Ohé Matelot!

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Modèle, fil et bouton : Phildar (modèle 26, catalogue 131)

Oui, je sais, encore des rayures! Non contente de les arborer sur moi, j’en bariole aussi le marmot! Il faut dire que c’est un motif assez courant dans le vestiaire des petits garçons (qui n’est pas très varié, nous en avions déjà parlé ici), et j’avoue avoir un gros faible pour toutes les tenues qui rappellent, de près ou de loin, les costumes marins un peu rétro (même si, là, il s’agit plutôt d’une forme très actuelle!). Je trouve que ça va très bien à mon blondinet, alors, pour le printemps-été, je ne vois pas pourquoi je m’en priverai!

J’avais d’ailleurs remarqué il y a plusieurs semaines, lors d’un pique-nique, que de nombreux spécimens masculins, de tous âges, étaient vêtus de rayures: je ne suis donc pas la seule à trouver ce motif adorable sur les mecs et mini mecs (je trouve Monsieur particulièrement séduisant en marinière, lui aussi, par ailleurs!).

Concernant ce petit gilet, je n’ai pas grand’chose à en dire, si ce n’est que j’ai mis un temps fou à le tricoter, et plus encore à le finir. Il est simple, mais se tricote en 3 et 3,5, et se compose tout de même de plusieurs parties (dos, devants, poches, capuches, bandes de côtes): l’assemblage et le rentrage des fils m’a donc pris un certain temps! J’ai utilisé le fil du modèle, composé à 50% de coton, 50% d’acrylique, et je le trouve très agréable à tricoter, et sans doute à porter. Il est frais, souple et ne se dédouble pas. Le gilet est donc impeccable pour cet été un peu frisquet, et sera encore porté avec plaisir cet automne sur un t-shirt à manches longues.

J’ai hésité pour la taille: mon fils a 2 ans et demi, porte du 3 ans du commerce, et les catalogues Phildar Enfant proposent souvent des tailles 2 ans et 4 ans… Rien entre les deux. Sachant que mon blondinet est plutôt grand mais très fin, j’ai donc opté pour la taille 2 ans, en rallongeant légèrement le corps et les manches. Le résultat est parfait! Sur les photos qui suivent, il paraît un peu court, mais c’est parce que le short a tendance à descendre, ce qui donne cette impression…

Gilet marin capuche

Évidemment, je manque totalement d’objectivité, mais je trouve mon fils absolument craquant avec ce petit gilet! Lui-même semble être très à l’aise dedans, et il a adoré me voir le tricoter et le coudre, et prendre forme sous ses yeux (je rentabilise l’heure du bain, souvenez-vous! Ça va d’ailleurs me faire bizarre de ne plus pouvoir profiter de cette parenthèse pour tricoter ou crocheter lorsque j’aurais de nouveau un nourrisson à savonner au creux du bras…).

Allez, maintenant, je tricote « pour le bébé », comme il le dit lui-même!

Trouvailles Emmaüs: juillet 2016

Ahah, cette rubrique-là, vous l’aviez presque oubliée, hein? Il faut dire que la dernière remonte à janvier 2014, comme par hasard juste avant l’arrivée d’un certain Petit Monsieur… Faut croire que ça chamboule les habitudes, ces petites bêtes, hein! Enfin, on aime ça puisqu’on recommence!!

Plus sérieusement, même avant la naissance du marmot, j’avais sévèrement ralenti mes achats de brocante. Nos déménagements successifs m’avaient à chaque fois amenée à faire des tris, l’envie de vivre dans un univers un peu plus épuré m’a aussi poussée à réfléchir davantage avant d’acheter, et la naissance de mon fils n’a fait que renforcer la rareté de mes virées brocantes et emmaüs.

Depuis que nous sommes vraiment chez nous, je vois revenir l’envie de faire les brocantes et vide-grenier, car, au fur et à mesure de notre installation, je vois davantage ce dont j’ai envie en matière de déco, d’ameublement et d’équipement. Malheureusement, comme j’aime chiner seule (Monsieur ne partage absolument pas mon amour des vieilleries, même s’il le supporte stoïquement, et mon fils n’a pas la patience de m’accompagner durant des heures dans les brocantes…), les occasions se font très rares: généralement je n’y vais que lorsque je suis chez mes parents. Et là, à chaque fois je vois des meubles magnifiques qui conviendraient parfaitement à notre appartement, mais je suis freinée par le transport, et souvent par le ponçage et la rénovation desdits meubles (même si on a beaucoup d’espace dans notre appart’, je ne sais pas comment gérer le problème de la poussière qui se pose forcément quand on ponce…). Comment faites-vous, vous autres parisiennes ou citadines passionnées de broc’?

