Les chouchous de la bibliothèque #mai-juin 2016

Avec le loulou, nous allons régulièrement à la bibliothèque. Le nombre d’emprunts est très généreux (jusque 20 documents), et, en grande fan de littérature jeunesse, j’ai du mal à me restreindre… On y passe beaucoup de temps, on y lit quelques livres, on en découvre d’autres, on hésite, on change d’avis, et on repart avec un sac bien rempli. Et après, on se régale!

Évidemment, sur tous les livres empruntés, seuls quelques uns deviennent des Elus, lus, relus et re-relus, s’ajoutant par la même occasion à la liste d’achats définitifs que j’envisage…

C’est de ces belles découvertes récentes dont j’ai envie de vous parler dans cet article, et peut-être dans les suivants (car vous le savez, les livres sont un sujet qui me tient à cœur, alors j’aimerai réussir à faire de cet article le premier d’une rubrique récurrente).

Mon fils a un peu plus de deux ans, et je suis enceinte : il est donc en plein dans une période où il oscille entre l’envie rassurante de rester un « tout petit bébé », comme il le dit lui-même, et celle de s’autonomiser en découvrant le monde, comme un grand.

Les livres qu’il a préféré dans notre sélection sont, sans surprise, en écho avec ces préoccupations!

Les livres « classiques »

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Mes beaux camions, Cécile et Christophe Hermellin

Un joli livre au graphisme simple, avec de jolies couleurs, un texte court mais vraiment bien construit : des onomatopées, des phrases rythmées avec des rimes, et un thème cher à mon petit garçon! Je pense l’acheter aussi en partie pour le boulot, je pense qu’il ravira plus d’un enfant lors du rituel du récit de fin de séance…

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Maintenant je suis grand, Stephen Krensky et Sara Gillingham

Ce livre oppose sur chaque double page une situation « avant », quand le héros était un bébé, et le pendant « maintenant », alors qu’il a grandi. Ça plaît beaucoup à mon fils, qui, selon les jours, me dit être dans l’une ou l’autre des situations! Et moi ça me plaît, car le graphisme est rétro mais assez vitaminé, et que l’histoire valorise l’autonomie et met en lumière tout ce qu’on peut faire quand on accepte de grandir et de se séparer un peu de sa maman… (On touche le coeur du problème actuel, héhé!!)

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Et dedans il y a, Jeanne Ashbé

Aaah, là encore, évidemment, on est au coeur du sujet! J’aime beaucoup Jeanne Ashbé, que j’ai découverte avec « Parti », puis avec les « Lou et Mouf ». Encore une fois, je trouve le livre assez fin, malicieux et plein de surprise. Chaque page est illustrée et comporte un rabat pour découvrir ce qui se cache à l’intérieur des objets, ou du ventre de la maman. Il est divisé en trois chapitres : les choses qu’on peut ouvrir pour voir dedans (valise, cadeau, pastèque), les choses qu’il vaut mieux ne pas ouvrir pour voir dedans (nounours, télévision, ballon), et enfin, « le ventre de maman quand s’annonce un nouveau bébé : on ne peut pas l’ouvrir pour voir dedans, mais… »

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Abris, Emmanuelle Houdart

Une autre auteure dont je suis fan, dans un tout autre genre, que j’ai découverte il y a plus d’un an lors d’un atelier livres à la PMI. J’avais alors acheté sa « boîte à images », qui avait beaucoup plu et interpellé mon tout petit d’alors! Je sais que son style ne plait pas à tout le monde, mais pour ma part je me retrouve totalement dans son monde et son imagerie, plutôt onirique. J’avoue, je lis ses livres autant pour moi que pour mon fils… Dans celui-ci, il est question de la notion d’abri, de protection, qu’on peut retrouver dans les bras (ou le ventre…) d’une maman, dans la compagnie des amis, dans un jardin (palpable ou secret), dans la lecture, etc. J’aime vraiment beaucoup, beaucoup ses illustrations foisonnantes et étonnantes, ses thématiques très personnelles et ses associations d’idées qu’on peut interpréter à plusieurs niveaux. Mon petiot, quant à lui, est très intrigué et fasciné par chacun de ses livres, et me réclame beaucoup celui-là, en se pelotonnant très étroitement contre moi, comme s’il expérimentait lui aussi la notion d’abri (il est aussi en plein dans une période « cabane », le besoin d’être contenu et abrité trouve donc une belle résonance dans cet ouvrage). C’est d’un abord un peu moins facile que les autres livres de ma sélection, et comme chacun des livres d’Emmanuelle Houdart je trouve qu’il est important de le découvrir avec l’enfant, tout en lui laissant interpréter les choses à sa manière…

