25 sept

gilet à pans basculés


Modèle n°6, catalogue Phildar n¨94 (automne-hiver 2013/2014) ■ Fil Tornade, coloris Météore

Ca y est.

IL FAIT SES NUITS.

Oui, je sais, ça n’a aucun rapport avec notre propos.

Mais quand même!! Il fait ses nuits, quoi!! Pour de vrai, vous vous rendez compte??

Je sais de nouveau le bonheur de dormir huit heures d’affilée.

Pas trois, pas quatre, non, HUIT! Et même que si je voulais, il me suffirait de me coucher en même temps que lui (soit à 19heures 30) pour dormir DOUZE heures à la suite! Rien que d’y penser, j’en ai des frissons.

Franchement, on m’aurait dit que ça m’arriverait, à moi, il y a encore un mois, j’y aurais pas cru.

Il dort toute la nuit, et il boit des biberons.

J’ai l’impression de renaître.

Youpi tralala tsoin tsoin.

Bon, évidemment, maintenant qu’il fait ses nuits, il fait ses dents. Donc ça fait trois nuits qu’il ne fait plus ses nuits.

Vous suivez?…

Bref, passons.

Cette nouvelle planétairement attendue étant annoncée, nous pouvons désormais aborder le vif du sujet : ce gilet.

Exactement ce que j’aime porter en septembre-octobre, lorsque les jours raccourcissent, qu’il fait noir à 18 heures, et qu’on savoure la chaleur de notre petit cocon, bien emmitoufflée dans un gros gilet en mohair…

Mmmmh, l’automne… Pouvoir enfin superposer quatre couches de vêtements, mettre des collants, ressortir les bottines, s’enrouler dans une loooongue écharpe, en serrant contre soi les pans d’un gilet moelleux et un peu vague…

Je l’avais commencé juste avant mon entrée à la maternité, puisque, comme chacun sait, un premier accouchement dure forcément des heeeeeures. Comme on m’avait conseillé d’emporter de quoi m’occuper, me distraire et me détendre, j’avais amené pelotes et aiguilles dans mon petit sac. Pelotes et aiguilles auxquelles je n’ai absolument pas touché, mon petit prince ayant décidé de commencer sa vie de la façon la plus calme, rapide et sereine qui soit.

Rentrée à la maison avec ledit petit prince, étant donné mon état de chamboulement émotionnel, j’ai laissé de côté toute chose demandant plus de trois minutes de réflexions.

Une fois mes neurones aproximativement reconnectés, j’ai voulu reprendre ce tricot, et je me suis rendu compte que c’était quasiment le printemps.

Je ne m’y suis donc remise il y a quelques semaines seulement, en voyant avec joie les feuilles des arbres de « notre » square commencer à roussir et virevolter, en me réjouissant devant la perspective d’avoir bientôt un bon gilet moelleux dans lequel me pelotonner devant ma cheminée (sans feu, soit, mais cheminée tout de même!).

Comme vous le voyez, la coupe est on ne peut plus simple, le point hyper basique, et les aiguilles relativement grosses (4,5). Tout est dans la laine, qui mélange un fil métallisé, un autre qui fait des bouboules, et un troisième tout doux (et malgré tout ça le fil ne se dédouble pas : un régal à tricoter, vous dis-je!).

Moi qui suis plutôt habituée à tricoter du tout fin, j’ai redécouvert avec plaisir le bonheur de dormir toute la nuit travailler un fil un peu épais, qui monte vite et donne une texture toute mousseuse.

Un bon tricot pour se détendre, facile à prendre, laisser et reprendre, ce qui est mon cas en ce moment, où je ne peux guère envisager d’avoir plus de dix minutes d’affilée sans être interrompue . Bon, d’accord, y a bien les siestes (bénies!), mais je trouve toujours quelque chose à faire de plus important que de tricoter ou coudre… pour moi (tapis molletonné pour le parc, habillage pour la chaise haute, petits tricots miniatures, etc, etc).

Le gilet peut se fermer avec un arrêt de maille ou une broche, mais d’une part je préfère éviter en ce moment (ce serait dommage d’éborgner le marmot), et d’autre part je trouve plus joli de le porter ouvert.

