en mère indigne que je suis, je passais à autre chose et j’oubliais ma promesse.

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Tissu tout doux : Bulluberlue ■ Tissu extérieur : Mondial tissu (les petits carrés patchwork)

Dédé : Corolle ■ Gilet de Dédé : bricolage maison

La semaine dernière, alors que nous rentrions de la crèche un soir, mon petit a commencé à me reparler de l’histoire d’Ernest et Célestine, que nous racontons souvent au coucher en ce moment. Je suis quasiment certaine que vous connaissez toutes Ernest et Célestine, je ne vais donc pas (trop) m’étendre sur le sujet. L’histoire que nous lisons tant est « Ernest et Célestine ont perdu Siméon ». Eh oui, le pauvre doudou de Célestine, Siméon, donc, est égaré dans la forêt par temps de neige, lors d’une promenade, alors qu’il était tirbouchonné, lui aussi, dans une couverture trop grande pour lui. Célestine ne se rendant pas compte que Siméon avait glissé, le pauvre doudou se retrouve seul dans la neige… Lorsqu’Ernest le retrouve, Siméon est tellement abîmé qu’on ne peut rien récupérer d’autre que son bonnet. Heureusement, s’armant d’un fil, d’une aiguille et de chutes de tissu (« Et la machine à coudre de maman! », s’exclame généralement mon fils à ce moment de l’histoire), Ernest s’attelle à la tâche et fabrique pour Célestine un nouveau Siméon. Ouf!

Je vous raconte ça dans les grandes lignes, hein, en vrai il y a moultes petites subtilités, mais bon, même si vous aimez mes égarements, je vais tout de même tâcher de revenir à mon sujet!

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(Oui, je sais, mauvaise position pour les hanches!!!)

Donc, me fiston me racontait ça et moi, ayant été personnellement très marquée par cette histoire durant mon enfance, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le lien entre la couverture de Siméon et celle de Dédé, somme toute pas très rassurante. J’ai donc proposé à mon chérubin de coudre une vrai gigoteuse à Dédé, comme ça, pouf pouf,  en rentrant de la crèche.

Deux secondes après avoir lancé cette proposition, je me suis dis qu’il n’était peut-être pas très judicieux de me lancer, un mardi à 18h30, dans mon premier atelier couture en binôme avec mon fils, comme ça, au pied levé, le repas pas fait et le papa absent (en imaginant que, dans le cas contraire, le papa eût été motivé pour faire le repas, bien entendu) (j’ai l’imagination très fertile). Mais c’était trop tard, le fiston en question, enchanté par ma proposition, en a oublié de marcher sur les rebords des devantures en pas chassés, a parcouru le reste du trajet à la vitesse de la lumière, a filé se laver les mains – on a zapé le bain, ouioui – et mettre son pyjama sans histoires (ça change) (oui, bon, d’accord, je l’ai un peu aidé, il est autonome mais bon, restons honnête, il n’a tout de même que deux ans deux mois), et était devant ma machine à coudre avant que j’ai eu le temps de dire ouf.

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Contrairement à ce que je pensais, tout s’est très bien passé. Il est tellement fasciné par ma machine, par les ciseaux, les aiguilles, les coupons de tissu, qu’il a été sage comme une image et super patient – comme je n’avais rien anticipé, j’ai un peu tâtonné. On a commencé à 18h 50, on a terminé à 19h10, et j’ai fait les finitions (refermer à la main l’ouverture de la doublure, faire la boutonnière et coudre le bouton) après le dîner, une fois qu’il était couché.

Honnêtement, je ne pensais pas pouvoir réaliser un petit projet couture avec lui si tôt. On avait déjà réalisé « ensemble » un petit coussin pour son fauteuil dans l’entrée (là où il s’installe pour qu’on lui lace ses chaussures), mais à part insérer le bourrage, il n’avait pas réellement fait grand’chose. Là, il a vraiment bien participé. Il a choisi le tissu extérieur, parmi un choix très alléchant dans mon stock (tissus à nounours, à hiboux, à voitures, à chenilles,…). C’est moi qui ai coupé, mais ensuite, grâce à la fonction marche/arrêt de ma machine, c’est lui qui a quasiment tout « cousu » (je dirigeais le tissu). Je l’ai installé sur mes genoux, j’ai réglé la MAC sur la vitesse la plus basse, je lui disais sur quel bouton appuyer, il levait et descendait le pied de biche, lançait la couture (que je stoppais avec la pédale), faisait le point d’arrêt lorsque je lui indiquais, bref, il a vraiment tâté de la MAC, et moi j’ai pu en profiter pour sniffer son odeur de petit cou totalement addictive.

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Au final, Dédé a donc enfin sa nihoteuse, et peut désormais sortir sans craindre les courants d’air: elle est même équipée d’un système de capuche amovible en cas de grand vent, qui a beaucoup de succès auprès du petiot… En prime, ça fait un entraînement au boutonnage-déboutonnage pour les petits doigts!

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Je montre peu ce que je fais avec et pour lui ici, en premier lieu parce que je n’ai pas envie de balancer des photos de lui sur internet, mais aussi en partie parce que mon blog a fini par être le seul espace (virtuel, certes, mais tout de même!) préservé de l’invasion du krapouilli – on a aujourd’hui la preuve que ça ne pouvait pas durer éternellement! Et je pensais que ça ne vous intéresserait pas forcément. Après avoir lu les commentaires suite à mon articles sur les 6 ans du blog, j’ai cru comprendre au contraire que vous aviez envie d’en voir un peu plus sur ce sujet. Bon, je ne fais pas non plus des tonnes de choses, mais je réalise qu’on voit très peu de couture pour et avec les petits garçons, qu’il s’agisse des livres de couture, des magazines de couture, ou des blogs de couture. Alors qu’en fait il y a plein de petites choses sympas à faire, totalement mixtes, mais qu’on n’envisage pas pour les garçons! Par exemple, nous avons donc déjà réalisé ensemble son petit coussin et cette gigoteuse de poupon, et je lui ai cousu un porte-bébé afin qu’il puisse se promener avec son nounours contre lui. Ma maman lui a aussi cousu et brodé une adorable pochette pour pouvoir emporter ses petites voitures avec nous lorsque nous voyageons. Et j’ai encore des petits projets en tête : coudre avec lui la « literie » du lit de Nounours, lui faire une petite sacoche pour le guidon de sa draisienne, et refaire l’assise de sa petite poussette, car tous les gamins du quartier ont la même, ce qui est parfois source de conflit au square! (bah oui, tous les parents ont la même adresse de super magasin de jouet, et les poussettes qui ne sont ni rose ni à fleufleurs ne courent pas les rues!)

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Bon, ceci dit, malgré sa couverture, Dédé continue tout de même à se promener à moitié à poil : il possède un gilet (à ne pas regarder de trop près, ahem), mais n’a toujours pas eu la chance de se faire fabriquer un pantalon!! Promis, la prochaine session couture avec le marmot y sera consacrée!

Et vous, vous cousez avec vos petits? Quel genre de petits projets? Vu le succès de ce premier « atelier », je suis friande d’idées!