La dernière fois, par exemple, j’ai vu l’armoire PARFAITE pour la chambre des enfants. 80€, en super état, le format idéal, juste besoin d’un petit coup de papier de verre et de pinceau. Mais voilà: comment la transporter jusque Paris (j’aime particulièrement les meubles qui ne se démontent pas, évidemment), et ensuite, où la poncer?? Allez, je vous la montre, histoire de retourner le couteau dans la plaie:

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Voilà. J’espère que cette beauté file des jours heureux chez ses nouveaux propriétaires. Snif.

Ce que j’ai acheté est donc beaucoup, beaucoup plus modeste. Ça tient dans une valise, ça peut prendre le train, ça pèse moins de 1kg.

Une robe Cacharel vintage, 5€.

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Elle est en coton créponné blanc cassé, toute légère et toute fraîche, idéale pour l’été. J’ai juste à décaller les bretelles, et je devrais même pouvoir la porter maintenant avec mon gros bidon. On ne voit pas bien sur la photo, mais il y a un très joli jeu de panneaux froncés, ce n’est pas un simple jupon avec des volants superposés…

Deux livres pour cultiver ma verte menotte, 3€.

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Ils sont à destination des enfants, mais contiennent plein d’infos et d’idées que je n’avais jamais eues, et sont dans mes thèmes de prédilection! Je vais donc d’abord les utiliser pour mon propre chef, et lorsque le marmot sera grand (et le petit poussin sorti de son oeuf…), je les lui donnerai.

Une belle nappe carrée Comptoir de Famille, et une petite taie d’oreiller, 2€.

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La nappe est rebrodée et frangée, elle est impeccable pour les petits déjeuners et goûters sur notre mini balcon. La dame d’Emmaüs m’a en fait donné la petite taie d’oreiller: j’ai craqué pour le colori un peu vieillot et le motif, je ne sais pas si je vais l’utiliser telle quelle ou la remanier pour en faire autre chose.

Et voilà, c’est tout! Ça a du bon, économiquement et encombresquement parlant, de chiner loin de chez soi et sans véhicule personnel, hein!!

Et vous, des brocantes cet été? Des trouvailles intéressantes? Des bons plans pour rénover des armoires proprement dans un appartement?… (Au cas où je retrouve une beauté pareille…)

Je m’excuse de mes photos et de ma mise en page un peu maladroite: notre appartement est en travaux, j’ai donc eu du mal à trouver des endroits non bâchés pour les photos, et notre ordinateur étant calfeutré j’ai tout fait de mon téléphone. D’ailleurs, je retourne de ce pas à ma serpillère… Ça en fait, de la poussière, les changements de fenêtres!! (Mais au moins on aura enfin chaud cet hiver!)

La robe des vacances

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Patron: Burda 03/2012 ■ Tissu: tissus.net ■ Coton pour la ceinture : Bergère de France

Bon, vous êtes rassurées, vous ne m’avez pas totalement perdue entre deux romans et trois albums jeunesse, ce blog n’est pas encore devenu un blog lecture! Je n’ai pas décidé de passer l’intégralité de mes vacances à lire sur une chaise longue au soleil (même si cette perspective est franchement très tentante…), nonon, les aiguilles, le crochet et la machine à coudre travaillent bon train… mais à mon rythme, c’est à dire celui d’une femme enceinte qui ne se met pas la pression et profite avant tout des bons moments offerts par les vacances et le beau temps, en plaçant une petite sieste par-ci par-là de temps en temps!

Cette robe, je regrette justement de ne pas l’avoir terminée à temps pour la mettre dans ma valise de vacances la semaine précédente : nous étions en Normandie, dans un petit village adorable, et avons eu un temps magnifique. J’aurais porté cette robette avec grand plaisir pour parcourir la plage, les pieds dans l’eau… Bon, rassurez-vous, j’avais d’autres choses à mettre dans mes bagages, hein, je ne suis pas partie en petite culotte!

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Mais tout de même : cette robe est si confortable qu’elle a toute les chances de devenir un incontournable de ma garde-robe. Et la bonne nouvelle, c’est que je pourrais la porter aussi après la grossesse : encore une fois, j’ai opté pour un patron « normal », mais le jersey me permet de l’étrenner même avec mes rondeurs actuelles. J’aime ses épaules dégagées, son encolure flatteuse, sa longueur qui permet de s’assoir au bord du bac à sable du square sans dévoiler au monde la petite culotte précédemment citée, et surtout, ce tissu!

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Il s’agit de nouveau d’une collaboration avec tissus.net – je suis très gâtée, je trouve, alors j’espère que cette robe fait honneur au tissu reçu! Au départ, j’étais partie sur un jersey style marinière plus classique, avec de larges rayures marine et blanches, mais il est hélas en rupture de stock depuis un moment. J’ai alors choisi celui-ci, un peu par défaut, et, finalement, je ne le regrette pas : il est plus lumineux, plus original et plus frais que celui que j’envisageais au départ (même si je compte toujours me faire une autre robe marinière avec du marine et du blanc! Peut-être l’été prochain!).