Les photos sont un peu tristounes (noir et gris, on a vu plus joyeux!), mais je n’ai pas eu le temps d’en prendre d’autres, donc on se contentera de ça! Je vais essayer de participer au me-made-month de rentrée qui s’organise sur TN, ce qui me donnera sans doute l’occasion de vous le montrer autrement.

Bonne journée à toutes!

Pour finir, je voulais remercier toutes celles qui m’ont donner des pistes pour régaler les oreilles de mon petit, dans les commentaires d’un article précédent, et aussi pour tous vos gentils mots suite à mon changement de dizaine!

Et pour finir bis, je tiens à m’excuser pour tous les mails que je laisse sans réponse ces derniers temps… Je manque vraiment de temps, donc ma fréquentation internet se résume à quelques minutes par-ci par-là. La preuve avec cet article que j’ai mis une semaine à terminer…

52 commentaires Rangé dans : Phildar, Tricot
29 août

30 ans!


Malgré les années qui passent, certaines choses ne changent pas : la frange, le rose, et… les aiguilles!

(heureusement, je maîtrise désormais un peu mieux le point mousse, ahem!)

Belle fin d’été à toutes, à très vite!

61 commentaires Rangé dans : Patati patata, Tricot
28 juil

Tapis (d’éveil)


Voilà le « tapis d’éveil », concocté par mes soins pour mon chérubin, dont je vous parlais précédemment. Le modèle est tiré du livre « Petits riens pour chambre d’enfant », qui m’a été offert par ma soeurette, et dont vous risquez de voir encore quelques réalisations tellement je le trouve inspirant, plein de jolies idées faciles et relativement rapides à réaliser.

Bon, le modèle se composait normalement de tissus bien plus bariolés, et de différentes matières (fourrure, toile cirée, etc), justifiant ainsi pleinement l’appellation de tapis d’éveil. Or, Petit Monsieur en a déjà un, superbe, lui aussi offert par sa Tatie, qui rempli totalement le cahier des charges de matières/couleurs/trucs à attrapper. J’ai donc voulu faire quelque chose de plus simple, qui aurait en fait surtout vocation à amortir les roulés-boulés énergiques que mon énergumènes aime faire depuis quelques temps… Oui, parce que, même si le petiot a un tempérament plutôt calme, niveau tonicité, il en a à revendre!

(oui, on commence la diversification alimentaire… Comment ça, les pieds, ça rentre pas dans le programme??!)

Mon tapis-matelas se compose donc d’une première couche « décorative » – que je n’ose pas appeler patchwork car il ne respecte en rien les règles de cet art, mais bon, l’idée est là -, d’un dessous étoilé molletonné, et, entre ces deux couches, d’une épaisseur de ouatine pour bien amortir les roulades et éviter que la petite tête fasse de vilains « POC! » en heurtant le sol. Bon, après crash-test, il s’avère que si j’avais ajouté une deuxième épaisseur de ouatine, ça n’aurait pas été du luxe…

Il ne faut pas trop le regarder dans les détails, hein… J’ai mis un certain temps à le démarrer, persuadée que j’avais des mois devant moi, mais, un beau matin, j’ai réalisé que la charmante petite larve qui restait des heures tranquillement lovée contre moi, en position de petite grenouille, était devenue une sorte d’athlète de haut niveau, enchaînant pompes, abdos, roulés-boulés et autres attrappages de petons. Du coup, j’ai mis un p’tit coup d’accélérateur, car, au train où j’étais partie, le loulou aurait eu son tapis pour ses premiers pas, ce qui lui aurait été moyennement utile, reconnaissons-le!

Concernant les fournitures : les superbes tissus imprimés (qui collaient pile avec le thème, trop de chance!) viennent de Bulluberlue, le beau magasin de Villers-les-Nancy dont je vous parlais ici. Au départ, je pensais en faire un tour de lit, mais j’ai eu peur de m’en lasser, et que ce soit un peu trop coloré pour accompagner tranquillement le loulou vers le sommeil. Quand j’ai reçu le livre, j’ai donc immédiatement su ce que j’allais en faire, tellement ces hiboux-biches-lapinous étaient faits pour rencontrer ceux dessinés par Mélanie Voituriez.