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Et le soir quand la nuit tombe, Anne Crausaz

On termine avec ce court livre tout doux, beaucoup plus simple, mais lui aussi très poétique. C’est un joli livre à lire avant le coucher, dans lequel on découvre que, la nuit, si c’est l’heure du dodo pour les petits humains, c’est au contraire l’heure du réveil des bébés chouettes, et de la promenade pour les petits hérissons… Une jolie transition avant de partir au pays des rêves.

Les livres sonores

Aaaah, les livres sonores… Je les bénis, je les adore, je les vénère! Ils nous accompagnent durant les trajets en voiture, me permettent de passer des moments tranquilles et câlins avec le loulou tout contre moi, tous les deux en écoute, lorsque j’ai vraiment besoin de faire une pause, et surtout, il les réclame pour les écouter seul sur son petit tapis dans sa chambre… Je mets « repeat » et je suis tranquille pour presque une heure! Plus sérieusement, je trouve ça fantastique à tout point de vue, ça aiguise l’analyse auditive, la musicalité, le sens du rythme, l’autonomisation (il tourne les pages seul, et repère très vite à quel moment il doit passer à la suivante), enfin bref, je suis fan! Je suis totalement anti-écrans concernant les enfants de moins de 3 ans (idéalement 6…), je trouve ce genre d’outil bien plus riche et intéressant, et tout aussi facilitateur pour les parents débordés. Je me souviens avoir moi-même adoré ça étant petite, et je suis ravie de voir que mon fils accroche tout autant que moi.

Evidemment ils ne sont pas tous de qualité, alors, si vous avez des références, je suis preneuse!

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Coco et la confiture / Coco et le tambour, Paule Du Bouchet et Xavier Frehring

Nous avions déjà « Le doudou de Coco », j’avais vu à quel point ça lui plaisait, donc je n’ai pas pris de risque avec ces deux emprunts! Si les histoires sont un peu simples parfois, je trouve l’utilisation des instruments de musique assez intéressante, la voix de la conteuse agréable et bien modulée, et, pour le moment, mon fils est captivé par les récits.

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Bulle et Bob dans la cuisine, Natalie Tual, Gilles Belouin et Ilya Green

Là, on passe au niveau supérieur : les histoires sont plus longues, les illustrations magnifiques, et les chansons prennent la place des interludes musicaux, avec des paroles vraiment chouettes, jeux de sons, jeux de mots, un délice! J’entends mon fils chantonner ensuite ces chansons dans son lit au moment de la sieste, ça me fait fondre… J’avais repéré cette série bien avant sa naissance, mais j’ai attendu patiemment qu’il soit en âge de rester attentif assez longtemps avant de les lui proposer. C’est la première histoire que je teste, et je sens qu’on ne va pas s’arrêter là!

J’avais écrit il y a plusieurs mois un article de ce type que je n’avais finalement pas publié, par peur de ne pas intéresser suffisamment de lectrices… Cette fois, en suivant mon envie de varier mes sujets et de faire de ce blog un journal un peu plus ouvert qu’un blog spécialisé couture-tricot, je me lance, et j’espère que ça vous plaira et qu’à votre tour vous aurez envie de me parler des livres que vous avez récemment découverts avec vos petits… Quant à celles qui ne se sentent pas concernées, pas d’inquiétude, couture et tricot restent au centre de mes préoccupations bloguesques!

Belle semaine à vous toutes!

Le pull poncho

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Patron : Burda 12/2014 ■ Tissu : tissus-de-reve

Décidément, entre kimonos et ponchos, mon cœur balance! Bon, en même temps, j’ai un peu de mal à porter du moulant-moulant au boulot, avec mon ventre qui s’arrondit à vue d’œil… Je compte bien me rattraper durant les vacances, mais en attendant, j’avoue préférer les formes amples, qui ne mettent pas ma grossesse sur le devant de la scène.