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Dans le souci de pouvoir reporter cette robe après ma grossesse, j’ai choisi de couper ma taille habituelle. J’avais un peu peur que la robe soit vraiment trop moulante : comme je vous l’écrivais précédemment, si au travail j’ai pris soin de porter des vêtements qui laissaient le doute planer mais n’affichaient pas franchement mes formes de femme enceinte, maintenant que je suis en vacances, j’aime assumer ma silhouette de future maman – tout en restant dans les limites de la décence, bien entendu. De toute façon, l’avancée de la grossesse et la croissance du petit poussin ne me laissent plus beaucoup de possibilités d’être discrète sur le sujet! Finalement, la robe est certes près du corps, mais je la trouve largement acceptable… Non? Et l’été prochain, elle sera impeccable sur mon corps fraîchement remusclé et tonifié par les heures de yoga et de fitness que mes deux petits anges m’auront évidemment  laissé le loisir de pratiquer quotidiennement.

Hein? Quoi? Je rêve? Pfff, z’êtes pas sympa de balayer mes illusions comme ça!

Plus sérieusement, suis-je la seule ici à avoir envie de me mettre VRAIMENT au sport uniquement lorsque je suis enceinte? (et donc dans l’incapacité de réaliser cette ambition, zut alors, c’est ballot, ça!!)

Pardon, je m’égare!

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Je n’ai rien modifié au patron, si ce n’est que j’ai zappé le côté asymétrique du bas. Je n’étais pas convaincue à la base, et sur une silhouette de femme enceinte, je pense que ça aurait été franchement de mauvais goût. J’ai aussi oublié les poches, mes hanches n’étant pas la partie de mon corps que je préfère, je n’ai aucunement besoin de me rajouter de l’épaisseur à ce niveau – surtout en ce moment. Pour le reste, je n’ai pas dévié d’un iota!

Pour compléter la robe, un peu trop simple à mon goût et dont le potentiel « chemise de nuit » m’apparaissait assez élevé, j’ai bricolé une ceinture en faisant une cordelière avec du coton trouvé chez Bergère de France (coton nature coloris roc: parfait pour ce type d’usage!), car j’avais envie de rappeler le côté marin des rayures… Je me suis bien amusée à tordre mes 5 brins de 7m50, mais le résultat rend assez bien, je trouve.

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Voilà, vous avez donc sous les yeux ma robe doudou de l’été! Je me questionne juste sur la longueur : Monsieur et moi en avons longuement débattu, sans réussir à trancher. Même si c’est une longueur très facile à vivre, je ne suis pas sûre qu’elle soit la plus flatteuse. Sans doute aurait-il mieux valu qu’elle soit carrément plus longue (en mode « sportive en basket », selon Monsieur), ou carrément plus courte. La première option n’est pas envisageable (pas assez de tissu pour faire un rajout), mais la seconde pourra être repensée plus tard… Avez-vous un avis sur la question? Cette longueur sous le genou vous choque-t’elle? J’avoue qu’actuellement, moulante, décolletée ET courte, je trouve que ça fait un peu beaucoup pour une seule pièce. Peut-être la raccourcirai-je l’été prochain, lorsque j’aurais moins… « d’attributs féminins » à dévoiler en haut?!

Et quand je vous dit que c’est une vraie robe doudou qu’on a pas envie de quitter, voyez vous-même, je ne suis pas la seule à le penser, Félicie a bravé tous les dangers pour essayer de se l’approprier!

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Ps: les photos de cet article sont dédiées à Véro, lectrice de ce blog qui se reconnaîtra, avec qui j’ai échangé à propos de chapeaux et bérets, et qui m’a sans le vouloir donné l’idée d’associer une de mes capelines à cette tenue! ☀

L’avis de Monsieur : épaules dégagées + joli décolleté + forme près du corps = sans surprise, un Monsieur ravi par ma nouvelle robe!

Lecture : Summer challenge (Mango & Salt)

Je suis le blog de Victoria avec intérêt depuis un peu plus d’un an, et je suis curieuse à chaque fois qu’elle propose un club lecture : je n’y ai jamais participé car le livre proposé chaque mois (après un sondage parmi les participants) ne me fait que rarement envie, et j’ai trop peu de temps à consacrer à la lecture pour m’obliger à lire un livre qui ne m’attire pas… Mais je trouve le principe super, et j’aime découvrir chaque mois le thème choisi.

Pour cet été, Victoria a proposé en début de mois un Summer challenge, où chacun est libre de choisir 5 livres suivant une thématique: je ne suis pas du tout certaine de réussir à lire tout ça, mais finalement, rien ne m’empêche d’assouplir les dates et de poursuivre le challenge au-delà du mois d’août!

