D’abord, il y a eu 100 carrés identiques à crocheter.

 

 

Ensuite, il a été indispensable de tous les bloquer, en maintenant chacun par 8 épingles. Soit 800 épinglages.

 

 

Puis, il a fallu les coudre tous ensemble. 100 carrés. 8 points de couture pour chaque.

 

 

Ca commençait à prendre forme…

Cependant, avant de crier victoire, la crocheteuse épuisée a dû encore couper 112 groupes de 4 fils de 80cm chacun, et les nouer tous les 2 arceaux.

C’était presque fini…

 

 

Mais, pour que le résultat soit vraiment impeccable, il fallait encore égaliser chaque groupe de frange en le coupant à 35cm.

Et après cela, seulement, la crocheteuse, éreintée, les doigts meutris, le cerveau en bouillie, a pu admirer son oeuvre.

Et là…

 

 

Certes, elle a souffert (elle a d’ailleurs perdu sa compagne de souffrances très tôt après le début de la bataille… Nonon, n’insistez pas, je ne donnerais pas de nom!). D’accord, elle a payé la matière première un rein, un bras et un oeil. Bien sûr, elle a mis une plombe à en venir à bout. Evidemment, même si on la payait très, très cher, elle refuserait de le refaire. N’empêche. Après plusieurs mois de souffrance (je n’exagère pas, je vous en parlais déjà ici!), plusieurs épisodes de pauses désespérées, elle peut admirer le fruit de son labeur et s’écrier haut et fort :

 

« WAZAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! !  » *

 

Plus sérieusement, pour une phobique des chiffres comme moi, vous avez compris que ce châle a été un vrai défi. Mais, malgré les efforts qu’il m’a demandé, j’en suis vraiment ravie! Je le termine à point : il a beau être en coton, il est très épais et donc plutôt chaud, parfait pour l’automne. Bon, par contre, il a un petit défaut : je l’avais commencé avec les pelotes qu’il me restait de ce pull, même qualité, même coloris, mais, évidemment, je n’ai pas réussi à trouver le même bain pour le terminer… Du coup, certains carrés ici et là sont visiblement plus clairs que d’autres. Mais ce n’est pas grave, il faut bien qu’il ait un défaut, s’il était totalement absolument parfait, personne ne pourrait croire que c’est moi qui l’ait fait, hé!

 

modèle et fil : Phildar (ce modèle-là) ■ robe : fernande

Ce post est à peu près aussi long que le temps passé à confectionner ce châle, dites-moi! Enfin, voilà, j’ai terminé tous mes ouvrages en cours, et je me retrouve esseulée, sans aucune idée en tête. La panne sèche. Affaire à suivre!

 

* Ceci est un hommage au jeune homme blond qui s’est occupé du dîner, de la vaisselle et de la tisane** dimanche soir, lorsque la crocheteuse, à bout de force, avait fermement décidé de ne plus décoller son derrière de sa chaise tant que ce fichu châle ne serait pas terminé. Dans la vraie vie, moi, je dis plutôt : « Chouette alors! » Eh oui, chacun fait ce qu’il peut…

** Un jour, je vous ferais un article spécial tisanes. Je sens bien que vous piaffez. Non? Ah, bon. Tant pis!

 

L’une de vous m’a écrit il y a quelques temps pour me dire qu’elle était en train de terminer ce même châle : je suis désolée, j’ai perdu plusieurs mails, dont celui-ci… Tu l’as fini aussi?


EDIT du 26 septembre : je croule sous le boulot mais aussi sous vos mails et commentaires auxquels je ne réponds honteusement pas! Mais vous avez été très nombreuses à me demander d’où viennent mes chaussures et mes collants, et ça, c’est une réponse rapide que je peux vous donner en quelques minutes : les collants viennent de chez HetM mais datent d’il y a bien deux ans, et les chaussures viennent d’un magasin d’usine en Moselle (merci Annabelle!!), il s’agit d’une marque espagnole que je ne connaissais absolument pas jusque là, Wonders (et même si, bradées, elles étaient encore chères, je ne regrette pas mon achat : souperbe cuir, magnifiques finitions, et on est dedans comme dans des chaussons!). Voili voilou!

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