Patron : Burda juin 2010, modèle 131 ■ Tissu : jersey Petit Bateau, chez Bulluberlue

Oui, bon, je sais, il y a plus original, comme titre, mais, disons qu’en ce moment, je suis un peu en panne de prénoms… Ceux qui me viennent en tête sont ceux que je préfère garder secrets, donc, voilà, cette tunique, étant finalement juste une tunique de maternité, autant la nommer par sa fonction, hein!

Aloors, cette petite tunique, que pourrai-je vous en raconter de beau?

Eh bien, commençons par dire que, lorsque j’ai su que j’étais enceinte, une de mes premières préoccupations, en bonne fifille futile amoureuse de fringues et couturière par-dessus le marché, a été d’écumer tous mes patrons à la recherche de ceux qui pourraient s’adapter à mon futur profil. Et parmi eux, je suis tombée sur deux numéros de Burda, contenant des modèles pour futures mamans ma foi pas vilains du tout, dont cette tunique, aussi déclinée en robe.

J’avais donc mis ce modèle bien de côté dans ma tête, en notant le métrage nécessaire, et je me tenais prête, telle une lionne à l’affût, à me jeter sur le premier beau jersey qui croiserai mon chemin, pour le transformer illico-presto en tunique!

Ce jersey, je l’ai croisé un bel après-midi durant mon dernier séjour Nancéien, lorsque, accompagnée de mon acolyte Emilie, nous sommes allées visiter le magasin Bulluberlue, ouvert depuis peu à Villers-les Nancy.

Bon. Je vais essayer de ne pas trop m’étendre sur ce magasin cette fois-ci, car je sens qu’il va devenir une étape incontournable de plus lors de mes visites chez mes parents (qui s’ajoute à Emmaüs, le Troc de l’Ile, Mondial Tissu, Somewhere, …), et il me paraît évident que je vais vous en parler très régulièrement. Mais j’ai tout de même envie de vous en dire quelques mots, tellement ce petit tour là-bas m’a plu.

Pour les Nancéiennes, sachez donc simplement qu’il s’agit d’un très beau magasin… qu’il serait vraiment dommage de réduire au simple terme de « magasin » - son slogan est d’ailleurs « du tissu, des idées, mais pas que ». C’est carrément un lieu d’échange, d’inspiration et de création, avec de la vente de tissu, de mercerie, de laines, mais aussi de jouets (tous très bien choisis…), quelques livres pour enfants (idem…), et des créations cousues main, avec un grand espace consacré à des ateliers créatifs pensés pour petits et grands, et un petit endroit bien mignon pour se restaurer lorsque, comme moi, on vient de l’autre côté de Nancy (je n’ai hélas pas pu tester ledit petit coin miam, car il n’ouvrait que le lendemain! Emilie, tu sais donc déjà quel sera notre programme pour la prochaine fois…!).

Alors, évidemment, pour les parisiennes, qui voient les cafés-tricots-merceries-ateliers pousser comme des champignons, ce n’est pas forcément un concept neuf, mais c’est vraiment le genre de chose qui manquait à Nancy, et puis, là, on a l’avantage d’être en Lorraine, donc, forcément, c’est plus grand, il y a bien plus d’espace, et je n’ai pas ressenti le côté bobo-confidentiel qui m’intimide souvent dans l’équivalent de ce genre de lieu conceptuel parisien… Bref, j’espère de tout coeur que ce magasin trouvera sa clientèle (malgré sa situation un peu excentrée rendant indispensable la voiture, seul point négatif)!

Bon, revenons-en à nos chatons!

Comment ça, ce n’est plus un chaton?!

Dans le fameux magasin-qui-n’est-pas-qu’un-magasin, je suis donc tombée en pâmoison devant un rouleau de beau jersey taupe discrètement chiné, juste épais comme il faut, bref, la victime idéale pour mes ciseaux. Lorsque la vendeuse m’a dit qu’il s’agissait d’un stock Petit Bateau, j’ai su définitivement que je tenais là mon champion (bah oui, je suis peut-être basique, mais pour moi, Petit Bateau = Super Qualité).