Pour le coup, je crois que j’ai même vu un peu trop ample : j’ai coupé mon patron en taille 38 (contre un 36 habituellement), histoire d’être vraiment à l’aise. Effectivement, je suis très, très à l’aise, je pourrais porter des triplés que ça passerait sans doute inaperçu! Bon, l’avantage, c’est que si je choisis de nouveau d’allaiter, je pourrais proposer à mon bébé une tente très spacieuse sous laquelle se sustenter (même si, dans ce cas, le choix d’un tissu blanc n’est pas très réaliste… Celles qui me lisent avec un bébé sur l’épaule en train de rotouiller gaiment leur quatre heures comprendront de quoi je parle).

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Pour tout vous dire, au départ je n’étais pas du tout partie sur ça. Quand Alisson m’a proposé de m’offrir un nouveau tissu parmi le choix de son site, j’ai d’abord regardé son stock de broderies anglaises (qui est plutôt fourni!), ayant dans l’idée de me faire un petit haut droit, sans manches, avec épaules volantées, comme on voit beaucoup pour cet été. Devant le risque de ne pouvoir porter ma cousette que quelques semaines, et toujours dans l’objectif de me coudre des choses qui m’iront aussi après la grossesse, je me suis dit qu’un tissu extensible serait bien plus pertinent. J’ai donc regardé les jersey. Ce petit coton de jersey finement rayé me semblait un bon candidat pour ce type de haut.

Lorsque j’ai reçu le colis, je me suis rendu compte que j’avais surestimé la finesse du tissu, qui est en fait un peu trop épais pour un petit haut type caraco, surtout avec des volants (bonjour le volume de dingue…). J’ai donc refait le tour de mes patrons grossesse-compatibles, et j’ai retrouvé ce modèle, que je voulais tester depuis longtemps : j’ai deux pulls fins de Somewhere qui ont exactement cette forme et que je porte beaucoup, je ne prenais donc pas beaucoup de risques. En plus, avec l’automne qui se prolonge, euh, pardon, l’été qui tarde à venir, c’est typiquement le genre de truc pratique à enfiler le matin, qui ne tient pas trop chaud si finalement le soleil décide de se pointer, mais couvre tout de même tout ce qu’il faut dans le cas contraire.

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Comme j’avais prévu un peu juste concernant le métrage, et que j’ai voulu jouer avec les rayures au niveau des différents empiècements, j’ai dû un peu bidouiller pour arriver à mes fins et caser tout le patron dans mon coupon de 1,70m : le dos est un patchwork de trois parties (le dos droit, et le dos gauche, qui lui-même présente un raccord en bas, si vous regardez plus attentivement la photo ci-dessus, vous ne passerez pas à côté!). Evidemment, je n’aurais peut-être pas eu ce problème si j’avais eu la bonne idée de couper ma taille habituelle…

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Concernant la réalisation en elle-même, je n’ai rencontré aucune difficulté particulière. Le jersey étant assez épais, il a été très facile à couper, puis à coudre, surtout avec une machine tout à fait adaptée à ce genre de matière. Les modifications amenées au patron sont vraiment minimes :

  • j’ai tout rallongé de 10 cm : le patron est vraiment court, ce qui peut-être mignon avec une silhouette « normale », mais les ceintures en jersey des pantalons de grossesse n’étant pas ce qu’il y a de plus sexy, j’ai préféré être sûre de ne rien en laisser voir…
  • j’ai creusé l’encolure. Etant donné qu’il s’agit d’une pièce assez imposante, unie, blanche, et que le volume de ma poitrine a largement augmenté ces derniers mois, il me paraissait très peu judicieux de conserver le col bateau d’origine…
  • Au lieu de faire un simple ourlet à l’encolure, ce qui aurait été adapté sur un col bateau, j’ai coupé une bande de biais et ai fini l’encolure de façon plus conventionnelle. Je trouve ça plus propre.
  • A noter : le modèle n’est pas particulièrement prévu pour être réalisé en jersey. Dans le cas d’un tissu non-extensible, deux fermetures à glissière invisible sont cousues dans les coutures des manches, afin de pouvoir les enfiler : ici, je les ai zappées, vu que j’ai veillé à utiliser mon jersey dans le sens extensible sur les manches.

