Patron : Burda couture facile automne-hiver 2013 ■ Tissu : marché de Sarcelles

Je n’avais pas touché à ma machine à coudre depuis plus d’un mois, non seulement à cause du déménagement et de la reprise à temps plein du boulot, mais aussi parce que j’ai eu une période durant laquelle j’avais un peu de mal à me concentrer et à garder les yeux ouverts plus de deux heures d’affilée. J’avais donc quelques angoisses en retrouvant ma pauvre Marguerite délaissée, qui, rappelons-le, ne partage ma vie que depuis quelques mois, et dont je ne maîtrise pas encore le fonctionnement sur le bout des doigts. Pour tout vous dire, je me demandais même si j’allais réussir à retrouver le bouton « marche ». Ajoutez à cela une nouvelle organisation de coin couture, dont la moitié du contenu était encartonné et enseveli sous d’autres caisses, et vous comprendrez pourquoi, d’août à septembre, j’ai privilégié le rangement, la sieste et la rêverie à la couture! Heureusement, je peux aujourd’hui affirmer qu’aucun Burda ni Phildar n’est tombé du camion de déménagement, et que j’ai sans problème retrouvé mes reflexes de couturière face à ma machine! Ouf! (je prévois d’ailleurs de vous montrer bientôt mon nouveau coin créatif, laissez-moi juste le temps d’arranger encore un peu les choses…)

Dans un tel contexte, vous ne vous étonnerez donc pas que j’aie choisi un modèle estampillé superfastoche, du genre qui prend deux heures à tout casser sans aucune subtilité ni prise de tête. Je me suis même offert le luxe de découper direct le patron. Ouais. Et toc.

Bon, vu la simplicité de la petite chose, je vais essayer de ne pas vous en faire tout un tintouin.

Parce que vous allez voir, finalement, ce qui est le plus important dans cet article, ce n’est pas vraiment la robe, mais ce qu’il y a dedans.

Et nonon, je ne parle pas de moi…

Je m’explique :

Ouiouioui! Monsieur et moi attendons un bébé pour le mois de février!

Vous vous en doutez, cette heureuse nouvelle n’a pas été étrangère à notre déménagement, certaines parmi vous avaient sans doute flairé la nouvelle (et je ne parle pas des superintuitives qui devinent les choses au-delà des ondes supersoniques et des écrans virtuels, hein, Marie*!)… Evidemment, la fatigue des premiers mois, ajoutée à celle du déménagement, sans parler des heures de rêveries dont j’ai eu besoin (et ai encore besoin!) pour m’approprier ce doux évènement, ont aussi fortement contribué à mon inactivité créative des dernières semaines… Cependant, revirement sans doute prévisible, je suis prise depuis quelques jours d’une sorte de frénésie créative, avec mille envie et cents projets à la seconde, qu’il s’agisse de couture ou tricot pour moi, pour le petiot/la petiote, ou pour l’appartement!

Enfin, pas d’inquiétude, a priori, ce blog ne tournera pas en blog layette et risettes, promis!! En mauvaise future mère que je suis, j’ai bien l’intention de sauvegarder ce petit coin virtuel et de le garder centré sur mon nombril, non mais*! La preuve, au lieu de vous annoncer la chose avec la photo d’une mignonne petite paire de chaussons en point moussse délicatement et innocemment posée sur mon ventre rebondi, je vous bombarde une robe limite indécente, que le pauvre marmot/la pauvre marmotte aura du mal à assumer lorsque sa mère ira le/la chercher à la sortie de la crèche.

En parlant de mon nombril, étant donné qu’il s’est singulièrement éloigné de son emplacement habituel, ces dernières semaines, il semble évident qu’une nouvelle garde-robe s’impose, au moins pour les six mois à venir (oh zuuuut alors! Je déteste teeellement les fringues!! Quelle plaie d’avoir une super excuse pour m’en faire plein de nouvelles!). J’ai donc commencé par cette petite robe, repérée d’emblée dans le dernier Burda hors série « couture facile » comme étant dotée d’un bon potentiel d’adaptation à ma nouvelle morphologie.

