gilet d’été

Patron : n°113, Burda 07/2013 ■ Tissu : Toto Tissus ■ Petit haut blanc

Il y a deux semaines, j’ai terminé un soir un peu plus tôt que d’habitude.

Sur le chemin du retour, je me suis dit que j’allais profiter de cette heure de liberté inattendue pour faire une petite couture rapide, réalisable en une soirée. Je n’arrive pas bien à l’expliquer, mais lorsque je passe trop de temps loin de ma machine à coudre, je finis toujours par ressentir un vrai manque. Et évidemment, les choses ne se sont pas arrangées avec l’arrivée de Marguerite

Bref, j’étais ce soir-là visiblement en pleine crise de manque.

Dans le métro, j’ai commencé à repasser dans ma tête les patrons que j’avais repérés dernièrement, pour en trouver un comportant peu de pièces, afin de ne pas perdre trop de temps à le reproduire. Je voulais aussi une couture sans risque, histoire de passer un bon moment, et pas de cogiter durant des heures sur quelque chose qui me laisserait finalement sceptique ou mécontente. Je me reproche parfois de ne pas prendre beaucoup de risques lorsque je couds : je n’utilise que rarement des tissus délicats à coudre, je mise sur des formes que je sais m’aller sans problème, et je reste dans des choses assez faciles au niveau technique. Souvent, je me dis que je ferais bien de me lancer quelques défis, histoire d’essayer de nouvelles choses et de sortir de ma zone de confort. Et puis, après, généralement, je me souviens que je couds pour mon plaisir, et que, avec le peu de temps libre dont je dispose, c’est peut-être tout aussi bien que je ne fasse que des choses relativement rapides et simples, qui me permettent de passer de bons moments, tout simplement!

Bref, j’en étais là dans ma réflexion, lorsque, dans mon esprit, est apparu un des rares patrons repérés dans le dernier Burda, un petit gilet sans trop de finitions. Je m’étais d’ailleurs fait la remarque quelques jours auparavant que je manquais de gilets d’été, vous savez, le genre de petit truc à enfiler le matin lorsqu’on sort de la maison et qu’il fait frisquet, mais qu’on peut glisser en boule facilement dans son sac lorsque la température commence à monter.

Une fois le patron choisi, j’ai réfléchi à mes tissus, et me suis rappelé d’une maille extensible que j’avais trouvée au Mans, et qui me paraissait être parfaite : suffisament souple pour que les drapés du patron tombent bien, avec un motif délicat qui contrecarrerait le côté légèrement serpillèresque de la chose, et dans des coloris assez courants dans ma garde-robe pour que je puisse porter le gilet fini sur la majorité de mes vêtements.

Bref, en sortant du métro, mon idée était précise et définie! Le temps de rentrer à la maison, de me faire une petite eau citronnée glaçonnante (oui, j’vous jure, il faisait méga chaud ce soir-là, d’où le short sur les photos prises le lendemain!), et zou, j’étais à quatre pattes par terre dans la chambre, en train de recopier mon patron. C’est d’ailleurs dans cette position que Monsieur m’a trouvée lorsqu’il est rentré (si vous saviez qu’une collègue m’a déjà surprise dans la même position, en train de recopier un patron dans mon bureau durant ma pause dej, vous comprendriez que je ne suis plus à une honte près!) Nous avons un peu expédié le dîner, puis je me suis remise à mon gilet : tissu découpé, hop devant la machine, et une heure et demie après, c’était fini!

J‘ai utilisé un super point de ma machine, qui coud et surfile en même temps, et garde la couture élastiquée. J’ai juste eu à recouper les surplus à ras, afin de faire une belle finition propre. Les pans du devant sont à cru, l’encolure du dos est finie par un petit biais noir ton sur ton, et les coutures des côtés sont des coutures anglaises : fini impeccable, zéro prise de tête! Et Marguerite a relevé avec succès le défi de la maille extensible!