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Bon, eh bien, voilà tout, je crois! J’ai bien conscience que je ne vous présente pas là une pièce hyper originale ni hyper séduisante, mais plutôt un bon basique qui a de fortes chances d’être usé jusqu’à la corde : c’était mon but en le cousant. Je sais que je pourrais le porter jusqu’au dernier jour de ma grossesse, et encore après. En terme d’associations, il va aussi très bien sur mon unique jupe de grossesse, droite, courte, mais je pense que je le porterai aussi avec plaisir cet été sur des robes (nos vacances d’été seront normandes, alors je pense qu’il sera un bon compagnon pour réchauffer des épaules dénudées!).

En parlant de robe, c’est normalement la prochaine cousette que vous devriez voir par ici, enfin, si le soleil se décide à venir…

Bon dimanche à toutes!

Monsieur n’a pas fait de commentaire, il paraît que j’ai été trop frontale, et comme il sait que ses reparties finissent généralement ici, il se méfie dès que je lui montre une nouvelle fringue!! Cependant, je doute qu’il aime… Voyez-vous, c’est un homme très classique, donc un truc informe même pas décolleté et qui ne se porte pas jambes nues ne présente généralement qu’un intérêt très relatif à ses yeux!

(Et sinon, sans aucun rapport, si l’une d’entre vous a une référence d’un bon anticernes couvrant, facile à appliquer et bio, je suis preneuse… Et oui, je sais, ce n’est qu’un début!)

(Il y a longtemps que je n’ai pas pris le temps de répondre individuellement à vos commentaires : j’espère y remédier très rapidement!)

La tunique des vendredis

Avant toute chose, je vous remercie énormément de tous vos petits mots de félicitations concernant l’annonce de notre deuxième bébé! Je pense que le rythme du blog se trouvera de nouveau perturbé cet automne et l’année qui suivra, mais en attendant, je me sens pleine d’envies et d’allant, notamment en ce qui concerne la couture, le tricot et la déco! Alors profitons-en! (ça ne durera peut-être pas… J’ai fait la sourde oreille aux gens qui me disaient qu’une grossesse avec un premier enfant déjà là était bien plus fatigante, je suis partie sous les chapeaux de roue en prétextant que je n’avais aucun problème particulier, mais là, hum, je sens qu’il va falloir que je me calme un peu…)

Allez, aujourd’hui, pour rester dans le thème, on va parler couture pour les petits, mais pour mon « grand petit »!

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Depuis que j’ai annoncé ma deuxième grossesse, j’entends beaucoup de gens de mon entourage me souhaiter d’avoir une petite fille. Cette remarque est souvent enrichie par un « Tu pourrais lui coudre plein de petites choses! », qui a le don de m’énerver un chouïa…

D’où mon interrogation : c’est impossible de coudre pour un petit garçon?…

Bon, force est de constater que l’offre de patrons est assez pauvre pour les garçonnets, et souvent répétitive (voir même inexistante : je suis régulièrement scandalisée par les pages « enfant » de Burda, qui semble considérer que non, c’est impossible d’imaginer de jolies choses pour les garçons!). On tombe vite dans les pantalons 5 poches hyper compliqués, ou les chemises, pas plus rapides à réaliser, ou encore les joggings en jersey, qui sont, certes, super confortables, mais pas forcément très ludiques à coudre. J’habille mon fils de façon avant tout pratique: je veux qu’il puisse se salir à loisir, sauter et ramper partout sans être entravé, bref, avoir une liberté de mouvements maximale. Et puis, toutes ses fringues passent à la machine et au sèche-linge, donc doivent être très résistantes. Et j’agirais de même avec une fille, bien entendu. Alors, passer des heures sur un vêtement qui va être déchiré, sali, usé, et trop petit en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je passe mon tour! D’où l’absence de couture pour mon fils durant ses deux premières années: je trouvais les vêtements du commerce très bien pensés, costauds, et j’arrivais à trouver des petites choses dans mes goûts. Je commence seulement à avoir envie de coudre pour lui, simplement parce qu’il se salit moins, qu’il se tient debout et sait marcher (donc n’a plus besoin d’être en tissus souples tout le temps)… et grandit un peu moins vite. Néanmoins, les tenues que j’affectionne le plus pour lui (pour des raisons de praticité toujours) se composent souvent d’un joli t-shirt en jersey et d’une salopette: je n’ai absolument pas l’intention de lui composer un dressing 100% fait-main.

