3 fév

Veste Mona


Patron : veste Mona, la Maison Victor janvier-février 2015 ■ Tissu : tissus.net

Cette veste est la conjugaison de deux nouveautés pour moi : il s’agit, d’une part, d’un patron « La Maison Victor », et d’autre part, d’un tissu commandé sur internet, chose à laquelle je n’ai habituellement jamais recours.

Parlons d’abord du patron.

Depuis que le magazine « La Maison Victor » paraît en kiosque, j’ai acheté tous leurs numéros. Le premier par curiosité. J’avoue avoir été un peu déçue, et eu, de prime abord, l’impression que la forme (très jolie) primait largement sur le fond (patrons un peu simplistes). J’ai tout de même persisté, car la lecture d’un magazine de couture moderne, jeune, édité dans du beau papier, avec une belle mise en page, et des articles variés en plus des patrons, était trop plaisante pour ne pas être encouragée. Et je me félicite d’avoir continué mes achats de ce magazine, car, numéro après numéro, je suis de plus en plus charmée par les patrons.

Jusque maintenant, Burda était mon unique petit plaisir couturistique mensuel. Désormais, la Maison Victor vient lui faire sérieusement concurrence (même si, pour moi, la complexité des patrons, l’attention aux détails et le rapport quantité-prix n’ont rien à voir). Je l’achète le jour même de sa sortie (parce que ma buraliste n’en a que trois numéros), je le caresse toute la journée sans l’ouvrir, et, quand vient le soir et la tranquillité tant espérée, je me délecte de sa lecture en buvant une bonne tasse de tisane. Et pour faire durer le plaisir, je lis quasiment TOUT (même la dernière page avec la traduction des abréviations. Oui oui.). Et ensuite, j’attends désespérément la prochaine sortie.

Sauf que, jusque là, je n’avais jamais cousu un seul des patrons. Je crois que j’aimais tellement regarder ces magazines, que j’avais peur de me rendre compte que les patrons étaient nuls, les explications foireuses ou les tailles inadaptées. Sauf qu’au bout d’un moment, il a bien fallu que je me lance, histoire de désacraliser Victor et de voir ce qu’il avait vraiment dans le bide.

Eh ben, mes ami(e)s, Victor me semble avoir de bien belles entrailles!

J’ai choisi un patron simplissime pour commencer, parce qu’il est tout à fait adapté au temps dont je dispose en ce moment pour la couture.

Le petit texte introductif vantait un travail de couture réduit au minimum : il ne s’agit pas d’un mensonge, la veste peut être coupée et cousue en un après-midi (il m’en a fallu trois, par petits morceaux). Selon le tissu utilisé, il est tout à fait possible de se passer d’ourlet, et de simplifier la pose de la parementure d’encolure pour avoir un effet effiloché (impossible avec mon tissu), ce qui permet d’aller vraiment vite.

L’autre élément qui m’a permis de coudre rapidement et sans avoir à me servir du découd-vite malgré mes neurones mal branchés, ce sont les explications hyper détaillées et imagées. Franchement, quand on est habituée à Burda et ses explications microscopiques et nébuleuses, se retrouver face à ces belles illustrations claires et précises est juste comme chausser une bonne paire de pantoufles en rentrant à la maison après avoir marché en escarpins durant toute la journée. Vous voyez ce que je veux dire? Tout comme la planche à patron : deux-trois patrons sur la même planche, des couleurs très contrastées, aaaaah, mais quel bonheuuuuur!!! (En fait, l’avantage de coudre beaucoup de Burda, c’est que presque toutes les autres marques de patrons paraissent clairs et explicites en comparaison!)