Je m’y suis mise un week-end de tranquilité terrible solitude, vous savez, un de ces week-ends qu’on attends avec une impatience difficilement dissimulée redoutés, où l’on sautille partout joyeusement, en sniffant l’odeur de la liberté erre tristement, en mal de l’âme soeur partie si loin se ressourcer chez Môman…

Tout s’est à peu près bien passé, Pfaffounette d’Amour étant, décidément, la super-héroïne de ma vie, avec ses points spéciaux super adaptés pour le jersey et ses fonctions qui font gagner un max de temps (L’enfile-aiguille! Le point d’arrêt! Le coupe-fil automatique! La sélection directe des points! Le bobinage de la canette par l’aiguille! Rhââââ… je me pââââme…)*, jusqu’à l’essayage.

Aaah… L’essayage… Tout comme la jupe 9h, le verdict a été définitif et douloureux : C’EST TROP GRAND!! Visiblement, les 4 tailles de bonnet que j’ai prises ces derniers mois ne sont pas suffisantes pour Mme Burda, non, Mme Burda, elle veut de la nourrice bavaroise, avec de quoi nourrir des quintuplés durant trois ans, non mais!

Bouhou…

Je vous avoue avoir eu une période d’abattement total, où, durant plusieurs jours, j’ai pleuré sur la mort de mon pauvre jersey soublime, où je me suis dit que de toute façon j’allais arrêter de me coudre des trucs pour moi de toute la vie jusqu’à la mort (c’est le moment pathétique qui revient régulièrement, où je demande invariablement à Monsieur : « Dis… Tu m’aimeras encore si j’arrête de coudre?… »), ou, en tout cas, jusqu’à ce que je redevienne normale (!), et puis, à force de voir la pauvre tunique toute flappie sur mon dossier de chaise, en bonne rigide perfectionniste, j’ai décidé de m’y remettre.

Là, j’ai fait les choses calmement dans l’ordre : rogné l’encolure, repris les épaules, repris les emmanchures, bref, un p’tit lifting en règle, pour adapter la récalcitrante à ma silhouette apparemment pas encore assez rebondie. Même si je sais qu’il me reste trois mois, durant lesquels je vais prendre sans doute le double de ce que j’ai pris en 6 mois, je vous assure que j’avais tellement de marge que j’avais juste l’air d’avoir trois ballons dégonflés judicieusement placés…

Au terme de toutes ces opérations chirurgicales, après un repassage soigneux, j’ai donc procédé à un deuxième essayage. Et là, OUF! J’avais enfin sur le dos la tunique dont je rêvais! (et malgré tout, le loupiot/la loupiotte peut encore prendre quelques kilos et centimètres à l’aise Blaise!)

Ceci dit, cette deuxième expérience de patron « spécial future maman », avec la même conclusion, me fait réfléchir : je pense que je n’en coudrai pas un troisième. Si j’ai encore le temps de faire quelque chose pour moi, il ne s’agira pas d’un patron spécifique! Je choisirai un forme adapté, et une taille de plus que ma taille habituelle, et basta! (Aubépiiiine! Géraaaaard! Viviaaaaane! Petits-petits-petits! Venez rendre visite à maman!)

Bon mardi à toutes!

 

L’avis de Monsieur :

« Mais, t’en as déjà plein, des comme ça, nan? Non, mais je veux dire, des trucs avec des fils, dans ce genre de couleurs… Et là les manches on dirait que… Enfin c’est pas fait pour être au-dessus du coude, plutôt? Parce que là ça fait bizarre… Mais c’est superbe, hein, c’est superbe! »

* Vous comprenez que Monsieur parte l’esprit tout à fait tranquille chez Môman : il sait avec qui je passe mes journées et mes soirées en son absence, qui je serre contre mon coeur avant d’aller dormir, qui je couve d’un regard amoureux, qui je bécote après une belle performance… : Pfaffounette Chérie!! Ce n’est que son poids et son absence totale de sensualité qui me retiennent de la faire dormir avec moi, je vous assure! (et oui, je sais, j’avais décidé de la baptiser Marguerite, mais que voulez-vous, après Germaine, c’est tout de même difficile de retrouver une telle intimité, et puis, Pfaffounette, ça me vient vachement plus naturellement, voilà, c’est moins classe, c’est sûr, mais je peux pas m’en empêcher!!)

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