J’ai eu quelques réserves en l’essayant, car je trouvais le dos vraiment trop court, et puis, finalement, après l’avoir déjà porté deux-trois fois, je m’y suis bien faite, et je trouve au contraire que ça rend plutôt bien, notamment sur une jupe ou un pantalon. Ca donne un petit côté veste plutôt que gilet, c’est probablement un peu plus élégant (si tant est que ce genre de coupe puisse rééllement être élégant) que si ça avait été plus long. La matière est top, hyper légère, un peu transparente, extensible donc super confortable – exactement le même tissu que pour ma tunique Charlotte. Et j’aime bien le côté très modulable de ce genre de gilet, joli porté ouvert, mais dans lequel on peut aussi s’envelopper douillettement : il sera parfait pour les vacances, lors des soirées un peu fraîches en Italie, et ne prendra pas beaucoup de place dans la valise… Ah, vivement, vivement!!

Bon, en attendant ce temps béni (et, heureusement, pas si lointain!), je tourne un peu en rond niveau création : j’ai des envies de trucs de plein été (des bustiers, des petites bretelles, des dos ouverts…) mais le temps est tellement décourageant que je n’arrive à rien commencer! J’ai un pull en tricot à manches courtes qui n’attend que d’être monté, mais comme je sais que j’ai peu de chance de le porter avant plusieurs semaines, je traîne, je traîne, je traîne…

Allez, ce soir, je m’y mets! Bonne fin de journée à toutes!

 

27 comments

  1. Claire-Arielle says:

    Comme je te comprends pour la météo !!! On ne sait plus comment faire…
    En tout cas, très belles réponse: du mi-frais-mi-ensoleillé pour ce petit gilet printanier (oublions que nous somme déjà sensés être en été) !

  2. Filomenn says:

    il est super ce petit gilet ! un bon basique qu’il faut que je rajoute dans ma garde robe.

    ça me conforte dans l’idée que je m’en faisais! j’ai été un peu déçue par le dernier burda…

  3. kelonia says:

    je le trouve très sympa ce gilet, il tombe très bien…j’ai d’ailleurs le même pbm de « manque de gilet », malheureusement, je doute fort que ce soit possible pour ma machine et mon niveau de compétences! tanpis, ce sont les soldes! 🙂

  4. lutine says:

    Bravo. Il te va à ravir ce gilet. Je ne l’avais pas remarqué dans le magazine. Pour l’été je me suis fait la robe ramatuelle de La Droguerie, si tu veux faire un tour pour voir comment elle est. On peut la porter au boulot. Le haut n’est pas plongeant.Bye

  5. Santiaguette says:

    Très sympa ce petit gilet! Je l’ai également remarqué en feuilletant le bubu de juillet (que je n’ai pas acheté) mais je vais surement aller acheter ce soir car le petit short me plait aussi!
    Bref, je pense que c’est une couture que tu apprécieras durant toute la saison!

  6. Manowen says:

    très mignonne cette petite cousette !
    j’ai un gilet (du commerce) en jersey dans une coupe du même genre et c’est clair que c’est génial et hyper modulable en fonction des variations de température au fil de la journée !

  7. Angel says:

    Tiens, je l’ai fait la semaine dernière et j’aurais quasiment pu l’écrire ton article, j’ai eu exactement les memes réflexions que toi face à ce gilet. J’ai prévu de faire plein de petits frères à celui-ci cet hiver en maille mohair bien mousseuse. Mais pour revenir à ta version, elle est adorable, très champetre et Dieu sait que ça manque à Paris…

  8. Déborah says:

    Plus rapide de coudre ce genre de gilet que de le tricoter, hein?!
    Ca sent bon les vacances! Tu m’étonnes que tu as hâte de retrouver l’Italie, pays dont vous êtes tombés sous le charme…
    Bonne soirée, bises.

  9. Myriam says:

    J’aime, comme beaucoup de tes réalisations ! Mais un jour, il faudra vraiment que tu nous livres le secret de ce chignon-flou qui te va si bien !!!

  10. nathalie says:

    Coucou! il est superbe! je suis d’ailleurs à la recherche DU modèle parfait de boléro pour cet hiver mais en tricot, avec des manches longues, qui serait parfait pour aller avec mes robes sans manches, style chasuble (pcq avec un sous pull ça peut pas, je peux pas…) mais je n’arrive pas à trouver LE modèle… c’est dur qd on a une idée trop précise…
    Bonne continuation
    bizzzz

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