Voici les thèmes proposés par Victoria :

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J’ai ajouté un critère à cette sélection : choisir mes lectures parmi les livres que l’on m’a offerts ou prêtés récemment et que je n’ai pas encore lus, bref, pas d’achat de livre exprès pour ce challenge.

Voici donc ceux que j’ai choisi de lire cet été :

1 – Lait noir, Elif Shafak : offert par Déborah, une des jolies amitiés nées de ce blog, ça change de mes habitudes car je lis très, trop peu d’auteurs étrangers. Je suis assez excitée par cette découverte!

2 – Mensonges d’été, Bernard Schlink : prêté depuis un moment par une collègue, le titre le fait rentrer très facilement dans cette sélection.

3 – Dans la main du diable, Anne-Marie Garat : sur les conseils de Marie*, autre lectrice-amie connue grâce au blog, et prêté par ma mère. 1288 pages, hum, je crois que je suis un peu trop ambitieuse… Je sens qu’il va déborder sur septembre, celui-là!

4- Syngué sabour, pierre de patience, Attiq Rahimi : prêté par la même collègue que le numéro 2, et, comme Lait Noir, c’est un livre vers lequel je ne serai jamais allée seule.

5- Miss Alabama et ses petits secrets, Fannie Flagg : bon, là j’ai un peu triché… Ma belle-soeur m’avait offert ce livre à Noël, et un autre ouvrage du même auteur faisait partie d’une sélection précédente du club lecture : ce n’est pas le même titre, mais le même auteur, alors j’estime être presque dans le thème!

Avez-vous lu certains des livres que j’ai choisis?

A mon tour, je suis curieuse de connaître les titres des ouvrages qui vous accompagneront sur la route des vacances… Et promis, le prochain article sera bien davantage créatif!

A la table des hommes – Sylvie Germain

A la table des hommes

 » Il a beau se laver, se frotter, boire et recracher, l’encrassement qu’il éprouve est tenace; il en tombe malade. Pendant des jours la fièvre lui touille la chair qui n’est plus qu’une pâte visqueuse, elle le consume par flambées, son corps ruisselle de sueur. Il exsude sa terreur, son humiliation, sa colère, il s’en délivre comme d’eaux sales. Il se sent peu à peu lavé, lessivé, rincé au-dedans de son corps, soumis à une formidable ablution. Puis la fièvre retombe, s’éteint, il se relève sauf, mais exténué, et privé de son flair formidable. Son odorat n’a pas disparu, mais il s’est amoindri; le monde alentour perd son fort relief olfactif, les odeurs lui parviennent atténuées, et moins nombreuses. Une sensation de faiblesse et de froid l’enveloppe comme si une brume chargée de grésil floconnait sous sa peau.

Ce qui grésille en lui, ce sont les mots. Le peu de vocabulaire qu’il avait acquis s’est disloqué sous le choc de l’agression, puis dissous dans la fièvre, et des lambeaux de vocables flottent dans sa tête, s’y heurtent les uns aux autres. Tous ces mots concassés, il veut les ressaisir, les reformer, les affûter, et surtout les multiplier, il lui faut compenser l’amenuisement de son odorat en s’emparant du langage comme d’un instrument d’exploration des choses et des gens, en faire une faculté de perception, un sixième sens qui ramasse et concentre les cinq autres. Une arme pour comprendre tout ce qui se dit, et ce qui se trame dans ces dires. Il veut aussi pouvoir nommer les choses, les sensations, les sentiments, et plus encore ce qui échappe aux sens, à la saisie immédiate, à l’évidence. Nommer pour prendre à son tour la parole et tenter de survivre parmi ses congénères si imprévisibles, déconcertants, comme il le devient de plus en plus à lui-même. La part d’inconnu en lui ne cesse de s’amplifier, il s’égare dans ses propres méandres. Nommer pour tenter de s’orienter dans ce labyrinthe intérieur semé d’obstacles, de traquenards, de gouffres. Nommer pour grandir, pour lutter, se défendre. Nommer pour vivre. Lorsque enfin il retrouve l’usage de la parole, il demande à apprendre à lire et à écrire. »

Sylvie Germain est un de mes auteurs favoris, une des rares auteures contemporaines dont j’ai lu quasiment tous les livres, et dont je suis l’actualité depuis des années. Son écriture, chaque fois, m’enchante, me fascine, me transporte, m’interpelle, m’envoûte. Si vous ne connaissez pas cette auteure, profitez des vacances pour la découvrir, vous ne sortirez pas indemne de son univers, qui ne peut laisser indifférent.

Je vous donne rendez-vous dimanche prochain pour un autre article lecture, dans un genre différent, mais qui vous devrait aussi vous intéresser!