Quand au patron en lui-même, je vous laisse juger en regardant les photos. Moi je le trouve impeccable. J’ai un peu allongé la veste et fait un ourlet, mais pour tout le reste, j’ai suivi à la lettre les indications. Je trouve que la veste tombe bien, et il y a juste ce qu’il faut de petits détails (que vous ne voyez pas à cause de mon tissu un peu chargé) : de jolies découpes, des surpiqûres décoratives, et des pinces sur les manches au niveau des poignets. J’ai opté pour la taille 36, en suivant les conseils de Lathelize, qui m’avait dit que les patrons taillaient grand. ce qui est vrai, surtout que mon tissu est plutôt souple – j’avais envie d’un truc assez ajusté.

Je pense refaire ce patron avec d’autres tissus, car le rendu et le style peuvent être vraiment différent selon l’étoffe choisie, et la forme va aussi bien sur une tenue féminine avec jupe et collant, que sur un jean.

Maintenant, parlons du tissu.

J’avais été contactée il y a plusieurs looongs mois par Claire, qui travaille pour le site Tissus.net, et qui me proposait un partenariat.

Etant donné que je n’ai aucunement l’intention de me faire de l’argent avec mon blog, nous sommes tombées d’accord pour qu’elle m’envoie un coupon de tissu de mon choix, avec les éventuelles fournitures, afin que je vous parle de tissus.net dans l’article auquel mon ouvrage donnerait lieu.

J’ai été positivement étonnée en recevant mon tissu : il était plus épais, plus chaud et de meilleure tenue que ce que je m’étais imaginé. Et aussi, bien plus beau! Je pensais recevoir un chiné assez fin, et j’ai finalement eu droit à un lainage bien épais aux motifs plus importants. En voyant ça, j’ai changé de projet : j’étais partie sur une veste-manteau, longue, mais il m’a semblé que le tissu serait mieux mis en valeur sur une pièce plus petite.

Qu’en pensez-vous?

Même si je ne suis pas une fan des commandes sur internet (j’ai vraiment du mal à m’imaginer le toucher, le tombé, à voir la couleur réelle), j’avoue avoir été assez charmée par cette expérience, et suis prête à recommencer!

Si l’envie vous vient d’aller visiter ce site, sachez que vous disposez d’une réduction de 10€ à partir de 35€ d’achat en tapant le code FELICIEAPARIS, et ce jusqu’au 20/02/2015. Je re-précise que je ne touche absolument aucune commission sur vos éventuels achats et n’ai donc aucun intérêt à vous pousser à la consommation : j’ai accepté ce partenariat uniquement parce que l’offre du site m’a parue vraiment intéressante et de qualité.

Une petite sélection de choses qui pourraient vous intéresser :

- des tissus pour vestes et manteaux, car l’hiver n’est pas fini! (celui de ma veste n’est malheureusement plus disponible, car j’ai mis un temps fou à honorer mon engagement, et la collection a déjà changé…)

des tissus pour maillots de bain, pour, au contraire, se mettre l’été en tête et oublier le froid!

- des tissus à petit prix, imprimés et pepsy

- des tissus qui donnent envie de se lancer dans le patchwork  et de transformer sa maison en un petit nid douillet et chamarré

- mais aussi de la mercerie et des patrons!

Voili voilou Mesdames! Sur ce, je retourne à mon deuxième patron Victor! Le loulou est de plus en plus intéressé par ce que je traficote autour de ma machine à coudre, il nous arrive donc désormais de passer trois bons quarts d’heure tranquillement à papoter tous les deux, côte à côte, moi cousant, lui m’observant et farfouillant dans les boîtes à trucs que je lui propose. Alors j’en profite!!

(photo prise pendant que je faisais les finitions de ma veste) (Mmmh ce petit crâne tout doux qui sent si bon…)

Bonne journée à vous!

 

L’avis de ma soeur : ma soeur, vous vous en souvenez, a le jugement sans appel et plutôt sévère. Alors qu’elle était en visite chez moi ce week-end, j’ai cependant pris le risque suicidaire de lui montrer cette dernière couture. Non seulement son visage n’a pas cillé (très, très bon point : ma soeur sachant extrêmement bien faire le regard ironique, le regard qui tue, le regard impératif ou encore le regard blasé, le non-regard en devient donc presque regard bienveillant!), mais en plus, elle m’a demandé de… l’ESSAYER!!! Naaaaannn??? Siiiiiiiiii!!