Les animaux en fourrure ont été bricolés avec un tissu marron tout doux trouvé dans le stock hérité ici et un tissu type fourrure de mouton déniché chez Dreyfuss. La ouatine intermédiaire et le joli tissu molletonné étoilé viennent aussi de chez Dreyfuss (mais on trouve le même molleton en différentes couleurs chez Mondial Tissu, où je l’ai vu plusieurs fois – d’ailleurs, je pense que ce n’est pas la dernière fois que je l’utilise, tellement il est joli!).

Pour ce qui est de la réalisation, je me suis régalée grâce à ma machine, qui a avalé sans problème les trois épaisseurs, et a fait un point bourdon d’une régularité fantastique… J’ai d’ailleurs décidé en cours de route de ne pas faire de point bourdon autour des pièces en fourrure marron, pour leur laisser un petit côté un peu irrégulier, comme les poils des vrais animaux (et en plus, ça m’a évité de m’embêter avec tous les petits détails, qui, au point bourdon, m’auraient bien pris la tête, héhé!). Seul le champignon est entièrement bourdonné (oui, je sais, ça n’existe pas, mais z’avez compris), d’une part parce que c’est le premier élément que j’ai fait alors que je n’avais pas encore établi que je ne boudonnerais pas tout, et d’autre part, parce que, hé, un champignon, c’est pas poilu! Donc lui, il a eu droit à un contour bien défini!

Et ma dernière petite liberté prise vis à vis du modèle d’origine, c’est que je n’ai pas fait les yeux aux animaux. J’aimais bien les silhouette ainsi stylisées, je trouve que ça donne un petit air moderne au tapis.

Voili voilou…

Les deux petites réserves que j’ai par rapport à mon « oeuvre » concernent donc l’épaisseur, qui aurait pu être un peu augmentée, et la taille : mon tapis est légèrement plus grand que le modèle (1mx1m contre 90×90) grâce à la bordure ajoutée, mais j’aurais dû, là aussi, voir encore plus grand, car les enchaînements de roulés-boulés peuvent facilement entraîner le choupinet hors de son pré-carré! Enfin, ça va me donner une occasion de bricoler de nouveau avec les molletons étoilés, héhé!

Malgré tous les défauts qui me sautent au yeux quand je le vois, mon tapis a cependant l’air de plair à 100% à mon petiot, qui est en train de s’éclater dessus en ce moment même où j’écris cet article!*

 

* Et on écoute ça, c’est une jolie découverte de la bibliothèque! D’ailleurs, si vous avez des artistes à me conseiller pour régaler les oreilles du loustic, je suis preneuse…

54 commentaires Rangé dans : Couture, Pour les marmots
22 juil

Le pull improbable


Modèle n°11, catalogue Phildar n°86 ■ Fil Muse, Phildar, coloris lagune

Eeeh oui, me revoilà, tout doucement…

Je vous l’avais dit, j’ai décidé de faire les choses à mon rythme, de ne me mettre aucune pression, de faire les choses exactement comme j’en ai envie, et, depuis que j’ai lâché prise, eh bien, j’avoue que je me porte plutôt bien! Je profite à fond de mon bébé, de mon amoureux, des vacances, des moments en famille ou entre amis, et, de temps en temps, j’attrappe un livre, mon tricot, ou je me poste derrière ma machine à coudre. Du coup, je n’avance pas grand’chose, je vais tel un petit limaçon, mais au moins, le plaisir y est! Entre tricoter un pull par mois pour nourrir mon blog et profiter de la vie, le choix est très vite fait! Et tant pis si je suis moins lue, tant pis si je loupe des opportunités, ma vraie vie est tellement plus précieuse que je ne veux avoir aucun regret!

Me voici donc de retour, avec un pull qui va peut-être faire fuir les dernières personnes qui continuent à fréquenter ce blog malgré son rythme largement ralenti…

J’en ai bien conscience, je vous présente là LE tricot improbable, que personne à ma connaissance n’a osé tenter*. Le truc qui peut vite virer serpillère ou paillasson. C’est probablement d’ailleurs exactement les mots qui vous sont venus à l’esprit en voyant ces photos. Ouioui, je le sais, mais je l’assume! Je tricote pour me faire des choses que je serai la seule à porter, non? Eh beh, hum, voilà, avec ce pull, je suis sûre de mon coup!!

