La robe des vacances

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Patron: Burda 03/2012 ■ Tissu: tissus.net ■ Coton pour la ceinture : Bergère de France

Bon, vous êtes rassurées, vous ne m’avez pas totalement perdue entre deux romans et trois albums jeunesse, ce blog n’est pas encore devenu un blog lecture! Je n’ai pas décidé de passer l’intégralité de mes vacances à lire sur une chaise longue au soleil (même si cette perspective est franchement très tentante…), nonon, les aiguilles, le crochet et la machine à coudre travaillent bon train… mais à mon rythme, c’est à dire celui d’une femme enceinte qui ne se met pas la pression et profite avant tout des bons moments offerts par les vacances et le beau temps, en plaçant une petite sieste par-ci par-là de temps en temps!

Cette robe, je regrette justement de ne pas l’avoir terminée à temps pour la mettre dans ma valise de vacances la semaine précédente : nous étions en Normandie, dans un petit village adorable, et avons eu un temps magnifique. J’aurais porté cette robette avec grand plaisir pour parcourir la plage, les pieds dans l’eau… Bon, rassurez-vous, j’avais d’autres choses à mettre dans mes bagages, hein, je ne suis pas partie en petite culotte!

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Mais tout de même : cette robe est si confortable qu’elle a toute les chances de devenir un incontournable de ma garde-robe. Et la bonne nouvelle, c’est que je pourrais la porter aussi après la grossesse : encore une fois, j’ai opté pour un patron « normal », mais le jersey me permet de l’étrenner même avec mes rondeurs actuelles. J’aime ses épaules dégagées, son encolure flatteuse, sa longueur qui permet de s’assoir au bord du bac à sable du square sans dévoiler au monde la petite culotte précédemment citée, et surtout, ce tissu!

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Il s’agit de nouveau d’une collaboration avec tissus.net – je suis très gâtée, je trouve, alors j’espère que cette robe fait honneur au tissu reçu! Au départ, j’étais partie sur un jersey style marinière plus classique, avec de larges rayures marine et blanches, mais il est hélas en rupture de stock depuis un moment. J’ai alors choisi celui-ci, un peu par défaut, et, finalement, je ne le regrette pas : il est plus lumineux, plus original et plus frais que celui que j’envisageais au départ (même si je compte toujours me faire une autre robe marinière avec du marine et du blanc! Peut-être l’été prochain!).

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Dans le souci de pouvoir reporter cette robe après ma grossesse, j’ai choisi de couper ma taille habituelle. J’avais un peu peur que la robe soit vraiment trop moulante : comme je vous l’écrivais précédemment, si au travail j’ai pris soin de porter des vêtements qui laissaient le doute planer mais n’affichaient pas franchement mes formes de femme enceinte, maintenant que je suis en vacances, j’aime assumer ma silhouette de future maman – tout en restant dans les limites de la décence, bien entendu. De toute façon, l’avancée de la grossesse et la croissance du petit poussin ne me laissent plus beaucoup de possibilités d’être discrète sur le sujet! Finalement, la robe est certes près du corps, mais je la trouve largement acceptable… Non? Et l’été prochain, elle sera impeccable sur mon corps fraîchement remusclé et tonifié par les heures de yoga et de fitness que mes deux petits anges m’auront évidemment  laissé le loisir de pratiquer quotidiennement.

Hein? Quoi? Je rêve? Pfff, z’êtes pas sympa de balayer mes illusions comme ça!

Plus sérieusement, suis-je la seule ici à avoir envie de me mettre VRAIMENT au sport uniquement lorsque je suis enceinte? (et donc dans l’incapacité de réaliser cette ambition, zut alors, c’est ballot, ça!!)

Pardon, je m’égare!

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Je n’ai rien modifié au patron, si ce n’est que j’ai zappé le côté asymétrique du bas. Je n’étais pas convaincue à la base, et sur une silhouette de femme enceinte, je pense que ça aurait été franchement de mauvais goût. J’ai aussi oublié les poches, mes hanches n’étant pas la partie de mon corps que je préfère, je n’ai aucunement besoin de me rajouter de l’épaisseur à ce niveau – surtout en ce moment. Pour le reste, je n’ai pas dévié d’un iota!

Pour compléter la robe, un peu trop simple à mon goût et dont le potentiel « chemise de nuit » m’apparaissait assez élevé, j’ai bricolé une ceinture en faisant une cordelière avec du coton trouvé chez Bergère de France (coton nature coloris roc: parfait pour ce type d’usage!), car j’avais envie de rappeler le côté marin des rayures… Je me suis bien amusée à tordre mes 5 brins de 7m50, mais le résultat rend assez bien, je trouve.