49 commentaires Rangé dans : Couture, la Maison Victor
27 jan

Allô, Marie ?…


Au départ, il y a la lecture avant-hier, complètement par hasard, de ces trois billets de Bikette. Elle établit que deux des patrons de la marque « Aime comme Marie » auraient été recopiés, purement et simplement, sur d’autres patrons déjà existants (Burda et Ryuichiro Shimazaki). Ses articles sont loin d’être une accusation lancée en l’air, elle a vraiment bossé sur la démonstration. Je vous engage à les lire pour vous en faire votre propre opinion.

Mon premier reflexe a été de mettre ça de côté. J’avoue, c’est mon caractère, je suis plutôt du genre à faire l’autruche pour voir la vie en rose. Les attaques, les conflits, très peu pour moi. J’ai donc un peu traîné des pieds avant d’écrire ici à ce sujet.

Et puis, une fois les articles de Tasticottine et Saki lus, j’ai été convaincue qu’il fallait, pour une fois, un peu se mouiller. Et ne pas passer cette affaire sous silence. Parce que ce n’est pas juste de nous prendre, nous, couturières amatrices, juste pour des porte-monnaie sur pattes : on a le droit d’avoir une explication, on a le droit d’avoir une réponse de la part de Marie. Nous ne sommes pas que des clientes, des acheteuses, des parts de marché.

Parce que si ça avait été en sens inverse, si c’était Burda qui était soupçonné d’avoir plagié Marie, est-ce que la blogosphère serait restée silencieuse? Ca m’étonnerait. Pourtant, même derrière le gros patapouf Burda, il y a aussi des gens qui bossent, qui créent, et qui gagnent leur croûte avec ça. Alors pourquoi ce « deux poids, deux mesures »?

Moi, quand j’achète un patron indépendant, j’accepte de le payer le triple de mon fameux Burda mensuel, parce que je sais que, derrière, il y a une fille qui a bossé dur, souvent seule, pour sortir du lot. Une fille qui a parfois enchaîné les nuits blanches pour me proposer, à moi, petite couturière du dimanche, un truc original, travaillé. Que je ne trouverai justement pas dans mon Burda.

Je sais que je suis naïve, mais je garde un espoir qu’il y ait une explication. Que Marie nous dise rééllement ce qu’il en est. Je me dis que ça pourrait être pardonné. Si c’était au tout début, si elle ne pensait pas que sa boîte prendrait une telle empleur, si… si… si… Bref, j’essaie de lui trouver des tonnes d’excuses. Mais pour ça, il faudrait que Marie elle-même prenne la peine de nous expliquer ce qu’il en est.

Allez, Marie, juste un petit mot, ce serait bien…

 

Edit du 28/01 : Un début de « réponse » ici… Mais toujours aucune explication concernant les deux patrons incriminés!

Edit du 29/01 : Dans l’édit en fin de ce même article, la marque se défend d’avoir commis un quelconque plagiat. J’ai donc, pour ma part, eu la réponse que je demandais. Qu’elle m’ait convaincue ou non n’est pas le sujet, chacun est libre d’avoir son avis sur la question…

35 commentaires Rangé dans : Patati patata
21 jan

Pull Charles


Modèle n°5, catalogue Phildar n°94 (2013/2014) ■ Fil Zéphyr, coloris tourmaline

Tiens tiens, j’arrive comme une petite fleur par ici… Pas de récap de l’année écoulée, pas de message pour la bonne année, hop hop, ni vu ni connu j’t'embrouille, on passe à la suivante sans se faire remarquer…

Bah oui, faut croire que j’ai décidé d’adopter le courant slow.