Bon. L’histoire de ce tricot est longue. Elle a commencé l’été dernier, lorsque j’ai acheté le catalogue. Je suis tombée amoureuse de ce modèle, tout en étant totalement consciente de la prise de risque énorme que je prenais en me lançant là-dedans. Du coup, j’ai différé. J’ai d’abord tricoté ce modèle, bien plus consensuel. Puis, je me suis lancée dans celui-ci, un peu plus risqué car terriblement long. A la fin de l’article, je vous parlais d’un tricot-mystère, bleu lagon, en fil tout fin, que j’avais embarqué pour nos vacances au bord du lac de Côme. C’était lui. Je vous en montrais un aperçu ici. Je l’ai tricoté à fond, durant deux mois, en bravant les aiguilles toutes fines, la malédiction de la pelote manquante, l’ennui des trouze-mille franges à couper-placer-recouper. Malgré tout ça, je me suis régalée à tricoter les deux panneaux, vraiment. Voir se dessiner ce motif de frise tout simple en mailles endroit-envers sur fond de plumetis a été un vrai plaisir.

Je l’avais presque fini, quand j’ai soudainement été prise d’une horrible certitude.

Mon tricot est moche.

MOCHE.

Importable.

Horrible.

HIDEUX.

J’ai passé un temps fou dessus, et je ne le porterai jamais.

Forte de cette certitude, j’ai donc rangé mon tricot du diable au fond d’un carton, hésitant presque à le mettre à la poubelle, et je me suis efforcée de l’oublier.

Sauf que, celles qui me connaissent le savent, je suis une psychopathe de l’en-cours : je déteste, DéTEste, DETESTE laisser en cours quelque chose sans le finir. Ce tricot inachevé était une horrible blessure dans mon petit coeur de psychorigide. Je ne pouvais pas ne pas le finir. Quitte à le jeter, le donner, le brûler ensuite, il m’était impossible de le laisser en plan, j’avais l’impression qu’il m’appelait quotidiennement de sa petite voix… « Mathiiiilde… Mathiiiiilde… Ne me laiiiisse paaaas… » La déception était trop grande, j’avais mis trop d’espoirs en lui pour le laisser choir comme ça, sans lui laisser la moindre chance.

J’ai pris comme excuse le déménagement. Le changement de saison. Ma grossesse. Mon petit bébé. Pas le temps. Tss tsss, tais-toi, j’ai d’autres choses à faire bien plus importante, on verra, peut-être, un jour, je te terminerai.

Et puis, ça m’a pris, la semaine dernière. J’étais devant ma table de couture, j’avais d’un côté les rideaux turquoise (tiens tiens) à étoiles (tiens tiens bis) que je dois terminer pour la chambre du loulou, et de l’autre le tapis d’éveil qui est en plan depuis deux mois. Et, comme je n’avais envie de faire ni l’un, ni l’autre, mais que mon petit avait l’air d’être lancé dans une trop belle sieste pour ne pas profiter de l’occasion, eh beh, tout naturellement, j’ai repêché ce tricot au fond de son carton.

Ne restait plus que quelques franges à couper-placer-recouper.

Je m’y suis mise.

Je l’ai rééssayé.

Et finalement, je l’ai trouvé pas si moche. Plutôt pas mal, même. Disons que c’est le genre de truc, si tu l’assumes tout en sachant que tout le monde le trouvera moche, sauf toi, eh beh ça passe sans problème.

Sisi, j’vous jure, ça passe.

D’ailleurs, j’assume tellement sans aucun problème mon superbe pull-poncho-paillasson, que la première qui me contredit, je lui fais le même. En vert fluo. Avec des franges orange.

Non mais.

Allez, sur ce, je vous laisse. J’ai un petit gilet noir tout ce qu’il y a de plus classique et ennuyeux sur mes aiguilles, je vais tâcher de mettre moins de trois ans pour le terminer.