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Voilà, vous avez donc sous les yeux ma robe doudou de l’été! Je me questionne juste sur la longueur : Monsieur et moi en avons longuement débattu, sans réussir à trancher. Même si c’est une longueur très facile à vivre, je ne suis pas sûre qu’elle soit la plus flatteuse. Sans doute aurait-il mieux valu qu’elle soit carrément plus longue (en mode « sportive en basket », selon Monsieur), ou carrément plus courte. La première option n’est pas envisageable (pas assez de tissu pour faire un rajout), mais la seconde pourra être repensée plus tard… Avez-vous un avis sur la question? Cette longueur sous le genou vous choque-t’elle? J’avoue qu’actuellement, moulante, décolletée ET courte, je trouve que ça fait un peu beaucoup pour une seule pièce. Peut-être la raccourcirai-je l’été prochain, lorsque j’aurais moins… « d’attributs féminins » à dévoiler en haut?!

Et quand je vous dit que c’est une vraie robe doudou qu’on a pas envie de quitter, voyez vous-même, je ne suis pas la seule à le penser, Félicie a bravé tous les dangers pour essayer de se l’approprier!

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Ps: les photos de cet article sont dédiées à Véro, lectrice de ce blog qui se reconnaîtra, avec qui j’ai échangé à propos de chapeaux et bérets, et qui m’a sans le vouloir donné l’idée d’associer une de mes capelines à cette tenue! ☀

L’avis de Monsieur : épaules dégagées + joli décolleté + forme près du corps = sans surprise, un Monsieur ravi par ma nouvelle robe!

Lecture : Summer challenge (Mango & Salt)

Je suis le blog de Victoria avec intérêt depuis un peu plus d’un an, et je suis curieuse à chaque fois qu’elle propose un club lecture : je n’y ai jamais participé car le livre proposé chaque mois (après un sondage parmi les participants) ne me fait que rarement envie, et j’ai trop peu de temps à consacrer à la lecture pour m’obliger à lire un livre qui ne m’attire pas… Mais je trouve le principe super, et j’aime découvrir chaque mois le thème choisi.

Pour cet été, Victoria a proposé en début de mois un Summer challenge, où chacun est libre de choisir 5 livres suivant une thématique: je ne suis pas du tout certaine de réussir à lire tout ça, mais finalement, rien ne m’empêche d’assouplir les dates et de poursuivre le challenge au-delà du mois d’août!

Voici les thèmes proposés par Victoria :

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J’ai ajouté un critère à cette sélection : choisir mes lectures parmi les livres que l’on m’a offerts ou prêtés récemment et que je n’ai pas encore lus, bref, pas d’achat de livre exprès pour ce challenge.

Voici donc ceux que j’ai choisi de lire cet été :

1 – Lait noir, Elif Shafak : offert par Déborah, une des jolies amitiés nées de ce blog, ça change de mes habitudes car je lis très, trop peu d’auteurs étrangers. Je suis assez excitée par cette découverte!

2 – Mensonges d’été, Bernard Schlink : prêté depuis un moment par une collègue, le titre le fait rentrer très facilement dans cette sélection.

3 – Dans la main du diable, Anne-Marie Garat : sur les conseils de Marie*, autre lectrice-amie connue grâce au blog, et prêté par ma mère. 1288 pages, hum, je crois que je suis un peu trop ambitieuse… Je sens qu’il va déborder sur septembre, celui-là!

4- Syngué sabour, pierre de patience, Attiq Rahimi : prêté par la même collègue que le numéro 2, et, comme Lait Noir, c’est un livre vers lequel je ne serai jamais allée seule.

5- Miss Alabama et ses petits secrets, Fannie Flagg : bon, là j’ai un peu triché… Ma belle-soeur m’avait offert ce livre à Noël, et un autre ouvrage du même auteur faisait partie d’une sélection précédente du club lecture : ce n’est pas le même titre, mais le même auteur, alors j’estime être presque dans le thème!

Avez-vous lu certains des livres que j’ai choisis?

A mon tour, je suis curieuse de connaître les titres des ouvrages qui vous accompagneront sur la route des vacances… Et promis, le prochain article sera bien davantage créatif!