J’ai fait très peu de modifications pour cette robe (qui est présentée en plusieurs versions dans le magazine : j’ai choisi la plus simple, sans le pan asymétrique devant). La principale est que j’ai remonté la taille d’une dizaine de cm, pour transformer la robe en une pseudo taille-empire, étant donné que, bon, le concept de « taille » commence à devenir très obscur chez moi. Du coup, j’ai rallongé (incroyable, mais vrai!) la jupe, pour qu’elle ait un minimum de décence. J’ai zappé les jolies fentes boutonnées au manches, juste parce que j’avais la flemme, et j’ai aussi opté pour un seul panneau de jupe pour le devant et le dos, au lieu de le couper en deux fois, pour me simplifier encore plus la vie. J’ai aussi opté pour un jersey, histoire d’être bien à l’aise dans la robe… et de lui donner un petit côté évolutif (même si je ne me fais pas d’illusion : en novembre, quand il fera vraiment froid et que mon tour de taille aura pris dix centimètres supplémentaires, je ne pense pas que je me pavanerai en micro-robe fleurie!) (raison de plus pour en profiter maintenant, na!).

Ce jersey traînait dans mon armoire depuis un certain temps, il est super confort mais assez transparent. Je porte donc cette petite robe sur une nuisette petit bateau en bon gros coton. J’ai pu expérimenter la double aiguille avec Marguerite, et un point extensible qui surfile et couds en même temps, que je n’avais pas encore testé. Et, encore une fois, j’ai passé tout le temps de la couture à m’extasier sur ma supermachine trop géniale, qui me fait gagner un temps de folie et est tellement précise que je n’ai plus aucune excuse lorsque je fais une bourde.

Il me reste d’ailleurs encore pas mal de ce joli tissu, je pense m’en faire un long T-Shirt/tunique avec un patron repéré dans le Ottobre actuellement en kiosque, qui compte deux-trois modèles dont les découpes me semblent assez adaptées à ma silhouette prochainement baleinesque (premier Ottobre acheté, et, gloups, je me suis un peu étouffée devant son prix, plus de 7 euros pour même pas une quinzaine de patrons, j’espère que je ne regretterai pas mon choix et qu’ils sont bien étudiés!).

Bon. Maintenant que vous avez vu les photos super glamour, en mode « je-suis-une-future-maman-blogueuse-trop-sexy-qui-reste-perchée-sur-ses-talons-hauts-même-avec-son-petit-bidon » (faut bien que je me vous fasse rêver un peu, quoi!), passons à la vraie vérité de la vraie vie.

Dans la vraie vie, j’ai du mal à lâcher mes cheveux, il fait méga froid dans mon bureau, et je côtoie des gnomes de 3 à 12 ans qui m’arrivent à peu près à la cheville si je me ramène en talons au bouleau.

Donc, la vraie version de la vraie vie, c’est plutôt ça :

Pull : Grégoire ■ Châle : Odette

Bah ouais. Moins glamour, mais ‘achement plus réaliste. Désolée!

Voilà… Ce post est un peu décousu (ahah!), mais entre vous annoncer relativement discrètement la plus belle chose qui nous arrive et vous parler d’une petite robe cousue main, le grand écart n’est pas évident…

Bon, et sinon, que pensez-vous de mon nouveau « studio photo »? Bon, je sais, on ne voit absolument pas la différence avec l’ancien appart, pour preuve, ces photos d’avril 2011: même arrondi, même parquet, même porte-fenêtre! Pourtant, promis-juré, on a bien déménagé! J’ai repéré différents petits coins pour les photos, il va falloir que je les teste, ça vous fera connaître notre appartement. Mais je sens d’ores et déjà que vous allez très souvent voir mon petit balcon et mon vélo! (et mes vitres super crades…)

Bon week-end d’automne à toutes!

*Rassurez-vous, j’ai beau fanfaronner, je suis tout de même juste une fille normale… Evidemment, j’ai déjà commencé à tricoter de la layette… Evidemment, j’ai déjà parcouru le rayon peinture du BHV à la recherche de la teinte idéale pour le petit lit vintage du marmot/de la marmotte… Evidemment, je ne pense quasiment qu’à ça nuit et jour… Evidemment, je suis totalement émerveillée à chaque échographie et à chaque petit mouvement de ses minis petons dans mon ventre… Mais juste, je trouve ça tellement personnel que je pense essayer de garder ça le plus possible pour nous, voilà…

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