 

L’avis de ma soeur  quand je lui ai montré le modèle sur le catalogue l’été dernier : « Ah… »

L’avis de Marion, quand je lui ai montré le pull presque terminé, il y a un quasiment un an, donc  : « Mais, euh… Tu vas pas faire les franges?… Si?… »

L’avis de Monsieur, quand je lui ai montré le pull porté il y a quelques jours : « Ca fait un peu indien, non?…Il est pas un peu grand, non?… » (je l’ai fait en 38/40 justement pour qu’il soit un peu ample…)

 

*sinon, qu’elle se dénonce! Je serai ravie de partager avec une autre la lourde réputation de tricoteuse aux goûts douteux…

80 commentaires Rangé dans : Phildar, Tricot
25 mai

La jupe ethnico-mémérisante


Patron : hors-série Burda « couture facile » printemps-été 2014
Tissu : Toto (merci Marion!)

Depuis que mon loulou est né, j’ai beaucoup de mal à m’autoriser à prendre du temps pour moi. Au départ, je ne pouvais simplement pas, puisqu’il était quasiment en permanence dans mes bras, pour des câlins ou une tétée*. Et maintenant, c’est juste que, quand je regarde autour de moi, je me dis immanquablement que j’ai des choses plus importantes à faire que coudre ou tricoter. Faire une lessive. Laver le sol de la cuisine (qui colle sérieusement, beurk beurk beurk). Etendre la lessive. Passer l’aspirateur. Préparer un truc un peu équilibré pour le dîner. Mettre en carton les vêtements taille naissance et 3 mois (sniiiiff!). Arranger la chambre du petiot. Plier-ranger les bodys et pyjs secs. Faire une lessive. Récurer la salle de bain. Etc. Bref, dès que je commence à penser me mettre devant ma machine à coudre, je culpabilise et je renonce, pour faire une tâche ménagère hautement épanouissante à la place.

Sauf que, au bout d’un moment, ça a commencé à me miner un peu le moral, cette diète forcée de créativité. Du coup, je me suis dit qu’il fallait que je m’oblige à prendre un peu de temps pour continuer mes hobbies, même s’il ne s’agissait que de quelques minutes par jour. Histoire de zigouiller la Bree Van de Kamp qui sommeille en moi, en m’autorisant à préférer recopier un patron plutôt que laver la cuisine. De toute façon, elle est tellement crade, ma cuisine, qu’un jour de plus ou de moins sans voir la serpillère ne changera pas grand’chose.

Le meilleur moyen que j’ai trouvé ce mois-ci est de m’inscrire au défi de la jupe du mois sur T&N : un peu d’émulation de groupe, une dead-line, un thème « imposé » qui m’évite de m’éparpiller pendant trois semaines avant de trancher sur le patron et le tissu, bref, l’équation parfaite pour me motiver à faire un truc pour moi, jusqu’au bout, sans trop le laisser traîner.

Ce mois-ci, donc, après un vote en bonne et due forme, c’est le thème « jupe porte-feuille » qui a été élu. Ah. Bon. La jupe porte-feuille, pour moi, c’est soit le kilt écossais, soit la jupe d’hiver très sage avec un bouton sur le côté. Bref, a priori pas trop mon truc.

J’ai donc farfouillé dans mes patrons et divers magazines, et c’est là que je suis tombée sur ce modèle de jupe porte-feuille qui n’en est pas une. Eeeh oui, pour ma première participation à ce défi, je fais ma grosse tricheuse, je couds une jupe porte-feuille qui ne s’ouvre pas! Bon, en même temps, vu la courtitude de ladite jupette, encore heureux qu’elle ne s’ouvre pas quand je marche ou m’assois, sinon je risque de me prendre une amende pour attentat à la pudeur… Ceci dit, pour une fois, je voulais faire la version LONGUE (oui, bon, juste au-dessus du genou, quoi), mais c’est mon tissu qui m’en a empêché! Bah oui, lorsqu’on est plus ou moins cloîtrée chez soi avec un loulou, on est bien obligée de faire avec ce qu’on a sous la main! Oui, parce que, autant je sillonne sans problème tout mon quartier avec mon marmot en kangourou ou en landau, autant je rechigne un peu à escalader la butte pour aller du côté des marchés de tissus. L’avantage, c’est que je vais vider peu à peu mon stock de tissu…