A la table des hommes – Sylvie Germain

A la table des hommes

 » Il a beau se laver, se frotter, boire et recracher, l’encrassement qu’il éprouve est tenace; il en tombe malade. Pendant des jours la fièvre lui touille la chair qui n’est plus qu’une pâte visqueuse, elle le consume par flambées, son corps ruisselle de sueur. Il exsude sa terreur, son humiliation, sa colère, il s’en délivre comme d’eaux sales. Il se sent peu à peu lavé, lessivé, rincé au-dedans de son corps, soumis à une formidable ablution. Puis la fièvre retombe, s’éteint, il se relève sauf, mais exténué, et privé de son flair formidable. Son odorat n’a pas disparu, mais il s’est amoindri; le monde alentour perd son fort relief olfactif, les odeurs lui parviennent atténuées, et moins nombreuses. Une sensation de faiblesse et de froid l’enveloppe comme si une brume chargée de grésil floconnait sous sa peau.

Ce qui grésille en lui, ce sont les mots. Le peu de vocabulaire qu’il avait acquis s’est disloqué sous le choc de l’agression, puis dissous dans la fièvre, et des lambeaux de vocables flottent dans sa tête, s’y heurtent les uns aux autres. Tous ces mots concassés, il veut les ressaisir, les reformer, les affûter, et surtout les multiplier, il lui faut compenser l’amenuisement de son odorat en s’emparant du langage comme d’un instrument d’exploration des choses et des gens, en faire une faculté de perception, un sixième sens qui ramasse et concentre les cinq autres. Une arme pour comprendre tout ce qui se dit, et ce qui se trame dans ces dires. Il veut aussi pouvoir nommer les choses, les sensations, les sentiments, et plus encore ce qui échappe aux sens, à la saisie immédiate, à l’évidence. Nommer pour prendre à son tour la parole et tenter de survivre parmi ses congénères si imprévisibles, déconcertants, comme il le devient de plus en plus à lui-même. La part d’inconnu en lui ne cesse de s’amplifier, il s’égare dans ses propres méandres. Nommer pour tenter de s’orienter dans ce labyrinthe intérieur semé d’obstacles, de traquenards, de gouffres. Nommer pour grandir, pour lutter, se défendre. Nommer pour vivre. Lorsque enfin il retrouve l’usage de la parole, il demande à apprendre à lire et à écrire. »

Sylvie Germain est un de mes auteurs favoris, une des rares auteures contemporaines dont j’ai lu quasiment tous les livres, et dont je suis l’actualité depuis des années. Son écriture, chaque fois, m’enchante, me fascine, me transporte, m’interpelle, m’envoûte. Si vous ne connaissez pas cette auteure, profitez des vacances pour la découvrir, vous ne sortirez pas indemne de son univers, qui ne peut laisser indifférent.

Je vous donne rendez-vous dimanche prochain pour un autre article lecture, dans un genre différent, mais qui vous devrait aussi vous intéresser!

la vraie vie # 13

Un mois de juin tout en contraste, joyeux, riche en émotions et en découvertes, actif (un peu trop, à en lire la conclusion!!) mais aussi plein de douceur.

juin 20161

Partir à deux ■ Enfin, presque! ■ Découvrir les azulejos pour de vrai, et tenter de se fondre dans le décor! (l’occasion de vous remontrer cette robe adorée!) ■ Arpenter les rues de Lisbonne en amoureux, le week-end le plus festif de l’année, en profiter à fond et s’imaginer vivre ici, des plantes grasses sur le pas de la porte et une cage à perruches accrochée à la fenêtre ■ Retrouver les trottoirs parisiens, mais surtout cette odeur de sommet du crâne blondinet absolument addictive ■ Et la douceur du pelage de Félicie!

juin 20162

Bricoler un peu : peindre enfin un vieux plateau chiné il y a des lustres, dans une couleur parfaitement assortie au blog! ■ « Jardiner », aussi, un peu, en m’attaquant enfin au nettoyage des serres anciennes et magnifiques données par ma belle-soeur (si vous avez des conseils concernant les plantes adaptées à ce type de culture, je suis tout ouïe!) ■ Crocheter au bord du bac à sable (avec mon pot de colle préféré accroché à mes basques!) ■ Tricoter au boulot entre deux rendez-vous (et quand je vous dit que j’adore cette robe…!) ■ Passer à la taille supérieure! Je suis accro depuis des années à mon Magimix, et l’arrivée prochaine du petit poussin conjuguée à une super occaz le Bon Coin m’ont fait sauter le pas : les soupes pour 4 ne feront plus déborder ma cuve, et je me délecte depuis une semaine de délicieux jus de fruits frais grâce à la centrifugeuse… Accro, je vous dit! ■ Lire, lire, lire! Celui-ci était frais et facile, le suivant était plus profond et sensible : je vous en reparle dimanche!