Slow-couture, slow-tricot, slow-bloging, et même slow-mailing (en témoignent les trouze mille mails non lus, ou lus mais laissés sans réponse, qui errent comme des malheureux dans ma boîte)! Pourtant j’ai fait des trucs, hein, j’vous assure, mais plutôt des trucs de déco, ou des trucs pour le petiot, et j’avoue, je n’avais pas une folle envie de me casser la tête à prendre des photos. Les housses de coussins, stores et autre écharpe-renard ne sont pas aisés à photographier, alors j’ai laissé filer, et préféré revenir avec du tricot pour moi, puisqu’à la base c’est plutôt ce genre de thème que j’aime vous montrer (et que j’arrive à peu près à photographier de façon vivante et un minimum harmonieuse). J’ai donc pris le parti de me la couleur douce et de ne revenir que lorsque j’en aurais envie, préférant chahuter avec le marmot, passer du bon temps avec la famille, et profiter de l’hiver pour prendre le temps de transformer notre appartement en un petit cocon hivernal.

Etant donné ma nouvelle addiction pour le sloooow, donc, vous ne serez sans doute pas étonnées de voir que j’ai choisi pour modèle un énooorme pull tricoté avec des aiguilles toutes fines, et dans le point qui monte le moins vite au monde – j’ai nommé les côtes anglaises (une pensée pleine de compassion pour Pied de Biche, aussi sado-maso que moi, bien que pas sur le même modèle…). Un pull que j’ai donc mis dix mille ans à tricoter, étant donné que les plages horaires dont je dispose actuellement sont, aproximativement, entre 19h30 (heure bénie à laquelle le microbe est largué dans son lit, boîte à musique enclenchée et doudou arrimé solidement à la gigoteuse) et 22h (heure à laquelle je m’effondre moi-même, le bavardage de Monsieur* en guise de boîte à musique, et Félicie pour doudou). Entre les deux, il faut ranger un peu le cocon (dingue, ce que ces petites bêtes aiment déplacer les objets, les chaises, les coussins, les plantes, les chaussures, …), se sustenter (je rêve d’une perfusion alimentaire permanente, qui m’éviterait d’avoir à perdre du temps à « cuisiner », à manger, et à faire la vaisselle!) en tentant d’avoir une conversation digne d’intérêt pour Monsieur (« Alooors, aujourd’hui, il a joué à vider le placard de la cuisine… Puis il a fait caca… Ensuite il a dormi… Puis il a mangé… Il a refait caca… Il a encore dormi… »), se laver, se pyjamasser, enfin, tellement de choses énergivores qui font que, quand j’arrive enfin à me traîner dans mon lit, j’ai à peine deux minutes de conscience avant de sombrer.

(oui, c’est la slow attitude jusqu’à la pointe des cheveux, cette année! Un coup de peigne tranquilou le matin, et zou!)

Aaaah, heureusement, il y a les siestes! Les siestes bénies, qui reviennent deux fois dans la journée et durent minimum une heure et demie, aaaah, quel bonheur! Les siestes, grâce auxquelles je peux, au choix, faire des lesssives de bodys (pour qu’il soit toujours bien au propre), mijoter des petits pots à la vapeur (pour qu’il absorbe de bonnes vitamines), passer un coup de balai (pour éviter qu’il ne bouffe les gravillons de la caisse du chat), ou encore, lire le dernier famili (seule lecture à peu près au niveau de mes neurones actuellement). Parfois, ô, miracle, la sieste dure deux heures, voire trois, et là, je peux enfin caser quelques rangs de tricot ou prendre le temps d’enfiler le fil dans ma machine à coudre. Mais guère plus, parce que, si la sieste dure trop longtemps, le marmot commence à me manquer, je tourne en rond, je vais vérifier six fois qu’il respire bien, je prépare son petit plateau pour le goûter, je vais sniffer son nounours abandonné dans le parc, ou tout autre comportement dénonçant un niveau d’addiction beaucoup trop élevé pour ce petit dictateur rose et potelé (faut dire, qui résisterai à son sourire à fossette lorsque je viens le chercher au sortir de la sieste, hein, qui??!).