Seulement, plus il grandit, et moins les propositions du commerce me plaisent. A part Monoprix et Petit Bateau (pendant les soldes…), il est difficile de trouver des vêtements pour garçon qui ne soient ni de mauvais goût, ni trop « petit mec », ni carrément BCBG.

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(Oui, ses fringues passent au sèche-linge, mais rarement sous le fer à repasser, hum…)

Mon fils est un « vrai » petit garçon, qui parle et chante fort, joue aux voitures dans tout l’appartement, reste hypnotisé devant les camions poubelles, et escalade le canapé « comme Félicie » (mais en fait, peut-être que les « vraies » filles font ça aussi?!), mais il a aussi un caractère très doux et câlin, et j’aime l’idée que son aspect vestimentaire véhicule aussi cette image de lui (exactement comme ce que j’essaie de faire percevoir de moi à travers mon habilement, en fait). Mes goûts personnels vont aussi vers des vêtements classiques, au look un peu rétro, de préférence. Or, à partir de la taille 3 ans, on ne trouve plus guère que des choses très criardes dans les grandes enseignes.

Alors, j’avoue, parfois, je regarde du côté des patrons fillettes, et j’essaie d’imaginer une version garçon…

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Il semblerait que j’ai choisi de prendre cette photo dans le coin le plus poussiéreux de l’appartement… mais que voulez-vous, entre coudre et aspirer, il faut savoir choisir!!

Dans le dernier numéro « Enfants » d’Ottobre, j’ai repéré direct cette petite blouse, qui fait un peu tablier d’écolier à l’ancienne : elle m’a beaucoup rappelé deux tuniques que j’avais trouvés pour mon fils (au rayon garçon de Monoprix) lorsqu’il était plus petit. Du coup, même si c’est à l’origine un modèle pour fille, le fait d’en avoir déjà vu de semblables dans le commerce pour petit garçon, m’a « autorisée » à lui en coudre un exemplaire.

C’était la première fois que je cousais un modèle de ce magazine, j’ai donc un peu hésité pour la taille à choisir. Mon fils est très fin mais très grand, du coup le report de ses mesures dans le tableau des tailles ne donnait pas grand’chose de cohérent, en gros, il était entre le 80 et le 92 cm en largeur, tout en mesurant 94cm. J’ai donc décidé de couper mon patron en 92, mais pour les prochaines cousettes pour lui, j’opterai pour le 98cm, en me basant sur les conseils de Tiphanie (qui a fait des trucs adorables pour son garçonnet, dont plusieurs patrons ottobre, ça tombe bien!).

J’avais trouvé le magazine à Cora, lors de mon dernier séjour chez mes parents : fatale coïncidence, Mondial Tissus est juste à côté! Armée du magazine, je m’étais donc rendue chez eux, où la collections de motifs pour les enfants m’a bel et bien fait tourner la tête… Je suis repartie avec ces deux tissus assortis, mais bien plus encore (en fait, de quoi faire toute la déco textile de la chambre « des enfants »!). Et depuis, j’ai découvert qu’ils avaient un site en ligne, ce qui a définitivement signé ma perte et celle de mon budget…

Une fois rentrée à Paris, j’ai recopié le patron et coupé le tissu avec l’aide de mon petit assistant, très excité à l’idée que je couse quelque chose pour lui, et j’ai cousu la tunique en 2-3 siestes, sans encombre. Les explications sont claires, le modèle simple, j’ai pris mon temps pour faire de belles finitions, et surtout, j’ai savouré les boutonnières automatiques qui m’ont permis de donner un rendu impeccable au dos (les boutons sont un peu dépareillés car issus de mon stock: mais je trouve que ça ajoute un petit charme!). Je vous ai déjà dit que ma machine à coudre est fantastique?…

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Et puis, comme il me restait encore pas mal de tissu, j’ai profité d’une quatrième sieste pour bricoler une petite baleine assortie! J’avais craqué sur ce patron, trouvé dans un magazine Mollie Makes lors de notre dernier séjour londonien (le magazine est d’ailleurs depuis peu édité en France, vous avez vu? Il est très agréable à feuilleter, mais je trouve les patrons et tutoriels un peu moins intéressants que dans la version originale… heureusement que Monsieur est un habitué de l’Eurostar, je sens que je vais lui confier de petites missions pour ses prochains allers-retours!). Cette petite baleine trouve un écho particulier en moi en ce moment, disons que je me reconnais dans sa forme plutôt rondelette!