juin 20163

Passer du temps à l’observer, sans trop l’approcher, pour lui laisser construire son imaginaire, trouver ses propres ressources, apprivoiser la solitude… (là, il écoute le fameux « Bulle et Bob » dont je vous parlais ici) ■ Découvrir un chouette lieu à deux pas de chez nous, idéal pour passer un moment en famille ou avec des copains, le voir admirer les locomotives anciennes puis s’installer avec une aisance incroyable sur le tabouret du piano, comme s’il avait toujours côtoyé cet instrument! ■ Passer du temps ensemble, au calme, à bricoler, peindre, imaginer… C’est tellement précieux… ■ Finir le mois au lit, avec cette vue comme principale compagnie durant plusieurs jours, grâce à un duo bronchite/asthme fort sympathique, me privant d’un super week-end entre copines. Voir le positif, malgré tous les désagréments de la situation, et en profiter pleinement pour me concentrer uniquement sur le petit poussin qui cabriole dans mon ventre, en passant des heures en « tête à tête », à dialoguer muettement… ■ Tenter de remplacer la ventoline par le yoga, et, par la même occasion, consolider encore le lien tranquille qui se noue entre mon bébé et moi, en mettant le quotidien sur PAUSE une fois par jour…

Et vous, votre mois de juin, à quoi a-t’il ressemblé?

Les chouchous de la bibliothèque #mai-juin 2016

Avec le loulou, nous allons régulièrement à la bibliothèque. Le nombre d’emprunts est très généreux (jusque 20 documents), et, en grande fan de littérature jeunesse, j’ai du mal à me restreindre… On y passe beaucoup de temps, on y lit quelques livres, on en découvre d’autres, on hésite, on change d’avis, et on repart avec un sac bien rempli. Et après, on se régale!

Évidemment, sur tous les livres empruntés, seuls quelques uns deviennent des Elus, lus, relus et re-relus, s’ajoutant par la même occasion à la liste d’achats définitifs que j’envisage…

C’est de ces belles découvertes récentes dont j’ai envie de vous parler dans cet article, et peut-être dans les suivants (car vous le savez, les livres sont un sujet qui me tient à cœur, alors j’aimerai réussir à faire de cet article le premier d’une rubrique récurrente).

Mon fils a un peu plus de deux ans, et je suis enceinte : il est donc en plein dans une période où il oscille entre l’envie rassurante de rester un « tout petit bébé », comme il le dit lui-même, et celle de s’autonomiser en découvrant le monde, comme un grand.

Les livres qu’il a préféré dans notre sélection sont, sans surprise, en écho avec ces préoccupations!

Les livres « classiques »

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Mes beaux camions, Cécile et Christophe Hermellin

Un joli livre au graphisme simple, avec de jolies couleurs, un texte court mais vraiment bien construit : des onomatopées, des phrases rythmées avec des rimes, et un thème cher à mon petit garçon! Je pense l’acheter aussi en partie pour le boulot, je pense qu’il ravira plus d’un enfant lors du rituel du récit de fin de séance…

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Maintenant je suis grand, Stephen Krensky et Sara Gillingham

Ce livre oppose sur chaque double page une situation « avant », quand le héros était un bébé, et le pendant « maintenant », alors qu’il a grandi. Ça plaît beaucoup à mon fils, qui, selon les jours, me dit être dans l’une ou l’autre des situations! Et moi ça me plaît, car le graphisme est rétro mais assez vitaminé, et que l’histoire valorise l’autonomie et met en lumière tout ce qu’on peut faire quand on accepte de grandir et de se séparer un peu de sa maman… (On touche le coeur du problème actuel, héhé!!)

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Et dedans il y a, Jeanne Ashbé

Aaah, là encore, évidemment, on est au coeur du sujet! J’aime beaucoup Jeanne Ashbé, que j’ai découverte avec « Parti », puis avec les « Lou et Mouf ». Encore une fois, je trouve le livre assez fin, malicieux et plein de surprise. Chaque page est illustrée et comporte un rabat pour découvrir ce qui se cache à l’intérieur des objets, ou du ventre de la maman. Il est divisé en trois chapitres : les choses qu’on peut ouvrir pour voir dedans (valise, cadeau, pastèque), les choses qu’il vaut mieux ne pas ouvrir pour voir dedans (nounours, télévision, ballon), et enfin, « le ventre de maman quand s’annonce un nouveau bébé : on ne peut pas l’ouvrir pour voir dedans, mais… »