Heureusement, les deux aprem de halte-garderie enfin décrochés devraient m’obliger à me sevrer progressivement!! Ouuuuf!!!

Hum, je me suis un peu égarée, là!

Ce pull, donc.

Un point pénible et long, mais un niveau de réflexion minimum. Tout droit, jusqu’aux raglans. Deux bandes de côtes, qui ne sont pas assemblées à leurs extrémités, créant deux petites encoches de chaque côté de l’encolure, qui font la discrète originalité de la bestiole. Un fil tout douillet, à l’aspect légèrement feutré et chiné, dans une couleur douce bien nunuche comme j’aime, mais qui présente l’inconvénient de pelucher à peine sorti de la pelote (phiphi forever…). Une ligne un peu blousante, que j’ai dû rallonger de partout (corps et manches), et que je regrette de ne pas avoir encore un peu rallongée.

Au final, un pull passe-partout, qui va sur pantalons, jupe, robes, et qui couvre bien partout où il faut pour avoir bien chaud! Même s’il m’a pris un temps fou, je ne regrette pas de l’avoir fait : il rejoint son comparse de catalogue 94 (décidément un très bon cru) au rang des pulls et gilets parfaitement douillets!

Alors, la slow attitude, vous validez?

Ceci dit, j’espère tout de même réussir à me coudre un petit truc pour moi avant le printemps prochain!

(Oui, chez nous, c’est Monsieur la pipelette!)

52 commentaires Rangé dans : Phildar, Tricot
19 déc

We Are Knitters


Modèle et laine : We are knitters ■ Robe : Audrey

J’ai été contactée il y a un certain temps par la marque « We are knitters », qui me proposait d’essayer l’un de leurs kits.

Celui que j’ai choisi (parmi un choix de trois kit de cols ou snoods) se nomme « Crazy snood », il s’adresse à des tricoteuses de niveau intermédiaire. J’ai opté pour le coloris gris, histoire de ne pas prendre de risque (je déteste choisir sur internet, j’ai souvent de mauvaises surprises concernant les coloris et le toucher).

Une fois mon colis reçu, je l’ai ouvert avec beaucoup de curiosité : le concept de kit m’est un peu étranger, j’ai déjà tout le matériel nécessaire pour tricoter, je ne suis donc a priori pas trop cliente de ce genre de produit. Surtout lorsqu’il coûte ce prix-là… Bon, les kits sont affichés comme étant des produits « de luxe », c’est un parti-pris revendiqué, soit.

Voilà comment se présentait le kit :

Toutes les fournitures sont rassemblées dans un beau cornet en papier craft, assez rigide, bien solide, et qui m’a servi à transporter mon ouvrage dans les différentes pièces de l’appartement au fur et à mesure de sa réalisation.Le sachet contient deux pelotes d’une belle laine méchée, une paire d’aiguilles droites en bois, une aiguille à coudre en plastique, un feuillet contenant les explications,  et une étiquette en tissu à coudre sur sa réalisation une fois terminée.

Petit étonnement : l’intérêt principal du modèle que j’ai choisi réside dans la belle torsade qui chemine le long du snood. Or, il n’y a pas d’aiguille à torsade. En lisant les explications, je constate qu’on me propose d’utiliser un stylo. Bon… Je n’ai pas testé la proposition, car un stylo ne me paraît pas franchement pratique pour réaliser des torsades (une double pointe, c’est tout de même pratique, non?) – j’ai préféré prendre une vraie aiguille à torsade dans mon stock personnel. Ce petit point de détail m’a donc un peu refroidie, étant donné que, dans mon esprit, le principe même du kit est qu’il contient tout ce dont on va avoir besoin pour la réalisation du tricot, ce qui n’est finalement pas le cas ici. Par contre, la grande étiquette à coudre, avec la marque bien visible, n’a pas été oubliée, elle…