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Le petiot l’adore (et dort en ce moment même avec!), mais comme elle est toute petite, il n’a eu de cesse de me demander, depuis que je la lui ai offerte : « L’est où sa maman? » Bref, j’ai compris le message, une version agrandie sera bientôt sous le pied de biche!

Quant à la tunique, elle lui va vraiment bien et il semble la porter avec grand plaisir, mais je sens qu’il ne va pas la mettre beaucoup… Déjà que les filles de la crèche râlent quand je lui mets une salopette (ça complique le change), alors si je leur impose une tunique à boutonner-déboutonner je sens qu’elles vont me détester. Monsieur la trouvant trop « fille », je vais peut-être aussi éviter de lui faire porter les week-ends…

Du coup, ce sera la tunique des vendredis, les jours où j’ai mon fiston pour moi toute seule, na!

Un kimono pour deux

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Tissu: Mondial Tissus ■ Bordure de franges: Mercerie Saint Pierre ■ Modèle: très fortement inspiré du dernier Burda Couture Facile

Je sais ce que vous vous dites en voyant cette photo. Vous vous dites que j’ai trop regardé « Cousu main », mais que tout le monde n’est pas Cristina Cordula, et que le kimono à motifs et à franges, eh bien, hum, comment te dire, Mathilde… c’est pas forcément portable par quelqu’un d’autre qu’une présentatrice brésilienne sur M6 (même si, après vérification, je fais seulement 2cm de moins qu’elle, donc, en terme de « morphologie », je me sens autorisée!).

Je crois bien que vous avez raison. Le kimono fleuri à franges, c’était peut-être pas l’idée du siècle, mais tant pis, j’assume!

En même temps, si j’osais les talons de 12, peut-être que ça rendrait mieux?…

Ah ouais mais là, dans ce cas, je rends mon tablier, euh, pardon, mon kimono!

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Pourtant, je ne vous prend pas en traître, hein, vous aviez noté précédemment mes envies de bohème, de motifs fleuris, de couleurs et de franges. J’avais aussi évoqué les formes amples, droites, larges, enveloppantes, dont j’avais envie de me vêtir en ce moment.

Bon, sur ce dernier point, j’avoue, j’ai fait ma cachottière : je n’ai pas plus envie de me vêtir de formes amples que Cristina n’en a de porter des ballerines. Il ne s’agit pas d’envie, juste d’un réel… besoin.

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Eeeh oui! Sous mon kimono se cache un petit bébé d’automne! Ceci explique mon titre absolument pas fin, qui a dû soulager celles qui n’avaient pas laissé passer ma petite allusion perdue dans cet article: tant de suspense, ce n’était décidément plus tenable, hein?! (d’ailleurs, cette robe est encore largement mettable, comme quoi c’était un super choix de patron!)(faut bien s’auto-congratuler de temps en temps dans la vie, surtout lorsqu’on présente à ses lecrtices un nouveau truc improbable du même acabit que celui-ci…)

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Nous sommes donc deux à loger dans ce kimono, qui est le deuxième d’une série – que j’espère longue – de tentatives de coutures « normales » adaptées à la grossesse. Au programme, donc : du jersey, du jersey et du jersey (ça tombe bien, je ne suis pas très à l’aise avec cette matière, ça va me pousser un peu hors de ma zone de confort), mais aussi des vestes, des robes et tuniques droites et amples, et des accessoires. Tout ça avec l’objectif de pouvoir reporter au maximum mes futures cousettes lorsque le divin enfant aura fait son apparition, plutôt que de les remiser à la cave dans un carton, en vue d’une hypothétique troisième grossesse.