Bref. Tout ça pour dire qu’au lieu d’aller acheter un bon métrage de wax pour faire la jupe que j’avais en tête, je me suis repliée sur mon trop petit métrage de tissu improbable, ramené du Mans pas ma chère Marion. J’avais repéré ce tissu chez Toto lors de notre séjour l’an dernier, mais étant trop indécise, je l’avais reposé. Comme il me trottait tout de même beaucoup dans la tête, j’avais finalement supplié Marion de m’en rapporter un tout petit morceau : 1,10m. J’ai donc dû jouer avec la petitesse du coupon, et un léger défaut dans l’imprimé, pour faire rentrer toutes mes pièces de façon harmonieuse. Dans l’idéal, j’aurais aimé faire concorder les motifs entre devants et dos,mais, malgré tous mes essais, je n’ai pas réussi. Il y a donc un léger décalage, mais bon, le tissu est tellement bariolé que finalement, ce n’est pas trop choquant.

Concernant le patron, je bénis encore une fois les hors-série « couture facile » de Burda : les patrons sont isolés sur la planche, donc hyper rapides à recopier (à moins qu’on ne veuille carrément les découper, mais je préfère personnellement les recopier, au cas où j’aie un jour besoin d’une autre taille) (ce qui est d’ailleurs le cas depuis la naissance de Petit Monsieur!) et les explications sont super détaillées, donc même très fatiguée, peu concentrée et disposant de très peu de temps devant soi (je pense que les jeunes mamans qui me lisent verront très bien quel état j’évoque…), on peut réussir à s’en sortir sans faux pas!

Une petite agrafe en haut de la fermeture éclair ne serait pas de trop, tiens…

Bon, malgré tout, j’ai vraiment douté durant toute la réalisation, non seulement parce que je redoutais que la jupe soit trop « ballonnesque », mais surtout parce que je n’arrive pas à décider ce que m’évoque ce fameux tissu : est-il plus proche du tissu ethnique tant à la mode ces deux derniers étés, ou de l’imprimé des tabliers que portait ma grand’mère?…

Une fois ma jupe terminée, je ne suis toujours pas fixée sur ce point, mais je la trouve néanmoins tout à fait portable, notamment avec un petit haut noir histoire de calmer un peu le jeu. Bon, avec des jambes bronzées, ce sera encore mieux, mais pour le moment, on fait c’qu’on peut, hein!

Allez, je vous mets une dernière photo, en conditions réélle : si vous avez aimé ma broche flamand rose du précédent article, vous ne manquerez pas d’aimer ce nouvel accessoire, so 2014, qui a bercé l’écriture de cet article…

Babyphone forever!

Monsieur m’a été d’une grande aide. Il a en effet porté le tissu en pagne dans les deux sens, afin de me permettre de choisir l’orientation des motifs. Devant ma décision de mettre les « rayures » horizontales, il a aimablement conclu : « Version gros cul, donc. » Je pense que vous toutes, derrière votre écran, me jalousez d’avoir à disposition un assistant si délicat et attentionné…!

*en gros, une fois qu’il avait tété, il s’endormait dans mes bras, je n’avais pas le coeur de l’en déloger, donc j’attendais qu’il se réveille pour bouger… Sauf que, quand il se réveillait, c’est parce qu’il avait de nouveau faim! Ca limite sérieusement la liberté d’action!! Ca a duré deux bons mois, maintenant, c’est bien plus espacé donc plus gérable (enfin, hors pic de croissance des 3 mois, ahem), ce qui fait que, malgré tous mes doutes du début, mes remises en questions et mes « demain, j’arrête l’allaitement! » multi-quotidiens, j’allaite toujours!!

(Pour les petites curieuses : je porte des nus-pieds Oysho achetés l’été dernier, des boucles d’oreilles trouvées en super soldes chez Monoprix il y a quelques années, et un débardeur noir Monoprix aussi, cette fois de la collection actuelle) (et un superbe babyphone Béaba, offert par mes adorables collègues!)

Et en passant, mille mercis à l’équipe de l’Express style, qui a sélectionné mon blog! Petit interview à lire ici!

48 commentaires Rangé dans : Burda, Couture
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