J’avoue avoir lu les explications en diagonale. Je sais faire du point mousse, je sais faire des torsades, donc une fois que j’ai eu monté les mailles et pris connaissance de l’emplacement de la torsade, je ne m’y suis plus beaucoup référée. Les explications sont surtout sous forme de texte – il n’y a que deux schémas explicatifs, l’un montrant le snood à plat, et précisant que les mesures sont approximatives (!), l’autre montrant la couture finale à réaliser pour fermer le snood. Aucun encart spécial pour les torsades, ni pour expliquer le point de couture invisible, pourtant décrit dans le texte. La marque insiste beaucoup sur le côté très « connecté », en proposant des vidéos en ligne, et toute une communauté avec laquelle échanger, sans doute pour compléter les explications des modèles. Bon, personnellement, ce que j’aime le plus dans le tricot, c’est le côté hyper apaisant et tranquille, très solitaire, qui me permet, justement, de me déconnecter…

En conclusion, j’ai passé un très bon moment à tricoter mon snood : la laine est très belle et agréable à tricoter, le rendu est plutôt joli, le snood est au final très confortable et douillet, et va avec toute ma garde-robe. Cependant, en toute objectivité, je ne suis pas franchement tombée amoureuse de cette marque, que je trouve un peu trop mode et dont les modèles sont un peu trop simplistes à mon goût. Quant au concept de kit, il est surtout intéressant pour celles qui sont sensibles au packaging… Ca pourrait faire un bon cadeau de Noël pour une copine un peu fashion-victim, qui ne sait pas encore tricoter et pourra facilement apprendre grâce aux vidéos du site, qui sont très bien faites. Pour ma part, je me dis qu’un joli pochon contenant des aiguilles et des pelotes rassemblées par mes soins pourrait aussi bien faire l’affaire…

Très belles fêtes de fin d’année à vous toutes!

 

23 commentaires Rangé dans : Tricot
2 déc

Robe Eve


Patron : République du Chiffon, robe Eve ■ Tissu : Sacrés Coupons

Lorsque j’ai découvert la collection automne de République du chiffon, et que j’ai aperçu ce patron de robe, mon sang n’a fait qu’un tour. C’était Elle! LA robe qu’il me fallait, pour me réconcilier avec ses congénères. Depuis quelques temps, en effet, moi qui étais adepte des jupes courtes et robes près du corps, je n’adopte quasiment plus qu’un uniforme haut-ample-sur-jean-serré. Une façon de camoufler un peu ma silhouette – pourtant peu modifiée depuis ma grossesse, mais tout de même suffisamment pour que je ne me reconnaisse pas encore totalement dans ce corps.

Bref, lorsque j’ai vu cette robe, à la taille appuyée, au décolleté sage mais présent, et aux courbes douces, je suis totalement tombée amoureuse. J’ai commandé le patron dans la foulée, et dès sa réception, j’ai fourré le loupiot dans le porte-bébé et suis partie à l’ascension des trouze mille marche qui me permettent d’atteindre le Graal, de l’autre côté de la butte : Sacrés Coupons. J’ai d’ailleurs découvert au retour qu’il existait un chemin bien plus court et presque plat (on reste à Montmartre, hein, faut pas rêver), que je pense bien emprunter les prochaines fois que le marmot et ses plus de huit kilos m’accompagneront. Et vu que ni la crèche municipale, ni la halte-garderie n’en veulent pour l’instant, ça risque de se reproduire plus d’une fois. Enfin, l’avantage de n’avoir aucun répit (envisager la reprise du travail comme un répit… humhum… C’est grave, docteur??), c’est que j’apprends à devenir hyper efficace en couture (et en épluchage de légumes, et en changeage de couche, et en faisage de tout et n’importe quoi avec une seule et unique main…*) : je réussis désormais parfaitement à coudre dix minutes par dix minutes, moi qui avais auparavant besoin de trois heures devant moi pour réussir à m’y metre… Bon, d’accord, j’ai mis plus d’un mois à terminer cette robe, mais ça, c’est pour une petite raison technique que je vous explique plus bas. Bref, fin de cette parenthèse totalement inintéressante et hors-sujet!

