tunique Charlotte
Patron : Burda février 2013 (en kiosque) ■ Tissu : marché de Sarcelles
Eheh, z’avez vu ça, je me mets dès janvier à appliquer une de mes résolutions pour 2013 : maîtriser ma surjeteuse!
Depuis un moment, je cherche des modèles de tuniques à manches longues pour l’automne-hiver, qui soient confortables, et pas trop compliquées à faire. Et, il faut bien le reconnaître, au niveau vestimentaire, pour le confort, on a rarement vu mieux que la maille. Pas besoin de repasser, hyper souple, s’adaptant au corps avec facilité, bref, le seul défaut de cette matière est sa pénibilité à la coudre. Mais! Depuis que j’ai acheté ma surjeteuse (il y a deux ans, ouioui, et je ne l’ai quasiment rééllement utilisé qu’une seule fois…), je suis sensée ne plus avoir d’excuse pour coudre le jersey…
Sauf que, malgré tous mes efforts, à chaque fois que je m’approche de cette machine du diable, je n’ai que des problèmes. Moi qui suis une grande radine, adepte du recyclage, j’ai évidemment acheté ma surjeteuse d’occasion et, je dois bien le reconnaître, c’est une grosse erreur. Je pense que quelques heures de cours pour bien l’avoir en main m’auraient largement profité… Alors que là, à chaque fois, je tâtonne, je relis douze fois le mode d’emploi, je recherche sur internet sans rien trouver qui puisse m’aider, bref, je galère, ce qui ne me donne pas très envie de l’utiliser.
Mais, lorsque, il y a quelques semaines, j’ai vu, dans un des apeçus du site de Burda, cette petite tunique drapée, toute féminine et délicate, j’ai tellement eu le coup de foudre que j’ai compris que j’allais devoir m’y coller. J’aurais acheté le magazine rien que pour ce modèle, s’il l’avait fallu (et, pour une radine comme moi, ce n’est pas peu dire!).

Donc, une fois le magazine acheté, j’ai recopié le patron, et, dès que j’ai eu un petit week-end libre, je m’y suis mise. J’avais dans mon stock le tissu parfait, une petite maille fleurie toute douce, achetée il y a un bon moment au marché de Sarcelles, lors de ma virée avec Ciss et Maggy (oui, voilà, on continue sur la radinerie : coût de la tunique = 2,50€). Elle est assez transparente, mais tellement douillette que je me demande presque s’il n’y a pas de la laine dedans. J’ai mis longtemps à l’utiliser, j’ai même regretté l’avoir achetée, car je n’avais, jusque maintenant, vraiment aucune idée de ce que je pourrais faire d’un tel tissu, si fluide et transparent. Eh bien voilà, le patron parfait est arrivé!
J’ai décidé de faire les premières coutures avec le point zig-zag Germaine, et de ne repasser dessus avec la surjeteuse qu’après vérification. J’ai suivi les explications de Mme Burda à la lettre, et, si je me suis plantée à un moment, c’est entièrement de ma faute. J’ai donc dû découdre toute la couture du drapé, que j’avais cousu à l’intérieur du t-shirt, et non pas à l’extérieur, et je peux vous dire que découdre une couture au fil noir sur un tissu en maille foncé, un dimanche soir, sans faire aucun trou, eh beh c’est un réel exploit!
A part ce problème de montage, j’ai été fort énervée par ma fameuse surjeteuse, qui accepte sans problème de surjeter à trois fils, mais boucle comme pas possible dès que je tente le quatrième fil. Donc, pour les pros de la surjeteuse, j’ai une petite question : quelle est la différence entre le surjet à trois et à quatre fils?? (Parce que, à la limite, si la différence n’est pas primordiale, je peux bien me contenter du 3 fils…)
Une fois tout bien monté, cousu, surjeté, j’ai décidé de faire les ourlets avec un point roulotté, plutôt qu’avec l’aiguille double. Je n’ai rien contre l’aiguille double, mais je trouve que les coutures faites avec sont un rien trop rigides, et j’avais vraiment envie d’un truc très vague et flottant, que ce soit au niveau du bas comme de l’extrémité des manches.
Là encore, problème, énervement, découragement. Impossible de réussir à faire un roulotté digne de ce nom, malgré une lecture approfondie et scrupuleuse du mode d’emploi. Ce sont les demoiselles de T&N qui m’ont sauvée. Après avoir essayé de régler le problème trois soirs de suite, toute seule, je me suis décidée à lancer un S.O.S (et là, inévitablement, j’ai la chanson de Balavoine qui me vient en tête… Stoooop!). Et les filles m’ont donné trois-quatre pistes, que j’ai explorées, et qui m’ont fait me rendre compte que, hum, en fait, ma lecture du mode d’emploi n’était pas si scrupuleuse que ça, puisque j’étais totalement passée à côté d’une molette, pourtant placée bien en évidence sous mon nez (juste devant l’aiguille, oui oui…), et portant deux mentions différentes très explicites : N (normal) et R (roulotté). Ah, ben ouais, d’accord, en fait, fallait juste pousser le bouton sur R. Je le saurais…
Mais, malgré tout, mon roulotté n’est pas très beau, j’ai l’impression d’avoir encore un problème avec la tension des fils, j’ai de grosses boucles toutes moches qui dépassent, et mes multiples essais n’y ont rien changé…
Elle et moi, on ne se comprend pas encore très bien…
Mais j’ai bon espoir, et, afin d’améliorer nos relations j’ai déjà un nouveau projet jersey sous le pied de biche – et cette fois, sans roulotté!
Bon week-end à vous! Roulottez-vous bien! (ahah)
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Edit de là maintenant tout de suite parce que j’ai oublié un détail :
Pour celles qui, comme moi, ont eu quelques déboires avec les patrons burda en jersey, sachez que cette tunique taille normalement, j’ai donc pris mon 36 habituel, et je n’ai eu aucune mauvaise surprise.
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L’avis de Monsieur :
Aaaah! Monsieur aime! Monsieur aime beaucoup! C’est décolleté, c’est moulant, enfin bref, Monsieur a-do-re! Et me suggère même tout à fait innocemment de porte la tunique en robe (oui, c’est à dire sans rien dessous). Mais bien sûr.






Superbe, j’aime beaucoup.
Bon courage pour dompter ta surjeteuse