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Abris, Emmanuelle Houdart

Une autre auteure dont je suis fan, dans un tout autre genre, que j’ai découverte il y a plus d’un an lors d’un atelier livres à la PMI. J’avais alors acheté sa « boîte à images », qui avait beaucoup plu et interpellé mon tout petit d’alors! Je sais que son style ne plait pas à tout le monde, mais pour ma part je me retrouve totalement dans son monde et son imagerie, plutôt onirique. J’avoue, je lis ses livres autant pour moi que pour mon fils… Dans celui-ci, il est question de la notion d’abri, de protection, qu’on peut retrouver dans les bras (ou le ventre…) d’une maman, dans la compagnie des amis, dans un jardin (palpable ou secret), dans la lecture, etc. J’aime vraiment beaucoup, beaucoup ses illustrations foisonnantes et étonnantes, ses thématiques très personnelles et ses associations d’idées qu’on peut interpréter à plusieurs niveaux. Mon petiot, quant à lui, est très intrigué et fasciné par chacun de ses livres, et me réclame beaucoup celui-là, en se pelotonnant très étroitement contre moi, comme s’il expérimentait lui aussi la notion d’abri (il est aussi en plein dans une période « cabane », le besoin d’être contenu et abrité trouve donc une belle résonance dans cet ouvrage). C’est d’un abord un peu moins facile que les autres livres de ma sélection, et comme chacun des livres d’Emmanuelle Houdart je trouve qu’il est important de le découvrir avec l’enfant, tout en lui laissant interpréter les choses à sa manière…

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Et le soir quand la nuit tombe, Anne Crausaz

On termine avec ce court livre tout doux, beaucoup plus simple, mais lui aussi très poétique. C’est un joli livre à lire avant le coucher, dans lequel on découvre que, la nuit, si c’est l’heure du dodo pour les petits humains, c’est au contraire l’heure du réveil des bébés chouettes, et de la promenade pour les petits hérissons… Une jolie transition avant de partir au pays des rêves.

Les livres sonores

Aaaah, les livres sonores… Je les bénis, je les adore, je les vénère! Ils nous accompagnent durant les trajets en voiture, me permettent de passer des moments tranquilles et câlins avec le loulou tout contre moi, tous les deux en écoute, lorsque j’ai vraiment besoin de faire une pause, et surtout, il les réclame pour les écouter seul sur son petit tapis dans sa chambre… Je mets « repeat » et je suis tranquille pour presque une heure! Plus sérieusement, je trouve ça fantastique à tout point de vue, ça aiguise l’analyse auditive, la musicalité, le sens du rythme, l’autonomisation (il tourne les pages seul, et repère très vite à quel moment il doit passer à la suivante), enfin bref, je suis fan! Je suis totalement anti-écrans concernant les enfants de moins de 3 ans (idéalement 6…), je trouve ce genre d’outil bien plus riche et intéressant, et tout aussi facilitateur pour les parents débordés. Je me souviens avoir moi-même adoré ça étant petite, et je suis ravie de voir que mon fils accroche tout autant que moi.

Evidemment ils ne sont pas tous de qualité, alors, si vous avez des références, je suis preneuse!

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Coco et la confiture / Coco et le tambour, Paule Du Bouchet et Xavier Frehring

Nous avions déjà « Le doudou de Coco », j’avais vu à quel point ça lui plaisait, donc je n’ai pas pris de risque avec ces deux emprunts! Si les histoires sont un peu simples parfois, je trouve l’utilisation des instruments de musique assez intéressante, la voix de la conteuse agréable et bien modulée, et, pour le moment, mon fils est captivé par les récits.

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Bulle et Bob dans la cuisine, Natalie Tual, Gilles Belouin et Ilya Green

Là, on passe au niveau supérieur : les histoires sont plus longues, les illustrations magnifiques, et les chansons prennent la place des interludes musicaux, avec des paroles vraiment chouettes, jeux de sons, jeux de mots, un délice! J’entends mon fils chantonner ensuite ces chansons dans son lit au moment de la sieste, ça me fait fondre… J’avais repéré cette série bien avant sa naissance, mais j’ai attendu patiemment qu’il soit en âge de rester attentif assez longtemps avant de les lui proposer. C’est la première histoire que je teste, et je sens qu’on ne va pas s’arrêter là!

J’avais écrit il y a plusieurs mois un article de ce type que je n’avais finalement pas publié, par peur de ne pas intéresser suffisamment de lectrices… Cette fois, en suivant mon envie de varier mes sujets et de faire de ce blog un journal un peu plus ouvert qu’un blog spécialisé couture-tricot, je me lance, et j’espère que ça vous plaira et qu’à votre tour vous aurez envie de me parler des livres que vous avez récemment découverts avec vos petits… Quant à celles qui ne se sentent pas concernées, pas d’inquiétude, couture et tricot restent au centre de mes préoccupations bloguesques!

Belle semaine à vous toutes!