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Parce que, forte de ma première expérience, j’ai pu constater que les patrons spécialement conçus pour cette période sont rarement folichons. On a du mal à choisir la taille, les modèles sont restreints et pas forcément flatteurs, et, comble de la frustration, on ne peut évidemment pas les porter de nouveau après. C’est donc beaucoup d’énergie et de temps perdu, selon moi – même si je conçois tout à fait qu’on ait envie de se coudre des vêtements spécifiques, notamment pour la première grossesse.

J’ai fait le tour de mes patrons, et, dans mes burda, j’ai repéré nombre de tuniques et robes estivales très amples, qui me semblent tout à fait envisageables pour les mois d’été avec un petit ventre rebondi. A condition de prendre une matière suffisamment souple ou élastique, je nourris donc l’espoir de reporter ces vêtements par la suite. Et en septembre-octobre, lorsque j’aurais atteint ce stade (que j’ai l’impression d’avoir déjà atteint, comme quoi l’idée populaire qu’on est visiblement enceinte plus vite la seconde fois se vérifie absolument chez moi), il sera bien temps de renouer avec les vêtements déjà portés en attendant le marmot (grossesse d’automne-hiver, je précise, ce qui fait que je n’ai pas grand’chose à me mettre pour les mois d’été).

Je n’ai pas franchement envie d’investir beaucoup dans l’habillement « future maman ». Ni en temps de couture, ni en achats dans le commerce. Et je ne parle même pas de patrons adaptés à l’allaitement: si je me lance de nouveau dans cette grande aventure (ne jamais dire jamais, notamment en ce qui concerne le domaine de « l’éducation » et du « maternage », que je mets entre guillemets car je déteste ces deux mots), je sais d’expérience que je préfèrerais jouer des superpositions en enfilant une tunique ample sur un petit top basique, pour allaiter pudiquement « par en-dessous », plutôt que de déboutonner ou dénouer un pan de ma robe, sabotant au passage un pauvre patron de couture qui n’avait rien demandé.

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Revenons à notre kimono.

J’ai eu un énorme coup de cœur pour ce tissu, croisé lors d’une virée chez Mondial Tissu. Le motif fleuri, teinté de folklore russe, les couleurs, la matière (une viscose toute douce): tout m’a plu. Je l’ai au départ imaginé en tunique, mais, sans doute sous l’influence cristinastique, j’ai finalement opté pour le kimono. Il faut dire que je fais une fixette sur les kimonos depuis un long moment (deux ou trois étés), sans oser franchir le cap, et que j’avais envie de pouvoir porter ce tissu maintenant et dans douze mois, quel que soit mon périmètre ventral. Ayant eu la faiblesse d’acheter le Burda Couture facile sorti ce printemps, qui comportait justement un modèle simplissime de kimono, je me devais d’aller de l’avant, et de l’entreprendre enfin, ce fichu kimono qui me titillait depuis si longtemps!

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Comme vous le voyez sur cette photo, la coupe n’a rien de subtil : il s’agit juste d’un grand rectangle (le mien fait quasiment la taille de mon coupon, je devais avoir quelque chose comme 1,70m), coupé au milieu pour former une encolure légèrement en V (terminée par des parementures que je n’ai pas pu faire en tissu fleuri, et pour lesquelles j’ai donc utilisé un voile de coton bleu), et cousu sur les côtés. Deux emmanchures sont dégagées, avec des petits ourlets, et les épaules sont froncées sur des élastiques. J’ai eu juste ce qu’il fallait pour pouvoir réaliser une ceinture assortie, mais, vu ma silhouette actuelle, je ne trouve pas que porter le kimono fermé soit très flatteur : la frise du motif et les franges ajoutent du volume au niveau des hanches, et je n’en ai pas franchement besoin en ce moment. Mais je n’exclue pas totalement de le porter fermer dans ma prochaine vie (celle qui comportera deux marmots!).

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Même si mon kimono me plaît énormément sur cintre, et que je suis quasi certaine que j’aurais eu très envie de l’acheter si je l’avais vu dans un magasin, je ne suis pas certaine à 100% de mon coup. Je ne sais pas si c’est l’ajout de franges, qui donnent un beau tombé mais alourdissent et folklorisent peut-être un peu trop la pièce, ou si c’est le placement de la frise, que j’aurais peut-être dû mettre sur les côtés et non pas en bas, ou si c’est juste le concept même du kimono qui finalement ne me convient pas… Pour éclaircir ce dernier point, j’ai prévu de coudre un deuxième exemplaire de ce type de vêtement, peut-être un peu plus sobre, pour me familiariser avec l’idée.