J’ai donc jeté mon dévolu sur un joli coupon de coton/soie, ponctué de quelques petits fils légèrement dorés – que vous ne voyez pas du tout sur les photos, avec le tombé parfait, ni trop raide, ni trop souple, dans une couleur entre le bleu et le violet – pour changer.

Pour cette robe plus que pour tout autre couture, la  préparation a vraiment été primordiale. Pour n’importe quel ouvrage, bien recopier son patron, bien le reporter sur le tissu, avec tous les repères, est indispensable, mais là encore plus. Les enformes doivent parfaitement correspondre pour bien entourer la robe, les plis et pinces doivent être bien face à face, bref, même si le travail en amont est fastidieux, il porte ses fruits une fois qu’on passe à la réalisation à proprement parler. Disons que c’est le genre de robe pour lequel on passe 90% de temps à préparer/découper/bâtir, et 10% à piquer réellement à la machine. Personnellement, ça ne me gène pas, au contraire, j’aime ce travail de précision, qui signifie que le patron est étudié, subtil, avec des détails recherchés. Et c’est vraiment le cas de cette belle Eve.

Le point de bouclette et le fil à bâtir ont été mes meilleurs amis durant toute la confection…

Une fois toute la préparation effectuée, j’ai dû mettre quelques heures (en mettant donc bout à bout les 10 minutes quotidiennes que j’arrive à trouver pour me dégager du temps en ce moment) pour monter l’ensemble de la robe, mais j’ai bêtement buté sur le montage de la fermeture éclair. Je pensais que les enformes devaient se superposer très exactement, en formant une seule ligne, or, avec la technique indiquée par Géraldine, un léger décallage me paraît inévitable. Je ne voyais pas de meilleure solution, je vous assure que je m’endormais le soir en visualisant le montage de ce fichu zip, pour me réveiller le matin avec les mêmes images imprimées sur les paupières. Une véritable obsession. J’ai cherché mille autres solutions, contacté Géraldine, deux autres blogueuses ayant déjà fait la robe, sans obtenir de réponse, et c’est finalement sur T&N que j’ai reçu l’aide dont j’avais besoin. Donc, encore une fois, merci à Threadie, Majo, L’aiguille et bien sûr à Sophie85 pour leur soutien moral et effectif! (j’ai mis les liens plus bas pour celles qui ont réalisé la robe) Grâce à elles, j’ai compris que… la première solution que j’avais comprise était la bonne. Que de temps perdu pour rien… Enfin, le résultat en vaut largement la peine!

J’ai hâte de voir le pas à pas promis par Géraldine, pour voir si je me suis lamentablement plantée ou non; en attendant voici le résultat que j’obtiens :

J’ai cousu le zip au plus loin des dents pour tenter de minimiser au maximum le décallage, mais il subsiste tout de même…

Il s’agit de ma première expérience avec les patrons RDC. Ce n’est pourtant pas l’envie qui me manquait auparavant, mais je n’avais jusque maintenant jamais réussi à me décider pour un des patrons. Le manteau Gérard me plaisait énormément, je l’ai téléchargé et imprimé, mais à force d’en voir tant et tant de versions, j’avoue avoir fait une overdose et renoncé à ce projet. C’est sans doute un peu bête, mais j’aurais eu l’impression de faire l’uniforme de la couturière blogueuse du moment, et toute idée personnelle m’était alors sorti de la tête. L’offre de patrons de couture s’est formidablement élargie ces dernières années (lorsque j’ai commencé à coudre, il n’y avait que Burda, Simplicity et Vogue…), du coup je suis vraiment étonnée de constater, paradoxalement, une sorte d’uniformisation de la blogosphère couture, ce qui me semble un peu dommage – même si le succès des patrons plébiscités est souvent totalement mérité.