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Pour tout vous dire, je suis un peu intimidée par cette grande pièce peu discrète… D’ailleurs, je n’ai pas encore osé la montrer à Monsieur, et encore moins à ma soeur, car c’est typiquement le genre de truc qui va me valoir une remarque aux références douteuses venant du premier, et teintée d’ironie sarcastique venant de la deuxième – je ne manquerai cependant pas d’ajouter leurs saillies en fin d’article une fois que je les aurais récoltées, mais je préfère les prendre en traître en portant mon kimono de façon tout à fait innocente, un jour qui n’a l’air de rien, pour avoir leur avis « brut » et sans filtre, plutôt que de l’exhiber en demandant : « Qu’est-ce que tu en penses?… »

Du coup, à vous, je l’exhibe, un peu intimidée et pleine de trac, et vous demande, comme à une bonne copine : « Qu’est-ce que vous en pensez?… »

Et si vous voulez voir une utilisation moins risquée de ce tissu, mais que je trouve absolument adorable, allez jetez un coup d’oeil à la petite jupe russe de Cé!

Et pour finir, parce que je sais que vous allez me poser la question, « c’est » pour la première quinzaine du mois d’octobre, et ouioui, on aura l’occasion d’en reparler! ♥

La vraie vie #12

Ah, le joli mois de mai… Ici, on profite des longs week-ends pour s’évader (pas trop loin, mais suffisamment pour avoir l’impression d’être parti dix jours!), pour ranger, jardiner, créer, se reposer…

Quelques images de la semaine écoulée, pour tenter de capturer un peu plus longtemps tous ces bons moments… jusqu’aux prochains!

la vraie vie mai

Lundi: rentrer d’un week-end bien rempli, entre Bourgogne et Isère, tôt le matin, et savourer l’apaisement du train avant d’enchaîner le retour en bus à la maison, puis la crèche et le boulot l’après-midi… Les retours à Paris me paraissent parfois tellement violents… ■ Mardi: prendre le contrepied, et décider de regarder le quotidien parisien avec les yeux d’un enfant: prétexter une visite chez Tissu Reine pour prendre le Montmartrobus, admirer le Sacré-Coeur, descendre par le funiculaire, faire une glissade sur le toboggan en bas, et monter dans l’ascenseur du magasin qui comporte un petit banc. Bref, plein de choses absolument fantastiques!! ■ (Mercredi: pas de photo de cette journée, seule que je passe entièrement au boulot… Juste acheter une jolie plante grasse en rentrant le soir à la maison, pour mettre de la couleur et de la verdure dans la salle de bain!) ■ Jeudi: aller à une réunion le matin dans un quartier que je ne connais pas, découvrir de belles façades et pique-niquer dans un square, au soleil, en solo… ■ … et acheter le dernier Camille Jourdy (que j’ai découverte suite au film Rosalie Blum) en passant devant une librairie, le commencer dans le métro et ne pas réussir à décrocher avant la fin! (vous voyez sur la photo que je ne suis pas seule à être accro!) ■ Vendredi: NOTRE journée! Installer le petit jardin d’aromates sur le balcon, et voir les yeux fiers et ravis de mon petiot… ■ … et prendre un peu de temps pour coudre pour moi pendant la sieste. ■ Samedi: ranger, trier, faire un peu de vide, réorganiser, et essayer d’optimiser encore mon espace couture en rangeant mes coupons ■ Dimanche: rejoindre des gens aimés à Giverny, visiter le jardin de Monet, s’extasier devant les harmonies de couleurs, et se promettre de revenir un jour, en semaine, lorsqu’il n’y aura « personne » (parce qu’un dimanche de long week-end de printemps, heu, comment dire… c’était comparable à la ligne 13 aux heures de pointe, alors, pour profiter pleinement d’un beau jardin, c’est compliqué!)

Allez, on repart demain pour une nouvelle semaine, en se disant déjà : « Vivement le week-end prochain! » (et cette fois le nôtre sera Normand!)

Et de vôtre côté, qu’avez-vous aimé de votre semaine?