Bref, l’heure est pourtant venue pour moi de moutonner à mon tour (je trouverai bien bê-êê-êê-te de me priver de si jolis modèles simplement sous le prétexte que je ne suis pas la seule à les réaliser!) et de céder aux charmes des patrons de Géraldine, originaux, travaillés, et ayant une vraie personnalité qui diffère de tout ce que j’ai vu ailleurs.

Surtout que le patron est parfaitement coupé et étudié : toutes les pièces s’emboîtent très justement, la robe tombe impeccablement (pour vous donner une idée, j’ai cousu une taille 38 pour un 36 burda et un 36-38 du commerce), et c’est tout de même ce qu’on demande en priorité à un patron!

Bon, j’ai tout de même un petit grief contre le livret d’explications…

J’ai encore énormément de choses à apprendre en couture (et je m’en réjouis!), mais je me débrouille : je n’attends donc pas d’un livret qu’il fasse tout le boulot à ma place, entendons nous bien. (même si, ma foi, c’est fort agréable de ressentir cette impression, mais pour ça, on sait à qui s’adresser!)

Cependant, j’aurais aimé que le plan de coupe soit complet (les enformes devant haut, dos bas et dos haut n’apparaissent qu’une fois – sauf erreur tout à fait possible de ma part, vu le ramollissement que ma vie actuelle de femme au foyer fait subir à mes neurones), que je ne m’esquinte pas les yeux en tentant de lire l’écriture jointe aux schémas (à force de lire Popi, je dois avoir perdu l’habitude des caractères normaux…), que le texte ne soit pas coupé en bas de page, et surtout, que les étapes difficiles soient davantage détaillées que les étapes très simples (un seul schéma pour le zip contre 4 pour la poche… pour un patron niveau 4/4, on s’imagine que la pose des enformes sur les poches est relativement maîtrisée, alors que le zip sous patte n’est pas forcément aussi intuitif).

Mais bon, je suis sans doute de trèèèèèèès mauvaise foi car vexée comme un pou de ne pas avoir réussi à me tirer toute seule de ce zatané zip!!! (enfin, sans vouloir dénoncer les autres cancres, il semblerait que je ne sois finalement pas la seule à avoir un peu galéré sur cette robe!) (bon prétexte pour vous donner l’occasion d’admirer d’autres versions)

N’empêche qu’au final, je trouve qu’elle claque à fond, ma robette! Non?

(Notez que, pour les photos, j’ai mis tout ce qui m’est interdit en ce moment : rouge à lèvres, talons, boucles d’oreilles, collants fins… Ces images sont donc très, très, très loin de la réalité. Je rassure toutes les mamans de jeunes enfants qui passent par ici, 99,99% du temps, j’ai plutôt le style de Zézette (on a les références qu’on peut). Mais bon, si on peut même plus faire croire aux lectrices de son propre blog qu’on est TOUJOURS super canon même avec un minimioche qui dégobille sa purée de panais-carottes sur les pulls tricotés main de sa môman, lui arrache les lobes d’oreilles en prenant ses boucles pour des hochets, et lui file tous ses collants en se servant de ses jambes comme d’une corde à noeuds, où va le monde, ma bonne dame!)

L’avis de Monsieur : Monsieur trouve la robe très jolie. Son petit côté blouse est « marrant ». Et le fait qu’il se prolonge jusqu’en bas, « inattendu ». Quant aux poches, pour lesquelles j’avais un doute, Monsieur valide, au contraire. Mais bon, Monsieur était en train de se faire des tartines de mimolette lorsque je lui ai présenté mon oeuvre, il faut donc lui pardonner sa réaction laconique. Non, c’est vrai, quoi, qui aime se faire déranger pendant qu’il mange de la mimolette??!

 

* Oui, ma vie est absolument passionnante en ce moment…

Merci à Marie*, qui a sponsorisé l’écriture de ce billet dimanche soir avec ses cookies dé-li-cieu-se-ment énergétiques!

53 commentaires Rangé dans : Couture, République du Chiffon
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